Horten, le 28-6-1927
Cher frère, Elias Aslaksen,

Paix et grâce !

Merci beaucoup pour tes deux dernières lettres. Je me réjouis beaucoup de ce qu’il y a du progrès – malgré toute l’opposition. J’apprends qu’on veut t’inviter à Skostrædet 17 et chez Rein Seehuus. C’est difficile de parler aux réunions des autres ; mets éventuellement comme condition que tu puisses diriger la réunion du début à la fin. Si un autre dirige et que tu n’es qu’un orateur, j’ai peur qu’ils dirigent le bateau dans le décor et que tu sois toi-même impliqué [dans ce naufrage]. J’ai vu beaucoup d’exemples de ce genre de situation. C’est pourquoi, cher frère, sois toujours la tête et jamais la queue. Ce n’est qu’à ces conditions-là que tu devrais faire des réunions chez eux. Ils nous ont chassés, et nous n’avons pas de raison d’aller vers eux sans qu’ils « se courbent profondément », comme tu dis qu’ils font là-bas à Bergen.

Il est facile et simple de combattre une opposition franche, mais c’est plus difficile de combattre contre les ruses de Satan. Une piste glissante placée juste aux pieds peut faire beaucoup de mal. Mais Dieu t’a donné de la sagesse. Je ne te dis pas ces choses parce que tu ne les sais pas, mais pour te rappeler qu’il faut maintenir Satan, sous toutes ses formes, à la distance nécessaire pour croiser le fer. Monte donc au combat, armé devant la face de l’Éternel, car Dieu est avec toi ! N’épargne rien, utilise l’épée de l’Esprit à droite et à gauche – sur tout ce qui est destiné à son tranchant ; car la guerre appartient à l’Éternel !!! Les gens répètent à l’envi ce que disent des prédicateurs superficiels, sans prendre la peine d’examiner leurs paroles. Toi, tiens-toi donc dans la lumière qu’ils ne connaissent pas, et reprends-les dans les domaines où ils comprennent qu’ils ont péché. Sois une énigme pour eux, jusqu’à ce qu’ils s’humilient ! C’est l’honneur de l’Éternel, et le nôtre, que nous remportions une pleine victoire, comme il convient au jour du combat. Ne laisse pas leurs intrigues ne te donner qu’une demi-victoire ; car toute arme forgée contre toi sera sans effet. Ils ne doivent pas pouvoir résister à la force et à la sagesse que tu reçois de Dieu. Annonce donc une pleine victoire, liée à un plein abandon. Rien de moins !

Que Dieu continue à être avec toi et qu’il te donne une grande grâce dans ton travail – avant tout dans la guerre et la vigilance contre ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas.

Né. 4, du verset 15 à la fin du chapitre, et Né. 6, 15-16. C’est ainsi que notre devoir est de construire les murailles de Jérusalem.

Salutations cordiales de ton frère, qui participe au combat,

J. O. Smith