Créés pour de bonnes œuvres
Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. V. 10.
Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Il est le Père de tous les enfants dans le ciel et sur la terre. Il est le créateur, et nous sommes son ouvrage. Il nous a formés à partir de la poussière de la terre, il a soufflé dans nos narines un souffle de vie, et nous sommes devenus des âmes vivantes.
Combien notre repos est profond quand nous laissons Dieu être « Je suis » et que nous sommes ce que nous sommes, c’est-à-dire « son ouvrage » ! Quand on est dans cette position, on comprend facilement beaucoup de choses qu’on ne comprendra jamais si on se dresse comme un tout petit « Je suis » à côté de celui qui nous a formés.
Il n’y a que Satan pour réussir à faire croire à l’homme qu’il est quelque chose.
Même sauvés, nous ne sommes rien, car Christ est alors notre vie.
Dieu prend soin de son ouvrage, nous pouvons donc rester dans un plein repos. Nous ne sommes pas seulement son ouvrage de chair et de sang, mais il a aussi préparé d’avance ce que nous devons accomplir dans notre vie ; c’est là la meilleure preuve que nous sommes son ouvrage. Il a donné à son ouvrage les capacités et les forces nécessaires pour continuer son œuvre aux différentes époques et parmi les différents peuples. Il est lui-même le protecteur à la fois de l’ouvrage et des œuvres préparées d’avance.
Les œuvres des apôtres ont été d’une importance fondamentale pour toute la chrétienté. Elles étaient préparées d’avance. Plus tard, Dieu a placé des hommes et des femmes saints parmi les peuples. Des hommes comme Luther se sont levés, qui ont bouleversé la manière habituelle de faire les choses, par les œuvres préparées d’avance pour eux. Plus ces hommes saints pénétraient profondément dans les œuvres préparées d’avance, plus précieuses devenaient leur vie et leur œuvre aux yeux de Dieu, pour le bénéfice des hommes.
C’est maintenant à nous de marcher dans ses œuvres et dans sa lumière. Il connaît l’esprit du siècle contre lequel nous avons à combattre. Il savait d’avance que nous devions vivre à une époque où l’on se choisit une foule de docteurs, selon ses propres désirs ; une époque à laquelle de faux docteurs introduisent des sectes pernicieuses, qui mènent à la ruine (2 Pi. 2, 1) ; une époque à laquelle on apprend toujours sans jamais arriver à la connaissance de la vérité ; une époque à laquelle on a l’apparence de la piété, tout en reniant ce qui en fait la force.
Pour remédier à toute cette misère, Dieu a préparé d’avance nos œuvres, et plus complètement nous dévoilons la folie à la lumière de Dieu, plus grand est notre repos et plus parfaite est la manière dont nous exécutons ce que Dieu a préparé pour nous.
Le jugement commence par la maison de Dieu. 1 Pi. 4, 17. C’est pourquoi il nous revient en tout premier lieu de mettre en lumière les liens par lesquels Satan lie les enfants de Dieu dans les assemblées religieuses. Ces enfants, que Dieu aime, doivent être délivrés, dans la mesure et jusqu’au point où ils sont capables de recevoir l’aide et la délivrance. Mais malheureusement, la plupart d’entre eux sont déjà détruits par l’incrédulité et par une mauvaise alimentation spirituelle. Au fil des ans, les bergers ont pris soin d’eux-mêmes, et non du troupeau de Dieu qui était sous leur garde. C’est pourquoi les brebis sont maintenant devenues des momies fossilisées et endurcies, quand elles entendent la parole de Dieu. Elles ont l’impression de n’entendre que jugement sur jugement. Dans ce jugement, elles étaient appelées à vaincre tout ce qui tombe sous le coup du jugement ; mais la Parole est devenue un jugement pour elles-mêmes, car pendant des années, elles ont dormi du lourd sommeil des habitués des bancs d’églises.
Le paravent et le manteau d’hypocrisie sous lesquels les dirigeants religieux de notre temps cherchent à rassembler leurs poussins, c’est la liberté, la liberté et encore la liberté. Ils promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption. 2 Pi. 2, 19.
Certes, il y a aussi à notre époque des exceptions valeureuses, mais lesquelles des brebis ont assez d’intelligence pour se laisser diriger par les exceptions ? Et quand ces dernières se permettent même d’annoncer la parole scandaleuse de la croix, l’homme charnel préfère clairement se tourner vers ceux qui le laissent échapper à meilleur compte.
La liberté en dehors de la volonté de Dieu et des commandements de Dieu, c’est une liberté qui a le diable pour père. La liberté en dehors de la communion aux souffrances de Christ, en dehors de la purification de la lumière et du sang, conduit à la perdition. Cette liberté laisse le champ libre à la chair.
La liberté de Dieu, y compris dans ses limites extrêmes, est toujours incluse dans la loi parfaite de la liberté. Dans cette liberté-là, nous ne sommes pas des auditeurs oublieux, mais nous nous mettons à l’œuvre. Nous sommes heureux dans cette activité. Ja. 1, 25.
Toute autre liberté n’est que liberté pour la chair, et place les hommes sous l’esclavage du péché.
