Légalisme – l’absence de lois

En ce qui concerne ces choses, l’épître aux Galates est un véritable écrit de combat. Avec la loi, on peut aller très loin dans tout ce qui concerne les choses extérieures, mais elle n’atteint pas ce qui est caché – les pensées et la convoitise.

« Mais tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là ! » . Les Juifs ne voulaient pas avoir de médiateur entre Dieu et les hommes. Les prédicateurs du monde religieux annoncent Jésus d’une manière telle qu’ils font de lui un ministre du péché, puisqu’ils prétendent qu’il couvre et disculpe ceux qui veulent continuer à pécher.

« Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur. » . Qu’est-ce que Paul avait détruit ? Le fait d’être justifié par les œuvres de la loi. Si la justification s’obtenait par les œuvres, il faudrait « rafistoler » l’ancienne vie. Les gens voient bien que c’est une honte pour le christianisme que les convertis continuent à vivre une mauvaise vie, c’est pourquoi on leur fixe des règles et des préceptes. « Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes : Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! » . Ce sont ceux qui vivent dans le monde et qui marchent selon la chair qui ont besoin de règles et de préceptes. Cela leur permet de passer pour de bons chrétiens, mais il ne peut pas être question de se développer quand on prend les choses de cette manière.

« Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre. » .

Seuls ceux qui sont morts sont libres de la loi. Ceux qui vivent ont besoin de la loi. Pour illustrer cela, on peut dire que les païens conduisaient une voiture sans freins. Les Juifs avaient la loi, et la loi était un frein pour le péché. De cette manière, ils évitaient beaucoup des accidents qui arrivaient aux païens. Quelle est la chose que ne comprennent pas ceux qui veulent placer l’Assemblée sous la loi ? Ils ne comprennent tout simplement pas le mystère lui-même : la mort de Christ ! « Car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » . Lorsqu’on ne vit plus soi-même, on est libre de la loi. Par la loi, on n’avait que sa propre force pour s’en prendre au péché en dehors du corps. Notre vocation est de faire mourir le péché dans le corps. Beaucoup de passages et de versets vont dans le même sens – le chemin qui mène à la vie éternelle passe par la mort.

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, – afin que la bénédiction d’Abraham ait pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis. » . Lorsque nous sommes délivrés du péché, nous sommes aussi délivrés de la malédiction de la loi qui repose sur ceux qui n’ont pas réussi à observer la loi. La loi ne doit pas être abolie. Elle est spirituelle, juste, sainte et bonne.

« Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. » . La plupart des croyants vivent dans le mystère de l’iniquité (l’absence de loi). Ils ne croient pas qu’il est possible de vaincre le péché, et ils ne croient pas en une vraie délivrance, afin que la justice de la loi puisse être accomplie en eux.

Jésus n’est pas venu sur terre à cause de lui-même, mais à cause du péché, pour apporter une délivrance éternelle. La loi n’était qu’une partie de la volonté de Dieu – elle ne pouvait pas nous rendre réellement libres du péché. Ceux qui ne prennent aucun égard à la loi, mais qui pèchent en se cachant derrière la grâce, se retrouvent dans une fausse liberté.

« Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dérèglements, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement. » . Au lieu d’aider les gens à sortir du péché, on prononce des discours enflés de vanité. C’est terrible de voir comment les hommes se laissent séduire. « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. » Si le péché a triomphé de toi, tu es un esclave. Si, dans ces conditions, tu veux montrer le chemin aux autres, tu montres le chemin qui mène à une fausse liberté.

Nous croyons qu’il est possible par l’Évangile de trouver de l’aide pour sortir du péché. Il faut que les hommes soient mis en contact avec le Saint-Esprit, pour qu’ils puissent expérimenter la puissance de l’Évangile.

« Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ. » . Ils n’étaient pas ennemis de la croix de Golgotha, mais ils étaient ennemis de la croix qu’il s’agit de porter dans la vie quotidienne. Les hommes voudraient bien faire ce qui leur plait, mais en même temps ils craignent de devoir en supporter les conséquences. Tant qu’on n’a pas crucifié la chair, on est trompé. Si nous voulons avoir la foi d’être enlevés avec lui, il faut que la croix agisse sur les passions et les convoitises qui sont dans la chair.

« Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. » De telles personnes vivent selon la chair. « Mais nous, nous sommes citoyens des Cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » .

Annonce cela, pour que les cœurs se mettent à battre en entendant la parole de la foi ! Quelle grâce de pouvoir commencer à croire en une telle force ! Tu ne peux pas demeurer dans l’amour sans t’humilier dans les circonstances de la vie. L’amour te donne l’espérance d’une vie éternelle – ce sont des forces énormes qui peuvent transformer notre corps, afin que nous puissions suivre notre Maître pour toute l’éternité.

Tant que nous avons l’Évangile, nous ne pouvons pas annoncer la loi aux hommes. Nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’au jour de son avènement. Ainsi, nous ne sommes ni sans loi, ni esclaves de la loi. La croix est l’instrument le plus fort qui soit contre le péché. Lorsque nous marchons selon l’Esprit, nous n’accomplissons pas les convoitises de la chair. Nous plongeons nos regards dans la loi parfaite de la liberté et nous sommes rendus semblables à Christ. Nous avons là une vocation magnifique, à laquelle la loi ne pourra jamais amener personne.