Réunion à Fredrikstad, le 7 janvier 1976
Les livres portent généralement un titre, et parfois même un sous-titre. Quand à nous, le livre auquel nous nous référons s’appelle la Bible, et s’il fallait lui donner aussi un sous-titre, on pourrait l’appeler : le « manuel qui montre comment devenir parfaitement heureux ». C’est tout à fait vrai. La Bible est un livre qui nous enseigne comment devenir parfaitement heureux pendant notre vie sur terre. Non pas dans l’au-delà, mais dès ici-bas. Cette manière de considérer la Bible nous montre plus clairement ce qu’elle est et ce que nous devons rechercher. Il s’agit que nous devenions parfaitement heureux, pas seulement les jours où tout va bien. Quand tout va bien, même les gens qui ne se soucient pas de Dieu sont joyeux et ils chantent. Il s’agit d’être heureux continuellement, au jour de l’adversité, au jour de l’épreuve, toujours, sans exception. Comme le dit la Parole : « Soyez toujours joyeux. » Ce n’est pas une chose qui va de soi, mais par le moyen du salut, on peut en être rendu capable. Et la chose la plus importante qu’on puisse dire de la parole de Dieu, c’est qu’elle est rigoureusement vraie, qu’elle est d’une précision mathématique. Toutes les paroles de vie du Nouveau Testament, y compris toutes celles qui parlent d’une vie nouvelle et d’une vie divine, sont rigoureusement vraies. Si nous n’y croyons pas, c’est notre propre faute, et dans ces conditions, il est impossible que nous ayons part à ces choses. Il va de soi que chacun peut trouver dans la Bible quelque chose qui répond à sa situation personnelle. Il y a des choses qui s’adressent aux inconvertis, d’autres aux nouveaux convertis, etc... Certaines paroles sont plus fortes que d’autres, et certaines sont extrêmement fortes et magnifiques. Mais elles sont elles aussi exactes au millimètre et au milligramme près. Il est donc tout à fait possible d’obtenir leur réalisation. Mais ce n’est possible qu’à une condition que j’y croie de tout mon cœur et pour mon propre compte. Je ne crois pas seulement que ce qui est écrit dans la Bible est vrai et exacte et qu’il est possible d’y parvenir. Je crois pour mon propre compte, je crois que cela va se réaliser dans ma vie. C’est cette foi-là qui nous sauve. Si je me contente de croire que ce qui est écrit est vrai, cela ne m’apporte rien ; ce qu’il faut, c’est que nous ayons une foi personnelle en ces choses, chacun doit croire pour lui-même, et c’est cette foi qui nous sauve et nous transforme, qui fait de nous exactement ce que la Parole dit, entièrement et complètement, pas partiellement, mais entièrement. Et l’une des premières conséquences du péché, qui montre à quel point de déchéance nous sommes parvenus en tant qu’hommes naturels, c’est que nous sommes énormément superficiels, tellement superficiels qu’on ne peut même pas dire jusqu’où cela va. Nous lisons à toute vitesse et superficiellement. Si bien que nous n’avons même pas le temps de lire exactement ce qui est écrit et nous y croyons seulement dans une certaine mesure. Mais ce qui est écrit dans la Bible n’est pas de « l’à peu près », c’est rigoureusement vrai !
Quand on lit, on prend en quelque sorte les x pour des y, et les 6 pour des 7. On lit donc tout à fait de travers. Quand il s’agit du journal ou d’autres livres, on lit généralement avec beaucoup d’attention, alors que lorsqu’on ouvre la Bible, on est comme brusquement frappé de cécité. Cela vient de ce qu’on est superficiel, on n’a pas le temps, on ne porte pas un vif intérêt à ce qu’on lit pour s’en pénétrer, pour se parler à soi-même et se rappeler que c’est écrit exactement de telle et telle manière, que c’est vrai, et que cela doit se réaliser en moi. Presque personne ne le fait, et c’est pourquoi cela ne va pas très bien avec la plupart. Juste avant de quitter la maison aujourd’hui, j’ai reçu une lettre d’une sœur qui m’écrit : « Ro. 8, 28 a été ma consolation depuis des années. » Cette expression montre qu’elle ne croit pas en Ro. 8, 28, qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qui y est écrit. Je pense que plusieurs d’entre vous ont aussi trouvé une consolation dans ce verset. Mais qui est-ce qui est consolé ? C’est également écrit dans notre « manuel ». Ce sont les affligés qui sont consolés et qui seront consolés. Ce n’est pas possible d’être affligé, c’est tout à fait impossible si je crois en Ro. 8, 28. Quand on croit en Ro. 8, 28, on déborde de bonheur sans cesse, jour et nuit, dans toutes sortes de circonstances et d’épreuves. On déborde littéralement de bonheur. Alors s’accomplit la Parole qui dit : « Rendez grâces en toutes choses » C’est le seul moyen d’y parvenir. La plupart lisent ce verset comme s’il était écrit : « Rendez-grâce pour tout ce qui vous arrive de bon. » Mais ce n’est pas ce qui est écrit. Il est bien dit : « Rendez grâces en toutes choses. » Donc aussi bien pour les bonnes que pour les mauvaises choses. On devient très reconnaissant quand on croit en Ro. 8, 28. Il est aussi écrit : « Soyez toujours joyeux » et « Réjouissez-vous, je le répète réjouissez-vous. » Ce n’est pas possible si on ne croit pas en Ro. 8, 28, et si je crois en Ro. 8, 28 je ne peux pas faire autrement. Je suis sans cesse parfaitement content de mon sort. Lisons ensemble le verset : « Nous savons, du reste, que toutes choses [les bonnes comme les mauvaises, quelles qu’elles soient, et il en va de même pour toutes les personnes, il s’agit donc de toutes les choses et toutes les personnes] concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Tout ce qui nous arrive dans la vie, toutes les personnes que nous rencontrons, quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent ou ne fassent pas, toutes les situations possibles et imaginables, toutes ces choses sans aucune exception, concourent à mon bien. On ne peut pas exprimer cela d’une façon plus précise. Mais la superficialité fait qu’on ne le voit pas. On est tout simplement incapable de lire correctement. Et on ne s’y intéresse pas assez, on n’a pas le temps.
Certaines traductions disent que tout concourt à « ce qu’il y a de meilleur » pour ceux qui aiment Dieu. Il est absolument impossible d’être mécontent quand on a ce qu’il y a de mieux. Et à chaque fois, c’est la meilleure des choses qui se produit. On ne peut pas exprimer cela plus clairement. Aucune personne, convertie ou non, n’a jamais été mécontente du « meilleur ». C’est une ineptie, c’est de la bêtise, de la folie. Et pourtant, ce passage est encore couvert d’un voile, du fait qu’on est superficiel. On a pourtant appris à lire à l’école, et on sait très bien lire toutes sortes de choses avec profit, mais quand il s’agit de la Bible, on est incapable de saisir ce qu’on lit. Il faut donc prendre à cœur ce qu’on lit, de sorte que cela devienne lumineux et vivant, et qu’on croie comme un petit enfant. Je suis devenu irrémédiablement débordant de bonheur, pour le reste de ma vie sans la moindre exception, puisqu’il est question de « toutes choses ». Non seulement toutes choses concourent à mon bien, mais – comme le disent certaines traductions – elles coopèrent à ce qu’il y a de meilleur pour moi. A chaque fois qu’il t’arrive quelque chose ou qu’il m’arrive quelque chose, c’est ce qu’il y a de meilleur pour toi ou pour moi. Il est absolument évident que la plupart des gens ne voient pas ce qui est écrit, et cela fait qu’ils ne peuvent pas non plus y croire. Si je crois qu’il est écrit autre chose, je ne peux pas croire ce qui est réellement écrit. Il n’est pas écrit ce que tu penses. Ce qui est écrit, c’est ce que tu entends maintenant, c’est ce que je viens de lire. La traduction qui dit que tout concourt à notre « bien » est faible, mais même cette expression-là montre qu’il n’y a que des bénéfices, il n’y a donc aucune dépense. Tout est bénéfice, et personne n’ira se plaindre d’un « magasin » comme celui-là ! Pas de factures, pas de dépenses, uniquement des bénéfices. La comptabilité se trouve passablement simplifiée, puisqu’il n’y a qu’une colonne : on n’a qu’à faire la somme de tous les chiffres et reporter le total sur la page suivante. On peut donc se contenter de la traduction en question, bien que la traduction la plus forte soit toujours la plus juste, évidemment. Il arrive qu’un mot dans une langue puisse être traduit dans une autre langue par plusieurs mots différents et quelquefois même par beaucoup de mots différents. Et étant donné que les théologiens et les professeurs qui traduisent la Bible ne sont pas des « professeurs de foi », tant s’en faut, ils choisissent bien entendu parmi les mots les plus faibles. C’est la raison pour laquelle il est évident que lorsque plusieurs traductions de la Bible rendent un passage de façon différente, c’est la traduction la plus forte qui est la bonne.
J’ai une longue vie derrière moi et les épreuves ne m’ont pas été épargnées. Tout ce qu’on peut dire à mon sujet et tout ce qu’on peut faire contre moi n’a aucune espèce d’importance. On a beau me condamner à l’enfer, cela n’a aucune espèce d’importance, puisque c’est quelqu’un d’autre qui me jugera.
Après ce qui vient d’être dit, on voit donc que les adversités et les difficultés n’existent pas. Si tout ce qui nous arrive est toujours le meilleur pour nous, on ne peut tout de même pas parler de difficulté ? Est-ce qu’on a déjà vu quelqu’un dire qu’il avait rencontré une difficulté quand il lui était arrivé la meilleure des choses. Bien sûr que non ! Et même si personne n’y croit, la Parole est tout de même vraie. Et lorsque je la crois, elle s’accomplit pour moi, et chacun peut le voir et l’entendre. En ce qui me concerne, cela a été mon cas depuis de nombreuses années. Personne ne peut dire le contraire, car personne n’a jamais rien vu d’autre. Aucun d’entre vous (ni personne d’autre d’ailleurs) ne m’a jamais entendu parler de difficulté, de mes difficultés. Les difficultés n’existent pas ! Les seules difficultés qui existent, ce sont celles qu’on se crée soi-même. Et on se crée des difficultés parce qu’on ne lit pas la Parole avec soin, qu’on n’y croit pas exactement comme elle est écrite, et qu’on ne vit pas exactement comme elle le dit.
En ce qui me concerne, je vis dans la foi, et suis heureux jour et nuit, quelles que soient les souffrances et les circonstances que je rencontre. Répétons-le : non seulement c’est mal de ne pas croire ce que dit Ro. 8, 28, mais il est impossible de se plaindre – les inconvertis eux-mêmes ne le font pas – quand on sait que ce qui nous arrive est toujours ce qu’il y a de meilleur. Ce serait de la bêtise, de la folie, cela n’aurait aucun sens. Et lorsqu’on ne croit pas que Dieu conduit toutes choses parfaitement et qu’il nous aime tellement qu’il ne souhaite que le meilleur pour nous et veut uniquement nous rendre parfaitement heureux, on ne croit pas au Dieu véritable. Le Dieu auquel on croit à ce moment-là est différent de ce que nous dit la Parole, ce n’est donc pas le Dieu véritable. Le Dieu véritable est comme ce qui est écrit dans Ro. 8, 28. Il est aussi question dans la Bible d’un autre évangile et d’un autre Jésus.
Lorsqu’on ne croit pas les paroles de vie du Nouveau Testament, on croit à un évangile et à un Jésus qui n’existent pas. Chaque parole écrite dans la Bible est absolument vraie. Il y a beaucoup d’autres paroles qui sont aussi fortes et magnifiques que Ro. 8, 28, et elles sont toutes rigoureusement vraies. Si nous les croyons, nous les voyons se réaliser en nous, et si nous ne les croyons pas, Dieu a décidé qu’elles ne devaient pas se réaliser en nous. Dans Hé. 11, 6, il est écrit qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi. Et lorsque Jésus parle de l’Esprit qui devait être envoyé, il dit que l’Esprit, le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité devait nous conduire dans toute la vérité. Cela signifie que l’Esprit nous conduit également aux paroles les plus fortes, de sorte qu’elles s’accomplissent aussi en nous. Nous pouvons encore lire une parole dans Mat. 10, 29-31 : « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. » Il arrive fréquemment qu’un chat attrape quelques moineaux, et que d’autres se fassent écraser par des voitures. Mais aucun d’entre eux ne tombe sans que Dieu ne l’ait voulu. « Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux. » Combien un homme vaut-il de passereaux, à ton avis ? Y avez-vous déjà pensé, au moins ? Il est écrit que nous valons plus que beaucoup de passereaux. En effet, nous valons plus que tous les moineaux du monde, et notre importance est bien plus grande que la leur. Il est écrit dans un autre passage qu’il n’arrive pas un accident dans une ville sans que l’Éternel en soit l’auteur. Il suit de près tout ce qui nous arrive, depuis les cheveux qui tombent de notre tête jusqu’aux plus grands accidents. Et si nous aimons Dieu, tout concourt à notre bien. Dieu a fait preuve d’une grâce particulière à mon égard, dès mon enfance, dès ma jeunesse. Au cours d’une promenade que je faisais au début des années vingt, je m’étais assis quelque part sur le flanc d’une colline, et j’avais ouvert ma Bible au hasard, et je suis tombé sur ce passage que je viens de citer. Depuis cet instant-là, j’ai cru à cette parole. C’était dans ma prime jeunesse, et depuis, j’ai eu beaucoup de grandes épreuves.
Il compte les cheveux de notre tête. Nous ne nous soucions pas d’un cheveu, ni même de dix, nous les perdons sans cesse. Et nous n’y pensons même pas, nous nous en moquons bien, mais Dieu, lui, compte nos cheveux. Qu’y a-t-il qu’il ne compte pas et qu’y a-t-il qu’il ne dirige pas ? Si nous aimons Dieu, il tient des milliards de fils dans sa main et il tire sur ces fils de sorte que tout et tous (qu’ils le veuillent ou non) coopèrent à notre bien. C’est donc une vraie coopérative, dont la majorité des employés travaillent gratuitement, tandis que quelques-uns seulement sont rémunérés ! Ceux qui le servent en esprit et en vérité sont ceux qui sont rémunérés. Quant à tous nos adversaires, ils sont obligés eux aussi de coopérer à notre bien. C’est ce qu’ils ont toujours fait, et c’est pourquoi cela va si bien. L’expérience le prouve. Ils nous condamnent à l’enfer, et plus ils nous condamnent à l’enfer, plus nous nous rapprochons du ciel. C’est magnifique d’être croyant. Pas de porter le nom de croyant, mais d’être croyant. Fortifie-toi dans le Seigneur ton Dieu et dans la foi. Mais crois toujours que chaque parole de vie est vraie au millimètre près. Et cela veut dire que si tu la crois, elle se réalise dans ta vie. Bon courage, bonne réussite à chacun !
