Notre service et notre conduite dans la maison de Dieu

« Je t'écris ces choses, avec l'espérance d'aller bientôt vers toi ; mais, si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Église du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité. Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire. » .

Le fait d’apprendre à bien se conduire dans la maison de Dieu est étroitement lié à notre degré de compréhension du mystère de la piété. On ne parvient pas à cette connaissance à force d’études. C’est l’Esprit qui doit nous révéler ce mystère. Nous avons vite fait, en tant qu’hommes, d’adopter une forme extérieure qui nous a été transmise par des personnes pieuses qui ont vécu avant nous. Beaucoup de gens ont fait cela. Ils continuent à prêcher cette forme extérieure, comme si celle-ci représentait le chemin qui mène à une vie sainte et pieuse. « Si quelqu'un enseigne de fausses doctrines, et ne s'attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à la doctrine qui est selon la piété. » .

La doctrine de Christ, c’est celle de Christ manifesté en chair. « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. » . Après avoir renoncé au fait d’être semblable à Dieu, Jésus a accepté de naître dans la condition d’un homme et, comme rejeton de David, il a inauguré une voie nouvelle et vivante qui permet de revenir à Dieu. Par la fidélité de Jésus, la vie de Dieu a été manifestée dans un homme, à un point tel que Jésus pouvait dire : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » .

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu ; il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l'Esprit. » . Le résultat de ce combat et de cette souffrance, c’est qu’il est devenu le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa personne, et qu’il soutient toutes choses par sa parole puissante. .

« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il rende impuissant celui qui avait la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable. » . Jésus a mené un combat acharné pour ne pas se laisser contaminer par la chair de David qu’il avait revêtue. C’est pour cela qu’il a lutté et combattu jusqu’au dernier instant. Son œuvre sera richement récompensée. Par son combat et par la peine qu’il s’est donnée, il a gagné des frères qui, à leur tour, peuvent entrer dans la même course – dans la sanctification pour devenir semblables au Fils. Ce sont des personnes dont l’esprit a été rendu vivant. Elles ne se sont pas figées dans une forme extérieure religieuse ou pharisienne. Elles sont saisies du fait qu’elles peuvent être rendues semblables à leur Maître. Jésus lui-même se réjouit à la pensée de pouvoir les présenter à son Père céleste. « Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, ait élevé à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères, lorsqu'il dit : J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée. Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés. » .

Ne réduisons pas la vie de notre si grand souverain sacrificateur à des préceptes et des lois issus d’un temps révolu et qui porteraient la marque de tendances et d’influences humaines. C’est l’Esprit de révélation, associé aux forces de vie qui sont en Dieu, qui apporte la lumière et la vie, nécessaires au développement et à la croissance de l’Assemblée. De fortes opinions humaines, en particulier à propos des choses extérieures, n’ont jamais contribué à créer des valeurs éternelles dans l’Assemblée du Dieu vivant. Celui qui veut participer à l’édification de l’Assemblée doit entrer dans le monde de l’Esprit et ne pas s’attacher à des préceptes et à la lettre qui est périssable. « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est Esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. » . De telles personnes sont des serviteurs en esprit. Elles ne sont attachées ni à des us et coutumes, ni à des préceptes et des règlements. Elles se laissent conduire par l’Esprit de Dieu et sont en mesure, par leur vie et leur esprit vivifié, d’affranchir et de délivrer beaucoup d’âmes qui ont été la proie de l’accusateur.

Jésus a dû lui-même s’humilier pour suivre ce chemin. Le chemin sur lequel l’Esprit l’a conduit lui a coûté sa propre vie. Pour pouvoir frayer une voie qui permette de retourner au Père et pour devenir pour nous à la fois une victime expiatoire et un souverain sacrificateur miséricordieux, il a dû suivre le chemin qui l’a amené à présenter des prières avec larmes et grands cris. « C'est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu'il soit Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. » . Sur ce chemin, il croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. . Il est notre modèle, notre précurseur et notre grand exemple !

« Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » .