Horten, le 17 mars 1928
Cher frère, Otto Baltzersen

Paix !

Merci pour ta bonne lettre, que j’ai reçue aujourd’hui. Le fr. O***, dont tu parles dans ta lettre, est venu ici hier soir, et il a continué sa route aujourd’hui. C’est vraiment un homme zélé et bon. Mais maintenant viennent les épreuves !!!

Si on sait rester dans le repos quand il arrive quelque chose, et ne pas recourir à une aide humaine, alors on a la victoire. Béni soit celui qui se repose de ses œuvres !

Abraham avait reçu la promesse qu’un fils lui serait donné, mais il ne s’est pas reposé dans cette promesse. C’est pourquoi il a pris Agar et a engendré Ismaël, qui a toujours été, au fil des siècles, une grande plaie pour Israël. J’ai de même fait l’expérience que toute agitation et toute inquiétude ne font qu’engendrer un Ismaël, un enfant du désert, un adversaire d’Isaac. On ne peut pas engendrer des enfants spirituels dans une telle atmosphère.

C’est pourquoi, cher frère, repose-toi en toutes choses de toutes choses, et tu recevras un Isaac, et toutes choses avec lui.

Nous allons tous aussi bien que nous le pouvons ici, frères comme sœurs. J’espère vous voir nombreux à la conférence – y compris de Drøbak.

Salue les amis et reçois toi-même les salutations de ton frère, qui se dirige vers le pays du repos,

J. O. Smith