Horten, le 13 mars 1928
Cher frère, Elias Aslaksen,

Paix !

Merci beaucoup pour ta bonne lettre de Hønefoss, de laquelle je déduis que tu es maintenant à Grimstad. Je suppose que tu y as fait beaucoup d’expériences. Tu es seul là-bas, et cela peut sûrement sembler pénible de combattre le bon combat de la foi parmi tant de personnes différentes. Mais Dieu est avec toi, et les saints combattent avec toi dans leurs prières.

C’est un ministère magnifique, et par la persévérance et la foi, la récompense sera aussi magnifique. Une œuvre nous a été confiée dans le travail du royaume de Dieu, et nous devons faire notre devoir ; les autres n’ont qu’à faire le leur. Mais je suis persuadé que la parole de « l’obéissance de la foi », de « la croix sur toute chair », de « la victoire dans les tentations », etc. va faire une brèche dans toute cette fausse prédication, qui apporte le sommeil et la mort dans le christianisme. Sois donc plein d’assurance, car tu sais que Dieu t’a choisi comme instrument dans ce combat, pour amener la vérité à la lumière du jour, et lui accorder la place qui lui revient dans l’assemblée. C’est là une grande œuvre, et il faut une grande humilité, un grand amour pour la vérité, une grande fidélité et beaucoup de persévérance pour pouvoir l’accomplir. Mais ta force se renouvellera de jour en jour.

J’attends de savoir si ma demande de démission a été acceptée, pour pouvoir ensuite déposer une demande de permission à compter du 15 juillet prochain.

Je n’ai aucune idée de la manière dont les choses vont se dérouler, mais j’aborde quelque chose de nouveau – même si c’est ancien et bien connu, en fait. L’opposition dure que j’ai rencontrée de tous côtés au fil des ans a contribué fortement à ce que je me sente très seul. Mais dans l’Esprit, je suis très entouré. Ce sont les relations vers l’extérieur qui sont rompues de manière tellement totale ; il y a même une grande muraille qui a été érigée autour de nous, et c’est à l’intérieur de cette muraille que nous évoluons. Mais même à l’intérieur de cette muraille, on sent qu’il y a des différences de degrés dans la communion, qui devrait être tellement intime. Cela résulte sans doute de ce que nous avons notre chair avec nous à l’intérieur de cette muraille. Le fait de prendre cela plus ou moins en considération détermine notre degré de communion.

Je veux te souhaiter toute la bénédiction, la force et la sagesse de Dieu, pour apporter la parole de Dieu à Grimstad et partout où tu iras.

Le fr. Ellefsen et Ester E. se sont tellement réjouis d’apprendre que tu as visité leur ville d’origine. Je t’ai envoyé aujourd’hui une lettre que le fr. Bekkevold t’a adressée (elle a été redirigée).

Je te salue cordialement. Salue la sœur Alette Walstad ainsi que l’autre sœur là-bas.

És. 21, 6-10.

Bien à toi,

J. O. Smith
* * *

14-3-28

Merci beaucoup pour la carte reçue aujourd’hui. Oui, je crois vraiment que tu es à la bonne place, et que la lettre de la sœur Walstad, ton voyage, le fait que les autres qui avaient été invités ne soient pas venus, etc. tout cela est en accord avec le plan de Dieu !

Je me réjouirai d’avoir plus de nouvelles.

À nouveau, salutations cordiales

J. O. S.