Les urim et les thummim

On pouvait consulter l’Éternel par les urim et les thummim. Les urim et les thummim, c’est la lumière et la perfection. À cause du péché, les hommes se sont rendu la vie très difficile, ils sont dans une grande détresse et se sentent prisonniers des filets de Satan. Beaucoup désirent rencontrer une personne qui puisse les aider, quelqu’un à qui ils puissent s’adresser et qui puisse leur montrer le chemin de la liberté.

Il est facile de comprendre cela dans la vie pratique si on pense à quelqu’un qui veut construire une maison. Il se trouvera plus d’une fois dans des situations où il ne saura pas que faire. S’il est humble, il demandera volontiers conseil à un entrepreneur et prendra à cœur de suivre ses conseils. Les choses deviennent alors simples et il comprend comment s’y prendre pour que la construction soit solide et de qualité. Il se dira alors qu’il a été sage de suivre les conseils de l’entrepreneur. Cela lui donnera aussi à lui-même plus de connaissance et d’intelligence. S’il continue à être humble et à demander conseil pour apprendre, il pourra un jour devenir lui-même un entrepreneur !

« Son âme s’approche de la fosse, et sa vie des messagers de la mort. Mais s’il se trouve pour lui un ange intercesseur, un d’entre les mille qui annoncent à l’homme la voie qu’il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l’ange : Délivre-le, afin qu’il ne descende pas dans la fosse ; j’ai trouvé une rançon ! » . Il a toujours été difficile de trouver une telle personne. « Sur Lévi il dit : Les thummim et les urim ont été confiés à l’homme saint, que tu as tenté à Massa, et avec qui tu as contesté aux eaux de Meriba. Lévi dit de son père et de sa mère : Je ne les ai point vus ! Il ne distingue point ses frères, il ne connaît point ses enfants. Car ils observent ta parole, et ils gardent ton alliance. » .

C’est parce qu’il aimait les lois de Dieu et qu’il observait la parole de Dieu qu’il a été à ce point circoncis et libre de servir le Dieu Très-Haut. Combien de gens aiment la parole de Dieu à un degré tel qu’ils sont comme Lévi en esprit et vérité ? Nous comprenons qu’il n’y en a pas beaucoup ! Les thummim et les urim appartiennent à l’homme saint – c’est une prophétie concernant Jésus-Christ. Il est clair que si Dieu avait envoyé Jésus du Ciel avec toute la sagesse et la puissance qu’il possédait lorsqu’il était à l’œuvre auprès de Lui, nous aurions pu le comprendre, mais il fallait que Jésus ait part à une tout autre formation pour pouvoir accomplir son œuvre de souverain sacrificateur.

« En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage. Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple. Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ! » .

Ce n’est pas non plus parce qu’il était le Fils de Dieu que Jésus est devenu souverain sacrificateur. Il a fallu qu’il suive le chemin qui permettait de le devenir. Comme les enfants, il a dû participer au sang et à la chair et apprendre l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. Le chemin était étroit, comme l’indiquent les : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. »

Melchisédek a été rendu semblable au Fils de Dieu parce qu’il était sans père ni mère. Personne n’avait d’emprise sur lui, ni parenté, ni ami, ni qui que ce soit d’autre. À propos de la formation de Jésus pour devenir souverain sacrificateur – et nous sommes aussi appelés à être un sacerdoce royal et à le suivre – l’auteur de l’épître aux Hébreux écrit : « Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. » . Les Hébreux avaient été lents à comprendre ce que Dieu leur avait dit auparavant par l’intermédiaire du souverain sacrificateur. C’est pourquoi ils n’avaient pas fait de progrès et qu’ils en étaient encore aux premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils avaient besoin de lait et ne supportaient pas la nourriture solide. Il aurait fallu qu’ils croissent de sorte à devenir eux aussi capables d’apprendre l’obéissance par les choses qu’ils souffraient, pour avoir un jugement exercé à discerner ce qui est bien de ce qui est mal, par l’usage de la parole de Dieu. Nous sommes ici appelés à suivre Jésus en tant que sacrificateurs dans le sacerdoce de Melchisédek. Lorsque je renonce à tout, je deviens un disciple, et il n’y a alors plus rien qui m’entrave. Dieu peut alors me conduire et j’arrive moi aussi aux urim et aux thummim. Je deviens un sacrificateur de Jésus-Christ comme l’était Paul. Les sacrifices que l’Esprit attendait de la part des païens avaient certainement été offerts depuis longtemps dans la vie de Paul, de sorte qu’il était parvenu à la lumière et à la perfection et qu’il pouvait de ce fait dispenser l’Évangile de Dieu comme un sacrificateur. Par ses paroles, il pouvait amener les païens à devenir une offrande agréable, sanctifiée par le Saint-Esprit. Tous ceux qui ont un tel ministère pour Dieu ont leur louange en Jésus-Christ. Ils ont les urim et les thummim et peuvent contribuer à la délivrance des hommes. Ils souffrent eux-mêmes la mort selon la chair et sont vivifiés quant à l’esprit. Cela signifie qu’ils ont la lumière et la perfection pour pouvoir conduire les hommes à Dieu.

Pour accomplir cette œuvre, Jésus devait lui-même présenter des offrandes pour les péchés, non seulement pour le peuple mais aussi pour lui-même. . Il est clair que pour être gardé dans l’amour, il devait aussi offrir des sacrifices dans son propre corps. Il devait faire mourir le péché pour pouvoir faire une telle œuvre pour nous. Si Jésus avait abandonné l’amour et était devenu méchant envers ceux qu’il devait servir, il n’aurait pas pu les conduire à Dieu et lui-même n’aurait pas pu accomplir son œuvre en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. Nous aurions alors tous péri dans nos péchés.

« Ils enseignent tes ordonnances à Jacob, et ta loi à Israël ; ils mettent l’encens sous tes narines, et l’holocauste sur ton autel. Bénis sa force, ô Éternel ! Agrée l’œuvre de ses mains ! Brise les reins de ses adversaires, et que ses ennemis ne se relèvent plus ! »

Seuls ceux qui sont en vérité circoncis et sanctifiés et qui ont un tel désir et un cœur de disciple peuvent faire cette œuvre : enseigner les ordonnances à Jacob et les lois de Dieu à Israël. Une bénédiction particulièrement puissante repose sur de telles personnes. Moi aussi, je veux dire : Puissent les œuvres de tels hommes être bénies pour toute l’éternité – afin que leur force soit bénie et que les œuvres de leurs mains te soient agréables, ô Éternel ! Nous comprenons aussi qu’il est terrible d’être les adversaires de tels hommes. « Brise les reins de ses adversaires, et que ses ennemis ne se relèvent plus ! » S’il y a des hommes qu’il vaut mieux ne pas avoir comme ennemis, c’est justement de telles personnes ! Les choses tournent très mal pour ceux qui sont ennemis de tels hommes de Dieu.

Lorsque nous suivons Jésus fidèlement et que nous sommes obéissants envers l’Esprit, Jésus peut en tant que souverain sacrificateur choisir les sacrifices en nous, de sorte que nous aussi, nous apprenions l’obéissance par les choses que nous souffrons. Nous faisons nous aussi l’expérience que le chemin est étroit. Nous entrons en communion avec celui qui a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, même s’il subsistera toujours une différence entre celui qui a inauguré le chemin et nous, qui le suivons sur ce même chemin.