« Ma chair, que je donnerai pour la vie du monde »

Jn. 6, 51-56

Ce verset a une double signification. Sa chair, qu’il offrait toujours en sacrifice et qu’il donnait pour frayer la route nouvelle et vivante, et pour être à la fin une victime expiatoire pour tout le péché du monde, c’était sa propre volonté en tant qu’homme, c’était la volonté qu’il avait revêtue en naissant d’une femme, la volonté à laquelle il renonçait toujours pour pouvoir toujours faire la volonté du Père.

Mais à la fin, quand il a été crucifié sur la croix de Golgotha, alors que sa course était achevée, que son œuvre était accomplie, et que son sang était versé – à ce moment-là, il avait renoncé à toute la volonté propre et l’avait fait mourir, et il a alors donné son corps et son sang pour la vie du monde.