L’habillement et les choses extérieures

Si nous voulons vivre selon la loi parfaite de la liberté, nous ne pouvons pas nous laisser lier par des principes. Tout principe limite ta liberté. Le frère Aslaksen était très souple, même s’il pouvait donner l’impression qu’il était ferme sur les principes. Une personne spirituelle ne peut pas vivre selon des principes et ne peut pas non plus être arc-boutée sur sa façon de penser. Il y a toujours de nouvelles situations à résoudre. Il n’y a pas deux circonstances qui soient identiques, c’est pourquoi nous devons écouter la voix de l’Esprit dans chaque situation. Le plus important est d’avoir une oreille ouverte. L’Esprit peut alors agir et travailler de telle sorte que nous pouvons faire ce qui est le mieux pour les hommes.

Annonce Christ et dépeins Christ aux yeux des jeunes, afin qu’ils puissent commencer à plonger leurs regards dans la loi parfaite de la liberté ! Certains s’habillent et se comportent de manière très déplacée, mais il y a peut-être un bon cœur qui bat derrière la façade. En tant que berger, il est bon de les saluer et de leur parler. Souvent, ils souhaitent attirer l’attention, et nous pouvons leur manifester de l’intérêt. Ils sont peut-être dans un esprit d’opposition et sur le point de devenir adultes. Prends garde de ne pas les mettre trop vite dans la catégorie de ceux qui ont renié Dieu. Les jeunes utilisent facilement l’expression « légaliste » face au conservatisme et au comportement tatillon des plus âgés. Dans la période où ils trouvent leur propre identité, ils ont tendance à provoquer. Ne sois pas prompt à les mettre en état d’arrestation ! Nous ne connaissons pas les cœurs, mais Dieu les connaît. C’est pourquoi on a vite fait de se tromper lourdement dans le jugement qu’on porte sur les personnes. Ils ne sont pas encore arrivés à la haine – ils sont sous la loi. Il ne s’agit donc pas de les « mettre à la porte ». Il s’agit de les mener au salut.

Ce sont les enfants que nous devons avoir à cœur, pas notre propre honneur. Écoute l’Esprit et pense au salut des enfants ! Les enfants comprennent très bien si on fait de son mieux, de tout son cœur et d’après ce qu’on comprend. De bonnes personnes ne sont pas une pierre d’achoppement, même si elles manquent de sagesse. Par contre, les péchés manifestes détruisent la confiance.

N’aie pas non plus une telle hantise de passer pour légaliste que tu n’oses pas intervenir dans les situations où tu devrais absolument le faire. Notre corps ne doit pas porter les marques anciennes du péché. Nous devons nous débarrasser complètement du corps de la chair si nous voulons avoir un ministère dans l’Assemblée. Prends plutôt l’opprobre sur toi ! Quand l’assemblée est dirigée avec mollesse, ceux qui sont charnels ont vite fait de se manifester.

Un frère ancien ne doit pas se comporter en commissaire de police qui règle tout entre ciel et terre. « Dans ce monde, nous devons pouvoir fermer un œil » disait Johan O. Smith. Annonce la parole de Dieu, pour que ceux qui recherchent le salut puissent se laisser diriger par la Parole. Compte sur Dieu et prie pour les affaires délicates !

Certains ont une forte disposition à être légalistes, et dans toute leur connaissance et justice humaines, ils peuvent s’enfler d’orgueil et commencer à vouloir régler toutes sortes de choses dans l’Assemblée. Ils considèrent souvent ceux qui ont un cœur de berger comme faibles et timorés. Il faut garder de telles personnes à l’œil. Il se peut qu’elles soutiennent le frère dirigeant tant que cela sert leurs propres desseins, mais dès que ce n’est plus le cas, un esprit d’accusation s’empare d’elles. De telles personnes ont besoin d’aide pour descendre de leurs hauteurs vers la plaine de la réalité, où elles apprennent à s’humilier. Sinon, elles deviennent un fardeau et une charge pour leur assemblée locale.

Beaucoup de gens ont passé de longues années dans des milieux religieux marqués par le légalisme. Il faut laisser tout cela derrière soi si on veut être utile dans l’Assemblée. Ne force jamais tes enfants à se conduire et à se comporter d’une manière spéciale simplement pour qu’il rejaillisse de l’honneur sur toi ! Aie du respect pour ce que Dieu fait en eux ! Lorsque tu remets les choses en place par ton autorité et ta force humaines, tu es sous la loi. Plusieurs pères et mères ont emmené avec eux des choses malsaines héritées de leur passé religieux et font croire à leurs enfants que c’est cela qui est l’Assemblée. Nous devons nous débarrasser complètement de ces choses. L’amour exerce une force d’attraction, comme toutes les vertus : la douceur, la bonté, la miséricorde et ainsi de suite. Réjouis-toi avec les enfants et trouve des choses amusantes à faire avec eux. Crée une atmosphère agréable et bénie pour eux !

Les personnes qui ont un passé religieux considèrent souvent l’aspect extérieur de l’Assemblée et se font du souci à cause des choses extérieures. Elles ne comprennent pas celui qui a été manifesté dans la chair. Il ne faut pas que de telles personnes exercent une influence dans l’Assemblée. N’inclus pas toutes sortes de vagabonds dans l’Assemblée ! Sois vigilant à l’égard de telles personnes ! Elles sont souvent une charge pour les autres.

Si on s’éloigne de Christ manifesté dans la chair, on ne tarde pas à devoir organiser les choses et à dicter des règles et des préceptes. Il faut souvent savoir supporter des choses de la part des jeunes, et on ne doit pas être constamment après eux pour leur montrer les bêtises qu’ils font. À nos conférences, nous souhaitons que les sœurs mettent des jupes ou des robes décentes et les frères des pantalons longs. La jupe ne doit pas monter au-dessus du genou. Les mini-jupes sont très indécentes et ne conviennent pas à une croyante. Lorsqu’on s’habille de manière indécente, on envoie des signaux et on communique aussi avec le monde. Mais chacun est libre de porter les habits qui conviennent au type d’activité qu’il entreprend, qu’il fasse du sport ou qu’il soit au travail, etc. On ne peut pas enfermer les gens dans un style qui n’est pas de notre temps. Les dirigeants qui ergotent toujours à propos de ces choses deviennent eux-mêmes un fléau et une peste. S’il faut éventuellement parler de ces choses, cela revient en premier lieu aux vrais bergers, qui ont un cœur de père.

La parole de Dieu parle d’un habillement décent, et nous ne nous appuyons que sur la parole de Dieu. Quoi que nous fassions, tout doit être fait à la gloire de Dieu. Le corps est un temple pour le Saint-Esprit. L’onction doit nous enseigner ce qui est décent. « Mais, si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. » . L’Esprit veut nous enseigner comment il est convenable de se conduire.

Si le parvis se comporte mal, il faut le mettre en garde. Quand des personnes détruisent la crainte de Dieu par leur comportement, il faut les prendre à part et les exhorter. Les jeunes filles s’habillent peut-être de manière un peu indécente parce que c’est à la mode, et pas forcément parce qu’elles souhaitent provoquer. Notre but doit être de créer un contact de cœur qui permette de travailler avec elles. Il est très important ici de faire la différence entre les âmes faibles et les meneurs insolents.

Le message de l’Assemblée ne doit pas omettre de rappeler que l’habillement doit être décent, mais quand on parle de ce genre de choses, il faut veiller à laisser une certaine latitude, et ce sont en premier lieu les pères en Christ qui doivent se charger de ces questions. Ils se garderont de donner des consignes basées sur ce qui se faisait par le passé. Notre tâche est d’annoncer la parole de Dieu et de laisser ensuite à chacun la responsabilité de déterminer ce que cela signifie pour lui, sans donner des exemples concrets dans tous les domaines. Fais preuve de prudence dans de telles situations, afin de ne pas apporter plus de confusion que d’aide !

« Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. » .

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari. » . Nous devons insister sur la parure intérieure et notre prédication doit éveiller le désir de la rechercher.

Nous ne devons faire de tort à personne. Si tu dois rappeler à l’ordre ceux qui ont un mauvais comportement, ne profite jamais de l’occasion pour dévoiler publiquement quelques cas qui relèvent de l’exception. Aux réunions, nous nous adressons à ceux qui se comportent correctement. Ceux qui se comportent mal doivent être repris seul à seul. Ne fais pas allusion à ces cas-là dans ta prédication ! Il peut y avoir des jeunes rebelles qui se font « descendre en flèche » par ceux qui prêchent. Ce n’est pas comme cela qu’il faut travailler aux réunions. Cela ne fait que rendre les choses plus difficiles. On ne peut pas non plus mélanger le travail avec les jeunes inconvertis avec le travail qu’on fait avec les jeunes qui sont déjà dans l’Assemblée. Le risque de contamination est trop grand. Un tel travail doit être plus isolé, seul à seul.

En ce qui concerne les choses extérieures, il y a un domaine que Paul précise bien : les femmes doivent couvrir leur tête à certaines occasions. Paul écrit : « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? » .

Rares sont les cas où la Parole donne des instructions sur les choses extérieures. Le fait de se couvrir la tête est l’une de ces exceptions. Paul écrit que chaque femme doit se couvrir la tête lorsqu’elle prophétise. De même, il demande aux Corinthiens : « Est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? » Nous ne souhaitons en aucune manière aller au-delà de ce que dit la parole de Dieu. Lorsque nous nous rassemblons pour des réunions et des moments d’édification, il convient aux sœurs d’obéir à ces versets de Paul et de se tenir prêtes à pouvoir servir selon ce que le Saint-Esprit produit en elles. C’est une toute autre chose lorsque nous nous rassemblons par exemple pour des fêtes d’anniversaires ou autres fêtes. Il est peu probable que les sœurs donnent autre chose qu’un témoignage personnel à de telles occasions et il n’est donc pas naturel d’exiger qu’elles se couvrent la tête dans ce genre de circonstances. Nous devons donc laisser les femmes pieuses trouver elles-mêmes ce qui convient aux différentes occasions et juger elles-mêmes si elles prophétisent ou non, entre autres.

Paul écrit : « C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. » Les anges désirent plonger leurs regards dans l’œuvre de salut qui a lieu dans le cœur de ceux qui sont entrés dans le pacte du disciple, mais cette vie intérieure leur est cachée. . Lorsqu’ils voient une femme qui a la tête couverte, ils comprennent que c’est une femme pieuse, et cette personne est sous la protection des anges. Les anges sont tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut. .

Quand il y a des choses extérieures qui ne sont pas très bonnes, seule une minorité est concernée. Certaines personnes ont tendance à exagérer, à mentir et à généraliser à partir d’un ou deux exemples. Les quelques femmes qui s’habillent d’une manière très provocante doivent être exhortées par quelques sœurs plus âgées, c’est-à-dire des sœurs d’un âge mûr qui ont elles-mêmes des jeunes dans leur foyer et qui les aiment. Ne crée pas de grands remous à cause d’une ou deux exceptions. Il se peut même souvent que ceux qui s’irritent et qui se mêlent de ce que font les autres ont le cœur beaucoup moins bon que ceux qui s’habillent de manière un peu indécente.

« Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu. » . Beaucoup de gens ont utilisé ce verset de manière très littérale pour prétendre que pour une sœur, c’est une abomination devant Dieu de porter le pantalon. Mais ce verset concerne bien sûr les travestis, c’est-à-dire ceux qui ont un penchant pour revêtir les habits du sexe opposé. C’est cela qui est une abomination devant Dieu et de telles personnes entraînent souvent avec elles des esprits affreux. Ce ne sont pas les habits en eux-mêmes qui créent la piété et la décence. Lorsqu’une femme est dans un mauvais esprit, elle est indécente même si elle porte une jupe.

De nos jours, les femmes prennent beaucoup plus part aux loisirs qu’autrefois. Elles doivent évidemment aussi s’habiller en fonction du type d’activité qu’elles entreprennent. Beaucoup de personnes ont une conscience fragile par rapport à ces choses. Mais Dieu veut révéler aux vraies filles de Sara comment elles doivent agir par rapport à l’habillement et à la coiffure. Ne croyons-nous pas que Dieu se révèle aux sœurs ? Elles sont libres de s’habiller et de se comporter comme Dieu les pousse à le faire. Et elles doivent aussi ressentir cette même liberté et ce même respect de la part des serviteurs de Dieu !

Si on ne croit pas à la victoire sur le péché, on est obligé d’endiguer le monde en instaurant des règles et des préceptes stricts. Les fondamentalistes ont un grand pouvoir politique dans plusieurs pays, mais ils ne parviennent pas à la vie en Christ. Plusieurs d’entre eux ont poussé les choses tellement loin qu’ils sont à leur tour l’objet des moqueries et des railleries des hommes. Johan O. Smith écrit : « Si le monde se moque de nous, qu’il se moque de notre piété et non pas de nos bêtises. » Cet opprobre-là, nous l’acceptons volontiers.

Lorsque le frère Sigurd Bratlie m’a confié son ministère d’apôtre, je lui ai demandé : « Y a-t-il quelque chose de particulier dont je dois prendre soin, qui n’est pas écrit clairement dans la parole de Dieu ? Dans ce cas, il faut me le dire maintenant, car je n’annoncerai rien d’autre que la parole de Dieu. » Il a réfléchi un peu avant de me répondre : « Nous ne devons pas nous attacher particulièrement aux choses extérieures. Jugez-en d’après le temps dans lequel vous vivez, mais nous devons être de ceux qui freinent. »