Réunion à Stavanger, le 16 janvier 1976 – L’humilité –

J’ai annoncé pendant de nombreuses années que l’humilité est la loi fondamentale en ce qui concerne le salut, conformément à ce qui est écrit. Mais récemment, cette lumière a gagné en intensité, je ne peux pas mesurer cette progression, mais disons qu’elle est devenue de 10 à 100 fois plus forte. Maintenant, je comprends que l’humilité n’est pas seulement la loi fondamentale et la loi principale : l’humilité est tout. Tout repose sur elle. Et c’est écrit avec la même clarté que celle que requiert la rigueur mathématique. La Parole est rigoureusement exacte. Dans l’épître de Jacques et dans la première épître de Pierre, il est écrit littéralement la même chose : « il fait grâce aux humbles. » Voilà ce que fait Dieu. C’est une loi de vie, et si nous enfreignons ses lois, quant à lui, il ne les enfreint en tout cas jamais. Il n’y a aucune espèce d’exception à cette règle. Et il n’est pas seulement écrit que Dieu fait grâce aux humbles ; il est écrit juste après qu’il « résiste aux orgueilleux ». Être orgueilleux, c’est le contraire d’être humble. C’est être attaché à son honneur, enflé d’orgueil, sage à ses propres yeux et avoir une haute opinion de soi-même. On se prend pour quelqu’un simplement à cause des choses que Dieu a faites dans sa bonté. Et parfois – hélas, trois fois hélas ! – cela produit des effets vraiment grossiers. C’est exactement comme les lois qui régissent la nature. Toute la création périrait si tout n’était pas régi par des lois précises. Le soleil, la lune et les étoiles se déplacent suivant des lois précises. Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption. C’est une loi. Et celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. On peut avoir semé pour la chair, puis reconnaître son péché et demander pardon à Dieu ; mais Dieu ne peut pas enlever la moisson qui s’ensuit, parce qu’il y a une loi qui le veut. Si le mal que j’ai fait a été pardonné, cela ne signifie pas que ce que j’ai semé pour la chair n’aura pas de conséquence. C’est pourquoi une fois qu’on a reçu la vie nouvelle, il faut semer le plus possible pour l’Esprit, de sorte que cela pèse plus lourd dans la balance. C’est exactement comme dans une comptabilité : tout ce que l’on a semé pour la chair est à porter au débit. C’est pourquoi nous sommes en déficit, en faillite. Mais lorsqu’on se convertit, qu’on reçoit la vie nouvelle et qu’on sème pour l’Esprit, on moissonne de l’Esprit la vie éternelle. La première moisson représentait des dépenses, mais celle-ci représente des recettes. Et il s’agit alors d’être aussi zélé que possible pour semer pour l’Esprit, faire la volonté de Dieu, obéir à la parole de Dieu et garder ses commandements, pour que nous puissions finalement entrer dans le royaume de Dieu en quelque sorte comme des « richards ». C’est de cela qu’il s’agit, et c’est tout à fait possible.

Dieu fait de toute façon grâce aux humbles. Ce que disent et font les autres n’a donc aucune importance. Si les gens nous traitent mal, s’ils ont une mauvaise opinion de nous, et s’ils parlent mal de nous, cela ne fait rien car ce n’est pas cela qui nous rend mauvais. Si je suis humble, Dieu me fait grâce, et il est tout à fait indifférent à ce que tous les autres pensent et disent de moi. Et il en va de même pour tous, sans exception. Personne, absolument personne ne fait exception à cette règle, pas même une seule fois dans sa vie. Tout se fait avec une rigueur mathématique. On peut bien sûr être plus ou moins humble, et il va de soi que lorsque Dieu fait grâce, la grâce que l’on reçoit est exactement à la mesure de l’humilité dont on fait preuve. Et obtenir grâce signifie obtenir de l’aide, de nouvelles lumières, du salut et de la transformation. Je reçois exactement autant d’aide et de salut que je suis humble.

On connaît la parole qui dit : « Celui qui s’abaisse sera élevé et celui qui s’élève sera abaissé. » Il n’y a pas d’exceptions. C’est valable pour tout un chacun. C’est valable également pour tous les inconvertis. Ils ne sont pas non plus tous pareils, ils sont pires les uns que les autres. Et une multitude d’exemples nous le prouvent. Il y a eu par exemple l’empereur Guillaume II qui a déclaré la guerre à de nombreux pays ; il voulait faire beaucoup de conquêtes et devenir un très grand personnage. Cela a mal tourné. Hitler, qui est venu plus tard, le savait bien. Il savait ce que l’empereur Guillaume II avait fait, mais il n’en a pas retiré un avertissement, il n’en a pas tiré de leçon, et il n’a pas été plus malin que lui, il a même fait pire que lui. Si Dieu fait grâce aux humbles et qu’Il résiste aux orgueilleux, il va de soi que tout notre salut, toute notre sanctification, toute notre croissance et tout notre développement, tout du début jusqu’à la fin, dépend de cela et de rien d’autre. On pourrait penser qu’il est dit que celui qui n’a pas la charité n’est rien, et en déduire que la charité fait partie des points principaux aussi. En réalité, on ne peut pas dire que ce soit réellement le cas, car on ne peut pas obtenir la charité, l’amour, si Dieu ne veut pas nous le donner, et Dieu le donne à celui qui est humble. Nous avons entendu beaucoup de choses magnifiques au sujet de l’esprit de foi, et j’ai beaucoup parlé et écrit sur ce sujet, car il est très important. Mais à quoi cela sert-il ? Si je ne suis pas humble, je ne le reçois pas.

On peut lire où l’on veut dans la Parole, et on peut porter un intérêt particulier à certaines choses. On est libre de choisir. Mais après ce que nous venons de dire, une seule chose est sage : c’est de rechercher uniquement à avoir une opinion modeste de nous-mêmes, et de mettre à profit toutes les occasions pour nous abaisser nous-même. S’abaisser soi-même, c’est le plus haut degré d’humilité, et c’est pourquoi cela n’arrive presque jamais, hélas, trois fois hélas ! Je dis presque jamais, parce que cela arrive tout de même. Tendez bien l’oreille, écoutez bien : « S’abaisser soi-même », c’est s’abaisser de sa propre initiative, et non parce que quelqu’un est venu nous dire quelques vérités. C’est s’abaisser de son propre gré. Être abaissé, c’est autre chose, c’est Dieu qui le fait. Réfléchis à la chose. J’exhorte chacun d’entre vous à réfléchir à cela, sans oublier ceux qui ne sont pas là. Quand t’es-tu abaissé toi-même ? En quoi cela consistait-t-il ? Peux-tu me le dire ? Peux-tu noter par écrit toutes les fois que tu t’es abaissé toi-même ? Je suppose que tu auras du mal à trouver une circonstance où tu as par exemple renoncé volontairement à une louange qui n’était pas justifiée. Je veux dire par là que tu as protesté en disant que ce qui était dit de toi n’était pas vrai. Il ne suffit pas que tu aies dit par politesse une belle phrase polie, il faut que tu aies réellement fait sentir que tu n’acceptais pas la louange en question. Je veux donc parler de cas où ce qu’on dit de moi ne concorde pas avec la vérité. C’est s’abaisser soi-même.

Quand il y a des difficultés, il est courant de s’excuser et de se défendre, et – ce qui est 100 fois pire – de mettre la faute sur le dos des autres. C’est spirituellement parlant de la folie pure et simple. On n’a jamais vu que cela pouvait être la faute d’un autre si cela allait mal avec quelqu’un. Ce n’est jamais vrai, n’a jamais été vrai, et ne sera jamais vrai, car c’est en contradiction avec la loi que nous avons citée. Ce n’est donc pas possible. Si cela va mal avec moi, c’est ma faute. Il arrive que des frères qui ont été parmi nous pendant de nombreuses années et qui ont abondamment annoncé la parole de Dieu se retrouvent dans les ténèbres parce qu’ils estiment qu’on ne les a pas traités de la bonne manière. Supposons que les anciens n’aient pas traité le frère en question de la manière qu’il fallait, qu’ils l’aient traité injustement. Comment penser qu’une telle chose puisse se passer puisque Dieu fait grâce aux humbles ? Si le frère en question était humble, il obtiendrait grâce, et il recevrait de la vraie lumière, si bien que la situation ne serait pas difficile pour lui.

Quand on constate que quelqu’un réussit particulièrement bien, on sait qu’il a été spécialement humble. Lorsqu’on voit qu’il ne se produit pour ainsi dire aucun changement chez quelqu’un, on sait qu’il est orgueilleux, sage à ses propres yeux et croit être bien plus que ce qu’il est en réalité. Il est trop haut, et il a toutes les raisons de s’abaisser, mais il ne le fait pas. Il pense toujours que les autres l’ont traité injustement. On peut alors se poser la question suivante : Crois-tu qu’une personne isolée ou même tous les individus du monde entier peuvent empêcher Dieu de faire ce qu’il fait ? Note cette question par écrit. Crois-tu qu’une personne isolée ou même tous les individus du monde entier peuvent empêcher Dieu de faire ce qu’il fait ? N’oublie pas cela. Note-le et retiens-le fermement. Fais-en un sujet de conversation avec toi-même. Dieu fait grâce aux humbles ; et ce que tous les autres font n’a aucune espèce d’importance. Il est évident que le salut est une affaire personnelle entre Dieu et chacun en particulier, aucune tierce personne ne peut s’interposer. Il y a une relation directe entre Dieu et chaque personne. J’espère que vous comprenez ce que je dis. Dieu fait grâce aux humbles, qui peut l’en empêcher ? Qui peut le gêner ? C’est par sa grâce que nous obtenons la vie promise, et la grâce signifie l’aide. Il y a une différence entre le fait de gracier et celui de lui donner de l’aide. Gracier, c’est réconcilier, pardonner les péchés. Tandis que la grâce signifie l’aide, une aide puissante. Cela signifie qu’on reçoit de la vraie lumière, qu’on obtient la victoire, qu’on marche de lumière en lumière, de victoire en victoire, et de gloire en gloire. C’est la loi de l’humilité qui veut cela.

Il y a aussi une autre pensée bête, inspirée par une sorte de modestie. Elle consiste à croire de soi-même qu’on est tellement misérable qu’on n’arrivera jamais à grand-chose. C’est un mensonge à 100 %. Il y a autant d’espérance pour les plus grands pécheurs du monde que pour n’importe qui d’autre. Il n’est pas question de ce que nous avons été par le passé. Il est question de notre degré d’humilité, et de ce que nous devenons par notre humilité ; et c’est par ce moyen-là que nous devenons réellement quelque chose. Cela se fait au millimètre et au milligramme près. Dieu est incroyablement juste : il ne fait pas acception de personne. C’est la même chose pour tout le monde, qu’il s’agisse d’un nouveau converti, d’un frère ancien ou de qui que ce soit, cela n’a aucune importance. Tous sont égaux devant la loi. Il n’y a pas la moindre trace d’acception de personne. C’est pourquoi il peut arriver que quelques-uns soient parvenus à des résultats assez remarquables, mais que cela leur monte à la tête et que cela cause leur perte, leur perte totale, et qu’ils se retrouvent pour finir à l’extérieur.

Nous avons d’innombrables choix à faire, chaque jour. Et toutes les décisions que nous prenons sont dictées soit par l’humilité soit par le contraire. Tout ce que nous pensons – j’imagine que Dieu a une sorte de « bande magnétique » qui enregistre toutes nos pensées, de sorte que nous les entendrons quand nous comparaîtrons devant son tribunal. Tout ce que nous pensons, tout ce que nous disons, tout ce que nous faisons et tout ce que nous omettons de faire, est dicté par l’humilité ou par l’orgueil, la fierté, la présomption, la haute opinion qu’on a de soi-même. Et le comble, c’est de critiquer et juger les autres par dessus le marché. On est alors dans les ténèbres les plus profondes. On ne comprend rien au salut, ni au royaume de Dieu. Et s’il était possible que les autres soient un obstacle réel pour mon développement, ce serait une injustice révoltante que Dieu ne puisse pas empêcher la chose. Est-il possible que les autres puissent me barrer la route ? C’est une pensée absurde. Nous sommes appelés à avoir part à toutes les vertus qui sont en Dieu, en Christ, dans une mesure croissante. Et c’est la loi fondamentale du salut, la loi principale du salut, qui est ici déterminante. Tout est soumis à des lois. C’est pourquoi les hommes vont de découverte en découverte dans le domaine technique et font tant de progrès. Ils n’ont rien créé de tout cela, mais ils ont cherché la loi de Dieu, ils l’ont trouvée et ont été de plus en plus loin dans leurs investigations. Il en est de même avec l’électricité, la télévision et tout le reste. Les hommes sont donc intelligents dans ces domaines-là, ils comprennent que tout est soumis à des lois, c’est pourquoi ils les cherchent, et au fur et à mesure qu’ils les trouvent, ils font des progrès en ce qui concerne les choses terrestres. Il a été fait de nombreuses découvertes et de nombreux progrès dans ce domaine depuis que je suis né. C’est extraordinaire ! Ce sont des lois qui concernent l’univers, la terre, l’agriculture... mais c’est exactement la même chose pour les lois de la vie spirituelle. A cette différence près que dans le domaine spirituel, tout est dirigé par une seule loi. C’est vraiment merveilleux ! Il est clair que tous ceux qui recherchent le salut, un salut de plus en plus profond, désirent y avoir part au maximum. Nous avons vu où se trouve le mystère, c’est là qu’est la clef de tout le salut. Tout le reste est parfaitement inutile.

On peut se consacrer à certains services, à certaines bonnes œuvres, et à force d’exercice on devient un maître en la matière, et on peut ainsi aller loin. Mais cela ne vaut rien. Ce n’est pas la même chose que le salut dans son sens le plus profond, et le salut dans son sens le plus profond, c’est la transformation, la transformation de notre être intérieur.

Cela veut donc dire, comme je l’ai déjà signalé, que l’état spirituel de chacun en particulier, le développement de chacun au fil des années, démontre clairement dans quelle mesure il a été humble ou orgueilleux. Toutes les autres explications sont fausses. C’est là la seule explication valable, il n’y en a pas d’autre. On peut donc dire que beaucoup de gens se trompent eux-mêmes, puisqu’ils croient que cela provient d’autre chose, que cela provient de telle ou telle chose, et le comble, c’est de penser que cela provient de ce que les autres ont dit, fait, pensé ou cru, et de la manière dont ils m’ont traité. Ce n’est pas possible, car Dieu fait sans cesse grâce aux humbles. Dès qu’il trouve plus d’humilité, il donne plus de salut. Je reçois alors plus d’humilité, il donne plus de salut. Je reçois alors plus de lumière, plus de force, et plus de tout ce dont j’ai besoin. L’opinion que chacun a de lui-même est incontestablement secrète, mais elle ne l’est pas pour Dieu qui fait grâce, et c’est Dieu qui retient sa grâce ou qui résiste. On peut estimer que cela va de soi, et pourtant, il n’est pas sûr que cette pensée nous soit venue, et ceux qui réagissent mal n’ont pas la moindre idée de ces choses – ce que tous les autres font n’a aucune espèce d’importance. C’est Dieu qui tient toutes les « ficelles » entre les mains. C’est lui qui décide, c’est lui qui nous sauve.

Il est écrit par exemple que Dieu blesse et qu’il guérit. Il élève et il abaisse. Il est clair que Dieu veut nous sauver, mais tout est soumis à des lois et Dieu ne peut rien y changer. Il ne peut pas tout à coup devenir très « gentil » et nous donner tout un tas de grâce par pure « gentillesse ». Ça n’a ni queue ni tête. Non, il y a des lois qui régissent la chose. En tant qu’hommes nous avons tendance à recourir à beaucoup d’artifices, à rechercher beaucoup d’idées bizarres, stupides et folles. On peut bien le dire. Retiens fermement cette pensée. C’est la seule pensée qui soit juste et bonne. Si tu veux réellement recevoir davantage de choses de la part de Dieu, si tu le désires vraiment de tout ton cœur, si c’est ton plus grand désir, tu sais ce qui te reste à faire maintenant, et cela t’évitera de mal tourner, et de te retrouver dans les ténèbres.

Après tout ce que je viens de dire au sujet de l’humilité qui est la loi fondamentale et principale, je ne sais pas si vous avez pris à cœur ces deux versets rigoureusement identiques des épîtres de Jacques et de Pierre, de sorte à les avoir sans cesse devant les yeux. Ce n’est peut-être pas sûr. Mais mieux vaut tard que jamais, jamais est un mot terrible. De toute façon, sois-y attentif maintenant, mets une marque à cet endroit-là, laisse-la toujours dans ta Bible, et lis et relis souvent ces passages. Il s’agit de Jacques 4, 6 : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » Personne ne peut l’empêcher de le faire. Et au verset 7 : « Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable. » Pourquoi lui résister ? C’est lui qui nous suggère d’avoir une haute opinion de nous-même. Le contexte dans lequel apparaît ce verset est vraiment très significatif. Il est bien dit : « Résistez au diable. » C’est lui qui flatte les gens pour qu’ils s’enflent d’orgueil. Quand ils arrivent à tel ou tel résultat, il vient leur répéter sans cesse qu’ils sont quelqu’un de bien, qu’ils ont des qualités exceptionnelles. Le diable ne doit pas être comme un frère ancien pour toi. Tu n’as pas à l’écouter. Et s’il est ton « frère ancien », démets-le de ses fonctions aujourd’hui ! Nombreux sont ceux qui ont une tendance particulièrement marquée à écouter Satan, ou qui sont particulièrement tourmentés par ce qu’il leur dit, et qui se laissent ainsi mener par le bout du nez pendant des années, et même pendant des dizaines d’années. Ils ne peuvent pas faire autrement que de l’écouter. Son arme principale est la flatterie. La situation est parfois tellement grave qu’on va jusqu’à se prendre pour un grand personnage parce qu’on est compétent dans l’exercice de son métier. Quand on construit une salle, on a besoin de spécialistes dans plusieurs corps de métiers, et on a vu parfois les plus forts au point de vue professionnel créer de grandes difficultés.

Disons en résumé qu’une seule chose décide de tout dans notre vie, depuis le premier jour jusqu’au dernier. Tout ce que nous faisons par ailleurs peut sembler bon et honorable, mais cela n’a aucune importance. En tout cas, ce n’est pas par ce moyen que nous sommes régénérés et transformés. Quand il y transformation, cela se remarque. Cela se voit et s’entend. Et lorsque cela se produit, on sait que l’intéressé a été bien plus humble que ce n’est habituellement le cas. Si vous avez pris ce message à cœur, je n’ai aucune espèce de doute : vous avez reçu par là la plus grande aide jamais reçue au cours de votre vie. Bonne réussite à tous ! Il est question d’une course dans l’Écriture. Eh bien, faisons la course pour être le plus humble.

Pour finir, je veux lire encore un passage dans Mt. 11, 29 : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » Puis vient le verset 29 auquel je pensais spécialement : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions. » C’est Jésus lui-même qui nous propose ici d’apprendre quelque chose de lui. Et il présente ensuite ce qu’il veut nous enseigner : « Car je suis doux [ce qui veut dire paisible, tranquille et calme] et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

Le repos en Dieu est la somme du salut à l’égard de tout le péché. Et il est très caractéristique – en tout cas, c’est facile à comprendre après tout ce que vous venez d’entendre – il est très caractéristique que ce soit précisément ces deux choses qu’il nous invite avant tout à apprendre : la douceur et l’humilité de cœur. Cela nous montre bien l’importance centrale de l’humilité, comme je viens de l’exposer. Car c’est cela qu’il faut avant tout apprendre. Une fois que j’ai appris cela, j’ai appris le chemin qui mène à tout. Vous ne trouvez pas que ce passage est frappant, lui aussi ? Il aurait pu dire : « car je suis la justice, je suis la vérité, je suis l’amour. » Mais il dit : « Je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. »

Ce qui caractérise le plus les hommes, c’est qu’ils sont agités et inquiets. Ils sont aussi loin de se reposer en Dieu dans toutes les circonstances que l’Est est éloigné de l’Ouest. Le signe le plus caractéristique auquel on reconnaît un pécheur, c’est qu’il est très agité. Cela vient de toutes les pensées orgueilleuses qui l’habitent. C’est toi qui comprends le mieux les choses, c’est toi qui en sais le plus long, et ainsi tu te brouilles avec les autres. Cette manière de penser est une manifestation à l’état pur de l’opinion avantageuse qu’on a de soi-même. Les autres pensent une chose, et toi, tu penses autrement, et tu estimes que c’est toi qui as raison. Tu as une très haute opinion de toi-même, comment peux-tu donc être sûr que ce ne sont pas les autres qui ont raison ? Cela vient de la haute opinion que tu as de toi-même. Dans la vie quotidienne, ce genre d’exemples foisonnent, quand on a affaire les uns aux autres. C’est de l’orgueil, de la fierté, on est sage à ses propres yeux. Dieu résiste aux orgueilleux, il est leur adversaire. Non seulement on ne reçoit pas de grâce, mais ce qui est bien plus funeste, c’est qu’on a carrément Dieu comme adversaire. Que faire alors, où trouver de l’aide, lorsque tu as Dieu pour adversaire ? C’est ce qui est écrit : « Il résiste aux orgueilleux. » C’est même par cela que la phrase commence. C’est par la grâce de Dieu que les choses peuvent réussir. Paul a écrit par exemple : « Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis », et il en est de même avec nous tous. Si on n’est pas plus grand que ce qu’on est, c’est parce qu’on a manqué d’humilité. Et si on est arrivé à de très grands résultats, de sorte que tout le monde peut s’en rendre compte, il n’y a pas à s’y méprendre, et il ne faut pas essayer de se cacher derrière de belles paroles pleines de modestie, la raison est bien que j’ai été plus humble que ce n’est le cas habituellement. Et si les autres avaient été aussi humbles, ils auraient reçu autant de la part de Dieu. Chacun reçoit exactement ce qui lui revient selon la justice de Dieu.

Vous aimez bien ce qui est juste, non ? Eh bien, Dieu est d’une justice implacable. Il fait les choses exactement comme il faut, il est infaillible. Si les autres te traitent mal et n’ont pas pour toi l’estime qu’ils devraient avoir, cela ne change rien à l’appréciation que Dieu porte sur toi. Il continue à te faire grâce. Je trouve cela très réjouissant. Pour un peu, je danserais bien la polka, tellement cela me réjouit. Je suis un peu vieux et j’ai des rhumatismes dans les bras et les jambes, mais j’y arriverais tout de même ! Je pourrais commencer tout de suite, c’est cela que je ressens. Combien c’est magnifique de trouver la clef qui ouvre toutes les portes !

Je souhaite à chacun une réussite pleine et entière ! Il est écrit que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix. Cours après l’humilité et la douceur de cœur, et tu seras déjà sage. Et il est aussi écrit que « la sagesse est avec les humbles ». C’est donc de la sagesse pure et simple que d’être humble. Avoir une haute opinion de soi-même, c’est le comble de la folie et de la corruption. Bonne réussite ! Vous avez tous le choix, vous pouvez choisir ce que vous voulez. C’est nous-mêmes, finalement, qui décidons de la place qui nous sera réservée ! Personne ne peut le faire pour nous. Nous nous plaçons nous-mêmes, et Dieu nous place à son tour.