La force et l’assemblage du corps

Johan O. Smith écrit : « La force est une bonne chose, mais quand elle s’oppose au travail de la sagesse pour assembler un tout parfait, cette force, quelle que soit la puissance qu’elle croit avoir, sera brisée par la force de Dieu, qui se manifeste dans celui qui est faible. Je mentionne ces choses, car j’ai maintenant rencontré de telles personnes, qui sont fortes au nom du zèle, et parce qu’on devient facilement sage à ses propres yeux, dans toute sa force. Mais il est particulièrement insensé de se croire assez fort pour se permettre de placer les pères en Christ à sa propre guise et pour intervenir dans leur ministère. Je crains que de cette manière, on s’oppose à Dieu, dans ses pensées orgueilleuses. » Même la plus grande force est brisée si on dépasse sa mesure. Restons donc dans les limites de notre mesure de foi et ne nous ingérons pas dans les affaires d’autrui. Beaucoup se sont mêlés de choses qui sont du ressort des pères en Christ. Dieu travaille pour que nous portions plus de fruit – et il en retranche certains parce qu’ils sont devenus inaptes à porter du fruit. Les maîtres de Corinthe risquaient d’être retranchés. Ils apprenaient aux Corinthiens à mépriser Paul. Ils prêchaient et avaient le don de parler avec sagesse et connaissance. Ils comprenaient et sentaient qu’ils avaient un certain pouvoir. Quand Dieu se sert de quelqu’un, de grandes choses peuvent se produire. Ces Corinthiens doués se mesuraient eux-mêmes à ce qu’ils étaient quand ils étaient sur l’estrade, mais ils oubliaient de se mesurer à leur façon de se comporter une fois qu’ils étaient redescendus de l’estrade. Il n’est pas juste de penser que je suis tel que je suis sur l’estrade quand j’apporte un message. C’est la grâce de Dieu qui t’accompagne. Demande-toi plutôt de quelle grâce tu es rempli quand tu rentres à la maison auprès de ta femme, quand tu es avec des frères difficiles ou quand tu as affaire à tes enfants, etc. Qu’en est-il de l’amour dans les circonstances de la vie ? Si on répond honnêtement à ces questions, on comprend qu’on a des raisons de se porter vers l’avant dans la course !

Sois prudent avec tes pensées et tes paroles – le temps de grâce est très précieux. Si Dieu te frappe la bouche, cela peut te coûter des semaines, des mois, voire des années de ta vie ! Quand on s’ingère dans les affaires d’autrui, on peut se retrouver avec une « peine de prison à perpétuité ». C’est le conseil de Dieu dans les Cieux qui prend ces décisions. Nous devons avoir de la crainte dans ce domaine. Il y a assez d’exemples d’incrédulité qui nous mettent en garde, et chacun doit être saisi de crainte pour ne pas s’élever contre les pères en Christ. C’est un grand orgueil de s’attaquer aux pères en Christ. Si on se pose des questions à propos de quelque chose, on doit demander comme le prophète : « Tu es trop juste, Éternel, pour que je conteste avec toi ; je veux néanmoins t’adresser la parole sur tes jugements : Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère ? Pourquoi tous les perfides vivent-ils en paix ? » . Ceux qui ont plus de sagesse que nous-mêmes peuvent alors nous enseigner. Sinon, nous devons mettre la main sur notre bouche et marcher dans un esprit de crainte. « Tu diras donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je sois greffé. Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains ! » .

« Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. » .

S’il n’y a pas de sages architectes, comment peut-on continuer à bâtir ? Le fondement a été posé dans la pleine connaissance de l’opprobre de Christ et de la folie de la croix. C’est pourquoi nous croyons aussi avec simplicité à des paroles telles que : « Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché » , et « Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » .

Paul était fidèle pour leur dépeindre Christ crucifié. Toute la misère qui vient de la chair prend fin par la croix et cela donne accès à la force de la résurrection. Voilà de magnifiques vérités auxquelles nous pouvons croire !