Force d’action et fermeté
Le principal, dans toute notre activité, c’est la parole de Dieu. Nous ne pouvons pas organiser la vie de l’assemblée en fonction de quelques personnes faibles. Sinon, l’assemblée tout entière souffrira d’un manque de force. Nous ne pouvons pas laisser Satan diriger l’Assemblée par l’intermédiaire du « parti des faibles ». On ne doit pas avoir sans cesse pitié des faibles. Ne prête pas si facilement l’oreille à ceux qui se plaignent et qui soupirent. Il ne faut pas non plus que les femmes dirigent l’Assemblée. La structure de l’Assemblée doit respecter le modèle biblique. Les sœurs peuvent nous donner beaucoup de bons conseils, mais elles ne sont pas là pour diriger l’Assemblée. Elles ne doivent pas enseigner l’homme, ni s’attribuer une autorité qui ne leur sied pas.
Nous avons besoin d’apprendre à comprendre les différentes périodes. La plupart agissent trop tard, tandis que d’autres ont un zèle exagéré et agissent trop rapidement. Il n’est pas rare qu’on soit trop lent et qu’on agisse ensuite beaucoup trop énergiquement, en frappant avec beaucoup trop de force. Ce qui est agréable à Dieu, c’est qu’on agisse au bon moment et avec la force appropriée. On peut facilement croire que c’est spirituel d’attendre très longtemps, mais en règle générale, c’est dû à un manque de vigueur. Beaucoup de choses peuvent pousser tellement de travers qu’elles sont difficiles à redresser après coup si on n’a pas agi au bon moment. Nous devons travailler d’après les injonctions de Dieu et faire ce que Dieu veut quand il agit en nous. Fais-le dans la confiance en Dieu et ne laisse pas le doute s’introduire dans ton cœur.
Johan O. Smith écrit dans une de ses lettres : « En ce qui me concerne, je n’ai aucune foi dans les filets de Satan, qu’ils soient fins ou grossiers, mais la confiance et la foi en Dieu nous rendent forts et victorieux, si bien que les filets de Satan sont aussi fragiles qu’une toile d’araignée. On ne peut pas non plus dire ‘alléluia’ à tout ce qui se dit aux réunions, car dans ce cas je crains que tout soit rapidement étouffé par les mauvaises herbes. Il faut désherber. Si le monde se moque de nous, ce doit être à cause de notre maturité spirituelle, car nous sommes alors vainqueurs. Mais si, comme Samson, nous nous comportons de manière tellement insensée que nous sommes faits prisonniers et liés, et qu’on se moque de nous ensuite, ce n’est pas à la gloire de Dieu mais plutôt à son déshonneur. Tu as dit toi-même que cela donnait une impression de confusion de voir tout un tas de gens s’exciter en quelque sorte les uns les autres pour parvenir à un état spirituel. Il peut y avoir du vrai là-dedans, mais ce qui donne une impression de confusion, je le dis franchement à la personne en question, pour qu’elle puisse corriger la chose. Il y a toujours des choses à corriger. »
Nous avons besoin de suivre tout un enseignement pour pouvoir combattre pour la cause de Dieu, et tous les amis doivent apprendre comment mener des guerres spirituelles. Les promesses appartiennent à ceux qui vainquent. Nous luttons contre des puissances spirituelles et contre tous ceux qui se laissent manipuler par ces esprits. Toute la lâcheté, l’hypocrisie et la faiblesse doivent être combattues.
Nous devons obtenir des sens exercés pour entendre ce que l’Esprit dit à l’Assemblée. Jésus a demandé trois fois à Pierre : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? ». Nous devons paître et garder les brebis et les agneaux. « Ta houlette et ton bâton me rassurent », disait David. Le bâton est pour le loup et non pour les agneaux. Le responsable d’une assemblée doit avoir de la force dans son esprit, afin que des personnes fortes ne prennent pas dans l’assemblée un pouvoir que Dieu ne leur a pas confié. Le berger précède les brebis – il les précède dans l’humilité, dans la vérité, la bonté et toutes les vertus de Christ. Les brebis connaissent alors la voix du berger, et elles le suivent même lorsqu’il les mène à l’abattoir.
Celui à qui les brebis appartiennent est rempli de force pour agir. . Si quelqu’un voit le loup arriver et qu’il n’est pas rempli de force pour passer à l’action, c’est un grand jugement contre lui. Il n’est pas entré par la porte et c’est un voleur. Le manque de force pour agir vient de ce qu’on tolère de l’infidélité dans sa vie personnelle. Le zèle du Souverain Berger doit brûler dans nos cœurs si nous voulons Lui être agréables.
Il faut de la force d’action dans une assemblée. Tout ce qui vient de l’âme fait du tapage. N’aie pas des pensées horizontales – en te demandant qui va être vexé, etc. C’est ce qui vient de l’âme qui est vexé. Laisse la parole de Dieu séparer et trancher ! Mets les choses à leur place et laisse les hommes trouver leur propre vie et entrer dans le repos. Ceux qui estiment et croient comprendre et savoir toutes sortes de choses doivent trouver eux-mêmes leur propre vie. Beaucoup de personnes qui vivent selon leur âme ont besoin de parvenir à la foi en la croix. Elles sont nées de nouveau, mais vivent souvent partiellement par la foi et partiellement selon leur raisonnement.
Il faut que nous soyons des guerriers – c’est ce qui, à terme, est le mieux pour l’Assemblée. Il faut que nous soyons une arme pour la justice et une arme est faite pour être utilisée. Ne tiens pas compte de toutes les opinions humaines. Sinon tu manqueras de force d’action. Quand on est vacillant, c’est qu’on a un double entendement, on tient compte de deux choses. Si l’on pense à son propre nom, on ne peut rien recevoir de Dieu.
« Le Saint-Esprit et nous-mêmes avons décidé » dirent les apôtres. Il faut que nous ayons une oreille pour entendre ce que veut l’Esprit. Quand on exécute ce qu’il a dit, il en résulte du salut et de la sécurité. Il est alors manifeste que nous sommes en relation avec Dieu. Nous devons bien sûr réfléchir aux choses, mais quand nous agissons, nous le faisons dans la foi en Dieu et nous avançons. Nos œuvres doivent être faites en Dieu, en plein accord avec la connaissance que nous avons de sa volonté. Quand on marche selon l’Esprit, on ne passe pas son temps à regretter toutes sortes de choses.
Il n’y a pas de liberté pour faire ce que l’on veut dans l’Assemblée, mais il y a de la liberté pour être transformé. Il faut que l’Assemblée soit dirigée, et il y a aussi des dons pour diriger. Le sillage de notre ministère doit décrire de larges courbes et on ne doit pas y trouver trop de grandes embardées brusques d’un côté et de l’autre. Nous devons intervenir dans des situations qui ne sont pas très bonnes et exhorter et reprendre quand c’est nécessaire. Cela peut être un peu désagréable, mais cela fait partie du travail d’un guerrier du Seigneur.
Cela m’a fait mal de voir des frères plus âgés « frapper » des jeunes entiers de cœur parce qu’ils n’avaient pas tout fait avec sagesse. De tels frères se complaisent en eux-mêmes. Ils sont devenus grands dans leur ministère et ne suivent pas les traces du Maître. De tels frères n’ont pas non plus peur de médire entre frères qui sont au même niveau de responsabilité. Peu nombreux sont ceux qui restent fermes et décidés et font ce qu’ils doivent faire au jour du combat. Certaines personnes cherchent leur propre intérêt et leur propre honneur dès qu’elles en ont la possibilité. Je n’oserais pas leur tourner le dos. On ne peut jamais se confier dans les hommes – on doit se confier en Dieu. Écoute-le et fais ce qu’il te dit dans ton cœur ! Prends cela au sérieux ! Les lois de l’ancienneté dans le monde spirituel font que l’on a du respect pour ceux qui nous précèdent dans le Seigneur, mais le respect pour les autres ne doit pas diminuer le respect que nous avons pour Dieu.
On croyait autrefois dur comme fer que ceux qui avaient grandi dans un milieu un peu aisé ou qui avaient une meilleure condition sociale étaient de meilleures personnes. Aujourd’hui, la règle est qu’une bonne personne est une personne qui fait la volonté de Dieu. Nous pouvons fonder une postérité entièrement nouvelle et une vie entièrement nouvelle peut se développer. Il faut un zèle énorme pour s’affranchir de tous les vieux préjugés et de toutes les anciennes façons de penser. Il faut que nos pensées soient comme les pensées de Dieu et c’est seulement par la révélation de l’Esprit que nous pénétrons dans les pensées de Dieu. Il est important d’entendre la voix de l’Esprit. Ne crois pas que tu peux tout et que tu comprends tout. Dans le monde de l’Esprit, il n’est pas toujours vrai que un plus un font deux. De temps en temps, cela peut faire trois ou cinq, ou deux, bien sûr.
Nous ne pouvons pas agir uniquement d’après notre expérience, il faut que nous écoutions dans chaque situation particulière et que nous soyons pleinement éveillés dans notre esprit. L’extérieur peut être identique, mais ce qui est caché est différent. On apprend alors à juger les esprits.
« Et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » . Nous le servons et nous ne devons pas être esclaves des hommes simplement pour recevoir un bon témoignage de leur part. Donne-toi tout d’abord au Seigneur et ensuite aux hommes selon la volonté de Dieu. Alors tu ne seras jamais un esclave. Personne ne peut exiger quoi que ce soit de toi. Nous servons Dieu – le Roi. Si tu cherches à servir Dieu, mets les choses au clair même si tu vexes l’un ou l’autre, et fais-le avec bonté !
Quand tu sais que tu as raison et que quelqu’un qui a plus de pouvoir ou une meilleure position s’en moque complètement, tu dois tout de même exposer la chose telle que tu la ressens, même si tu te couvres ainsi d’opprobre parce que tu te fais « mettre à la porte ». Dis la vérité, défends la vérité et sois fidèle envers elle dans l’amour. « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. » .
Demeurons dans cette fraternité pure et élevée, où il n’y a probablement jamais eu autant d’unité qu’aujourd’hui. Veille néanmoins à ce qu’il n’y ait pas des pensées élevées. N’élève pas ton petit « moi aussi » contre Dieu. Cela aide d’avoir une opinion modeste de soi-même. Réfléchis à ce que tu aurais été sans la fraternité. Réfléchis un peu à ton travail et à ce que tu as fait dans le royaume de Dieu. Si tu compares cela avec ce que Paul a fait, tu auras des pensées sobres et cela t’aidera à rester à ta place.
Quand les gens sont pauvres en esprit, ils font en sorte de se réunir. Quand on devient riche spirituellement, on commence à se débrouiller tout seul. Satan peut alors rapidement avoir le dessus sur de telles personnes. La tactique de Satan est de nous séparer. Aussi longtemps que nous sommes ensemble, le mal est gardé à l’extérieur. Nous devons souvent faire des choix dans la pauvreté – dans ces conditions, nous ne devons pas ensuite nous juger dans ce que nous avons choisi. Laisse ces choses comme elles sont une fois que tu as fait ton choix, sans quoi Satan s’introduira.
Ça ne tient pas debout de prétendre que le père de famille doit être à moitié mère au foyer pour que les enfants soient contents. C’est l’esprit du siècle qui parle ainsi Ce n’est pas une règle qu’il faut absolument que le père soit beaucoup à la maison pour que cela aille bien avec les enfants. Si les enfants ont une bonne mère, cela y fait déjà beaucoup. On ne doit pas sacrifier sa vocation sur l’autel du foyer.
Nous enseignons que c’est en combattant que nous remportons la victoire, car comment vaincre sans combattre ? Nombre d’enseignants et de journalistes sont politiquement très à gauche. Ne te laisse pas dominer par de telles personnes ! Nos pères étaient des guerriers et nous ont appris à combattre. Ils ont aussi appris à obéir à des ordres. L’obéissance ne leur était pas étrangère et nous continuons sur leurs traces. Quand le signal est donné, l’Assemblée est prête. Depuis des générations, nous avons par exemple l’habitude de faire des travaux collectifs volontaires. Quand on a participé à ce genre de travaux dans sa jeunesse, ce sont des choses dont on se souvient pour le reste de sa vie ! Nous prenons de bonnes habitudes de cette manière. C’est pour cela que nous réussissons des choses que personne d’autre ne réussit. Apprends aux enfants à travailler – c’est une très bonne chose. Il faut que nous ayons des projets qui mobilisent les jeunes pour que la jeunesse soit sauvée. De cette manière, les jeunes se plairont parmi nous.
