Devenu conforme à lui dans sa mort
« Ainsi je connaîtrai [...] la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. » Ph. 3, 10. « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. » Ro. 6, 5.
Les souffrances qui nous rendent conformes à lui dans sa mort sont celles relevant de la catégorie II) mentionnée au chapitre 13 : les souffrances liées au renoncement à soi-même, lorsque notre volonté propre endure la mort sur la croix.
L’éclat que nous aurons à la résurrection des morts sera très différent d’une personne à l’autre. 1 Co. 15, 41-42. Il correspondra exactement à la mesure dans laquelle nous aurons été rendus conformes à lui dans sa mort, durant le temps de grâce qui nous aura été accordé ici-bas. Paul avait saisi la vie de Christ dans une mesure énorme. Mais ce qu’il n’avait pas encore saisi, c’était cette union pleine et totale avec Christ dans sa mort. C’est ce qu’il poursuivait avec ardeur ! Et c’est aussi ce que nous devons poursuivre. —
Lorsque nous nous considérons fidèlement, jour après jour et année après année, comme crucifiés avec Christ — si nous restons sur la croix —, alors une mort à l’égard du péché s’installe réellement, progressivement. Nous devenons conformes à Christ sur la croix. Et dans la mesure où nous devenons conformes à lui dans sa mort, l’esprit qui est en nous est transformé à l’image de sa vie glorieuse.
À la résurrection d’entre les morts, nous recevrons un corps glorieux correspondant à la vie glorieuse dont notre esprit aura été rendu participant ici-bas, durant les jours de notre chair, dans la mesure où nous aurons été rendus conformes à lui dans sa mort.
La conformité à sa mort devient conformité à sa vie.
Et si une telle mort ne se produit pas réellement dans notre vie, c’est parce que nous ne croyons pas réellement à une telle mort.
