Morts avec Christ
« Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » Ro. 6, 8. « Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui. » 2 Ti. 2, 11.
Vivre avec lui ne signifie pas seulement obtenir la vie éternelle ; cela signifie en réalité vaincre avec lui, vaincre comme lui, marcher sur ses traces. La plupart pensent que cela est impossible dans ce monde. Mais nous avons exposé ici la raison pour laquelle on ne croit pas à une vie victorieuse : on ne se considère pas comme mort avec lui, crucifié avec lui. Ce n’est que lorsqu’on se considère – par la foi – comme mort avec lui que cela peut avoir un sens de croire qu’on a part à sa vie victorieuse.
Pourquoi ? Parce que le vieil homme est irrécupérable ; il ne peut pas se soumettre à la loi de Dieu. Mais lorsque, par la participation à la mort de Christ, on a été délivré de ce vieil homme, on est aussi délivré de ce qui rend impossible l'obéissance aux commandements de Dieu et l'accomplissement de sa volonté.
Ne vois-tu pas maintenant cette merveilleuse solution, qui résout à la fois les difficultés et l’énigme ? « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » Si la condition n’est pas remplie, nous ne pouvons pas croire que nous vivrons aussi avec lui !!! Il faut pour cela que nous nous considérions – par la foi – comme étant morts avec Lui.
« Nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts. » 2 Co. 5, 14. Il s’agit maintenant pour nous de reconnaître que nous sommes morts en Jésus-Christ, de nous l’approprier par la foi et de nous comporter en toutes choses comme tels, comme des personnes qui n’ont rien à dire, dont la volonté propre n’exerce plus son empire. Dans ces conditions, la victoire est assurée !
« Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus… » Ro. 7, 6. On sait généralement que Christ est mort, mais ce que presque tout le monde ignore, c’est que nous sommes morts, c’est-à-dire que cette mort peut devenir agissante en nous. Puisse cette vérité être connue et appropriée, elle aussi !
Nous sommes morts à ce qui nous retenait captifs. Qu’est-ce qui nous retenait captifs ? C’était la puissance du péché, la chair avec ses désirs et ses convoitises, le vieil homme. C’était le mensonge, la colère, la jalousie, le ressentiment, la médisance, le fait de bouder et d’être offensé, les soucis, la cupidité, les mauvaises pensées, la suspicion, etc.
Il ne servirait à rien d’essayer de se débarrasser ou de se défaire de toutes ces choses. Même si on parvenait à s’en défaire dans une certaine mesure, elles reviendraient. Mais il y a cette unique issue, parfaite et bénie : Tu peux être crucifié avec Christ et mourir à tout ce qui te tient captif et dont tu es esclave. Si tu arraches les feuilles d’un arbre en été, d’autres repousseront, car l’arbre est vivant ; mais quand l’hiver arrive, tu n’as même pas besoin de toucher les feuilles avec ton doigt, elles tombent d’elles-mêmes, car la plante entre alors en une sorte de mort. Et aussi longtemps que cette mort dure, rien ne repousse.
Puisses-tu, cher lecteur, bientôt vivre la fin de l’automne pour ta nature pécheresse, accompagnée d’une abondante chute de feuilles ! Oui, qu’il y ait un hiver éternel pour ta chair et un été éternel pour ton esprit ! Comme le dit Ésaïe, que ton soleil se lève pour ne plus jamais se coucher ! Amen.
