À qui confie-t-on un ministère dans l’Assemblée ?
« Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. C’est pourquoi il est dit : Étant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes. Or, que signifie : Il est monté, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ? Celui qui est descendu, c’est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. » .
Dieu prend parfaitement soin de son Église, son Assemblée. C’est pourquoi il a donné à l’Assemblée les dons qui sont nécessaires pour qu’elle puisse croître et se développer. C’est Jésus lui-même qui a donné ces personnes à l’Assemblée et sans elles, l’Assemblée ne pourrait pas être édifiée. Ces serviteurs sont par conséquent extrêmement précieux dans l’Assemblée et ils travaillent pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère pour l’édification du corps de Christ. Par leur ministère, la foi en la victoire naît dans les cœurs et les saints parviennent ainsi à l’unité de la foi, la foi qu’il est tout à fait possible de vaincre tout le péché. Leurs paroles, leur vie et toute leur conduite contribuent à ce que les saints parviennent à l’unité de la foi qu’il est tout à fait possible d’être affranchi du péché, et même de vaincre comme Jésus lui-même a vaincu. . Une telle foi est inconnue dans le monde religieux. C’est aussi grâce à cette foi qui triomphe de tout que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre l’Assemblée. La force que l’Assemblée a dans le combat contre l’armée des esprits méchants dans les lieux célestes dépend entièrement de la fidélité et de la foi de ces personnes.
Par le Saint-Esprit et avec l’aide des collaborateurs de Dieu, les saints peuvent grandir et ils ne restent pas des enfants, ils ne sont plus flottants et ils ne se laissent pas emporter à tout vent de doctrine par la tromperie des hommes et par leur ruse dans les moyens de séduction. . S’agissant de ceux que Dieu a établis dans le ministère dans l’Assemblée, il faut tenir compte du fait qu’ils ont vécu une vie particulièrement pieuse dès leur jeunesse. Ils ont été fervents et entiers de cœur et ont gardé le premier amour et sont devenus des étoiles dans la main de Jésus. Jésus les utilise d’une manière particulière. Cela n’enlève rien au fait qu’ils ont eux aussi besoin d’exhortations et de se soumettre au traitement de Dieu. Nous le voyons dans les lettres envoyées aux sept églises de l’Asie Mineure. Jésus a prévenu plusieurs des étoiles qui étaient dans sa main qu’elles devaient se convertir.
« Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. » « Repens-toi donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. » et . « Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu la parole, garde-la et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai te surprendre. » « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » et .
Les serviteurs que Dieu a donnés aux hommes sont ceux qui sont descendus le plus bas. Ce sont ceux qui se sont humiliés le plus profondément dans leur cœur dans les circonstances de la vie, quand le Saint-Esprit a parlé et leur a montré leur propre péché. C’est justement à cause de cette fidélité que Dieu leur a confié de grandes révélations et qu’ils peuvent ainsi devenir des dons pour les hommes. Par la sagesse que Dieu dépose dans leur cœur, des révélations peuvent leur être confiées, qui servent à la délivrance de personnes qui seraient sinon restées dans le filet de Satan.
Tous ceux que Dieu a placés dans l’Assemblée gardent le mystère de la foi dans une conscience pure. . Ils vivent donc une vie victorieuse, mais ils doivent néanmoins être mis à l’épreuve. Ensuite, ils peuvent servir dans l’Assemblée, s’ils sont irréprochables. . Dieu s’intéresse de très près à la façon dont nous servons : cherchons-nous à plaire aux hommes ou vivons-nous devant la face de Dieu ? Paul prenait cela avec beaucoup de détermination et de sérieux : « Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs ; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu. » . « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » .
Nous comprenons que Dieu s’intéresse de près à la façon dont nous prenons les choses au plus profond de nos pensées. Dieu est jaloux de sa gloire. Jésus a dit lui-même que si on cherche sa propre gloire, on ne peut pas croire. . Si on ne croit pas, on ne peut pas vaincre non plus, et sans victoire, on ne peut pas mener d’autres personnes à une telle vie. C’est pourquoi il faut prendre ces choses très au sérieux dès sa jeunesse, de façon à pouvoir garder pendant toute sa vie le mystère de la foi dans une conscience pure.
« Mais, puisque Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, nous parlons, non comme pour plaire aux hommes, mais pour plaire à Dieu qui sonde nos cœurs. » . Tout dépend de personnes comme celles-là. C’est uniquement à des personnes fidèles et pures que l’Évangile est confié. Nous comprenons que ces personnes-là n’ont jamais été « trop nombreuses ». Elles sont gardées dans la foi et l’espérance, et le fait qu’elles croient prouve qu’elles ne cherchent pas leur propre intérêt. Ici, nous avons affaire à Dieu, et c’est lui qui éprouve nos cœurs.
« Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle, en m’établissant dans le ministère. » . C’est celui qui éprouve les cœurs qui l’avait jugé fidèle et l’avait établi dans le ministère. Il y a une grande différence entre le fait qu’on fasse un bon discours pour un frère ou une sœur à l’occasion d’un anniversaire et le fait que Dieu lui-même juge la personne fidèle.
Dans l’épître aux Galates, nous voyons un peu ce que cela signifie de servir de telle manière que Dieu puisse nous juger fidèles. On ne peut pas se laisser lier par des hommes et dire les choses qui leur font plaisir. On attend des dispensateurs de Dieu une fidélité bien supérieure à la fidélité qu’on témoigne quand on est relativement jeune sur le chemin. L’amour des Galates pour Paul était manifeste pour lui, mais quand il a voulu les mener plus loin sur le chemin, il a rencontré une grande résistance. « Où donc est l’expression de votre bonheur ? Car je vous atteste que, si cela avait été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? » .
Nous comprenons que Dieu n’établit pas n’importe qui comme son fondé de pouvoir – une personne à qui il donne les pleins pouvoirs – sur la terre. Ce sont des personnes qui connaissent la volonté de Dieu à un degré qui leur permet d’être à la place de Dieu dans leur ministère à l’égard des croyants. Ce qu’ils lient est lié et ce qu’ils délient est délié, comme Jésus le dit à Pierre. « Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » . Tous ces serviteurs sont oints pour leur ministère. Si l’on a été oint par Dieu pour un tel ministère, on est oint pour le reste de sa vie, si l’on reste fidèle dans ses circonstances. L’œuvre que Dieu a confiée à de telles personnes, elles la gardent pour le reste de leur vie, même si la sagesse recommande qu’elles remettent le service pratique à des personnes plus jeunes quand elles commencent à perdre leurs forces physiques et qu’elles ne sont plus capables de s’acquitter elles-mêmes du service extérieur.
