Les deux raisons principales qui font qu’on s’oppose
I. On ne veut pas marcher sur la voie. On veut bien sûr être sauvé, mais on ne veut pas marcher sur la voie qui a été inaugurée au travers du voile, qui est la chair de Jésus ; car cette voie consiste à renoncer à soi-même. Quand on dit qu’on s’oppose à la doctrine concernant Christ manifesté en chair parce qu’elle rend Jésus impur ou le rabaisse, ce n’est souvent qu’une échappatoire, un faux prétexte.
La vraie raison est que si l’on devait reconnaître que Jésus a lui-même mené un combat intense pour vaincre sa propre volonté, et qu’on prétend le suivre, il faudrait obligatoirement qu’on combatte beaucoup soi-même, pendant toute sa vie, pour renoncer à soi-même, à sa propre volonté. Et c’est en fait à cela qu’on s’oppose !
II. On n’est pas éclairé sur ce point. La foi vient par la prédication. On n’en a jamais entendu parler, ou presque pas, et on n’a pas été assez zélé et pieux pour le trouver « par soi-même ». De plus, on a peut-être été mis en garde contre cette connaissance et cette prédication, soit par des personnes qui ne veulent pas suivre elles-mêmes le chemin, qui ne sont pas assez pieuses pour le faire, ou par des personnes qui se sont laissé effrayer par ces dernières.
Ils sont bien à plaindre, ceux qui, de cœur, sont adversaires du chemin de la piété, et de ceux qui marchent sur ce chemin de vie, qui sont adversaires de personnes qui ont donné tout leur cœur et toute leur vie à Jésus-Christ, qui haïssent père et mère, sœur et frère, femme et enfants, et même leur propre vie, qui ont renoncé à tout ce qu’elles possèdent dans ce monde pour suivre les traces de Jésus-Christ ! Ils sont bien à plaindre ceux qui s’opposent aux disciples de Jésus-Christ !
Le jour viendra où ils devront rendre compte devant le tribunal de Christ de leur inimitié et de toutes les mises en garde, les menaces et les condamnations qu’ils auront prononcées, ainsi que les occasions de chute et tous les dommages qu’ils auront causés de cette manière à l’égard d’âmes qui cherchaient la vérité. Ce sera pour eux un jour d’étonnement – mais pas un jour d’honneur !
Puisse Dieu arrêter de telles personnes dans leur course, et avoir pitié d’elles. C’est mon désir ardent.
