Dans une chair semblable à celle du péché
« Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché. » Ro. 8, 3.
Ceux qui n’ont pas reçu la lumière sur ce grand mystère, si glorieux et si efficace, qu’est Christ manifesté en chair, et qui ont pensé rendre un grand service à Dieu en s’opposant à cette vérité, ont essayé de s’appuyer sur le mot « semblable », que l’on trouve dans Ro. 8, 3 et Ph. 2, 7. Pour justifier leur opposition, ils prétendent que ce mot indique que la chair de Christ n’était pas identique à la nôtre, mais qu’elle n’en avait que l’apparence (une conséquence de cette interprétation est que les versets de Hé. 2, 14 et 17 seraient une fausse doctrine). Mais ils se sont lourdement trompés.
Plusieurs traductions bibliques indiquent clairement que ce mot, que l’on retrouve aussi en Ro. 5, 14, indique une similitude, une assimilation, et non une simple imitation.
Du reste, l’ensemble du verset indique clairement de quoi il est question : la loi était incapable de vaincre cette chair. C’est pourquoi Dieu a envoyé son propre Fils et lui a fait revêtir cette chair, pour pouvoir la vaincre et y condamner le péché. Le péché devait être condamné (mis à mort) là où il se trouvait.
C’est d’ailleurs parfaitement en accord avec les versets de Hé. 2, 14 et 17, et avec tous les autres passages qui traitent de Christ manifesté en chair, même si cela n’est pas conforme à l’opinion des prédicateurs religieux, ou plutôt à leur manque d’opinion sur ce sujet.
La Parole est tout à fait claire. Mais on ne peut pas la comprendre en se servant de son cerveau « intelligent ». Cependant, si on est pieux, on obtient de la lumière en croyant la Parole, par la révélation. Hé. 2 est tellement clair en ce qui concerne la similitude selon la chair qu’il n’y a pas la moindre raison de douter si l’on s’en tient à la Parole.
Si le mot « semblable » voulait dire que sa chair était différente de la nôtre, ce verset serait écrit de la façon suivante : « Il a également participé lui-même à une chair qui ressemblait à celle des enfants, mais qui était tout à fait différente… C’est pourquoi il a dû être rendu ‘en apparence’ semblable à ses frères. »
Mais le combat de Christ et sa victoire, la condamnation du péché dans la chair, tout cela n’était pas « en apparence ». Ce n’était pas une pièce de théâtre ; c’était la réalité ! Loué soit son saint nom !
