Le voile était la chair de Jésus
« Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair… » Hé. 10, 19-20.
Dans le temple, un voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Ce voile était un mur de séparation. Ex. 26, 33. C’est le péché qui met une séparation entre nous et Dieu. És. 59, 2.
Si donc l’Écriture dit que le voile était la chair de Jésus, cela indique clairement que Jésus avait notre péché dans sa chair. Et c’est en parfait accord avec ce que dit Ro. 8, 3 : Dieu a condamné le péché dans la chair de Jésus. Il n’aurait pas pu le condamner dans cette chair s’il ne s’y était pas trouvé.
Le fait que Jésus ait été accompli signifie que tout le péché dans la chair a été condamné, de sorte qu’il n’y en avait plus. Quand Jésus s’est écrié : « Tout est accompli ! » le voile visible dans le temple s’est déchiré en deux, de haut en bas. Pour indiquer clairement qu’il n’y avait plus de séparation, et que le chemin qui mène jusque dans le sanctuaire avait été frayé et inauguré, même les rochers se sont fendus, et les sépulcres se sont ouverts ! Mt. 27, 51. Quelle œuvre !!!
Le chemin a été frayé au travers de la chair de Jésus, par la condamnation du péché dans la chair, par le renoncement à la volonté propre humaine et sa mise à mort.
Ainsi donc, aussi longtemps que Jésus était ici dans les jours de sa chair, jusqu’à ce qu’il soit lui-même accompli et que l’œuvre soit achevée, c’était sa chair qui constituait le mur de séparation, qui fermait l’accès au sanctuaire, parce qu’il a porté notre péché dans sa chair, à cause de nous.
Quel chemin étonnant, que Dieu a choisi pour notre salut, dans sa sagesse et selon son bon plaisir ! Nous avons vraiment des raisons de nous écrier à haute voix : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ! » Nous avons de bonnes raisons de nous prosterner et d’adorer Dieu, en disant :
« Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » Ap. 7, 10-12.
