La grâce et la paix de Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur ! Aucune puissance ne peut briser les liens par lesquels Dieu nous lie au Fils. Sa puissance agit en nous pour nous donner la vie éternelle. Son ministère en nous est un ministère de médiateur, pour que la nature de Dieu puisse venir au fur et à mesure sur nous et en nous, par la connaissance de celui qui nous a adressé une sainte vocation. La parole de Dieu n’est pas morte, mais vivante ; c’est pourquoi la parole de Dieu ne peut être annoncée que par des personnes vivantes. Celui qui est mort spirituellement est sans doute capable de lire la Bible textuellement, mais il ne peut pas annoncer des paroles vivantes. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant ; mais il ne le serait jamais devenu s’il n’avait pas anéanti le péché par la mort, et anéanti la mort par la vie. C’est pourquoi il est nécessaire que son œuvre s’accomplisse en nous, pour que le péché en nous soit anéanti par la mort, et que la mort soit anéantie par la vie. C’est seulement de cette manière que s’accomplit ce verset : Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.
C’est une abomination et une grande lâcheté de crier et de se lamenter lorsqu’on doit perdre son propre honneur et sa propre vie dans ce monde, car cela fait jaillir la vie et donne une consolation indescriptible dans les tribulations. Les tribulations sont utiles : quand la lumière qui réside dans la vie que j’ai obtenue permet à Satan de me tenter à l’orgueil, cette tentation ne peut pas prendre le dessus, grâce à la souffrance. C’est pourquoi il est écrit que si nous souffrons avec lui, nous serons aussi glorifiés avec lui.
La connaissance apporte de la douleur, mais la douleur préserve de l’orgueil. Lorsque la douleur a culminé, elle engendre la mort, mais la mort engendre la sagesse. La sagesse est de la lumière, et dans la lumière il y a la vie. Insensé ! ce que tu sèmes ne reprend point vie, s’il ne meurt. La mort est nécessaire pour que la connaissance du bien et du mal soit parfaite. Ce n’est qu’avec la mort que les fruits de l’arbre de la connaissance ont achevé leur action, et que nous avons le droit de manger de l’arbre de la vie et de vivre éternellement. Christ est les prémices, ensuite viennent ceux qui lui appartiennent, lors de son avènement. De même qu’Ève fut tirée d’Adam, nous aussi sommes issus de Christ, de sorte que nous sommes chair de sa chair et os de ses os. C’est pourquoi, en tant qu’Épouse de Christ, nous serons appelés « femme », car nous sommes issus de l’homme14. De même qu’Adam fut créé le premier, et la femme ensuite, ainsi Christ est maintenant devenu les prémices, et ceux qui lui appartiennent, lors de son avènement, viennent ensuite. Mais de même que les prémices sont toujours plus fortes que les autres fruits, l’homme est plus fort que la femme, et Christ est plus fort que l’épouse. Une fois de plus, il en ressort que nul ne peut devenir plus grand que son maître.
Nous devons veiller premièrement à ne pas nous soustraire à la grâce de Dieu. Se soustraire à la grâce, c’est se soustraire à l’obéissance et à la souffrance. Aucun être n’échappe à la fournaise. Si on ne veut pas y entrer de son plein gré, on n’obtient pas de grâce. Ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Si on trouve que l’épreuve est dure, on peut se consoler avec le fait que nous avons tous le même sort. Et nous savons que nous avons le même sort parce que nous savons que les mêmes souffrances sont imposées à nos frères dans le monde.
C’est précieux d’écrire à ce sujet. Je sais, cher frère, que l’épreuve – l’épreuve du feu – t’attend ; ne sois pas abattu lorsqu’il te châtie, car il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Ne te dérobe pas, mais supporte patiemment les souffrances et les tribulations, pour que la nature de Dieu puisse être plantée profondément dans ton être conscient, de sorte que tu ne restes pas une personne superficielle, mais que tu deviennes une colonne dans le temple de Dieu ! N’imite pas ceux qui sont ennemis de la croix de Christ et qui ne connaissent rien de Dieu. Laisse plutôt Dieu achever son intervention aux racines de ton cœur, pour que tu possèdes éternellement et pour toujours la paix, la joie et la sagesse.
Mon témoignage en Christ est que je me hais moi-même. Puisque je ne peux ni vivre moi-même, ni me faire mourir moi-même, j’ai abandonné ma cause entre les mains de Dieu.
La force qui nous pousse en avant dans la connaissance de Christ, c’est le zèle. Ceux qui dorment, dorment la nuit. C’est pourquoi ceux qui sont enfants du jour doivent travailler aussi longtemps qu’on peut dire « aujourd’hui ». Il faut travailler à son salut avec crainte et tremblement, en se souvenant que c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire. C’est pourquoi il s’agit pour nous d’obéir à la voix de Dieu. C’est seulement de cette manière que nous pouvons travailler à notre salut. Un tel travail est le fruit de la foi, par opposition aux œuvres de la loi, qui sont un esclavage.
Aucune obscurité n’est lumière, et pourtant l’obscurité glorifie la lumière ; mais c’est pour cela que l’obscurité ne doit pas être honorée plus que la lumière, car la lumière est autant plus forte que l’obscurité que ce qui n’est rien est plus faible que le Père de la force. Nous en déduisons que lorsque nous combattons contre les puissances des ténèbres, cela vient uniquement du fait que nous sommes ténèbres en nous-mêmes, mais que la lumière qui se lève peu à peu tue les ténèbres en nous. Nous appelons cette perte d’obscurité un combat contre les puissances des ténèbres ; mais à vrai dire, notre combat est contre Dieu, comme Jacob a lutté contre Dieu. C’est pourquoi la lumière qui se révèle en nous est aussi appelée grâce, car nous avons mené un combat désespéré contre la lumière et nous avons perdu, et cette perte s’appelle la grâce. Vous trouvez sans doute que tout cela est à l’envers. Mais n’est-ce pas plutôt cela qui est dans le bon sens, et nous qui sommes à l’envers ? Ce qui est tordu ne peut pas être droit, c’est pourquoi Dieu a décidé de créer quelque chose de nouveau, et seules les choses nouvelles comptent.
Porte-toi bien. Salue à la maison.
Ton frère qui participe aux tribulations, à l’espérance et à la glorification,
JohanRéponds-moi !
