Se recommander soi-même

« Nous n’osons pas nous égaler ou nous comparer à quelques-uns de ceux qui se recommandent eux-mêmes. Mais, en se mesurant à leur propre mesure et en se comparant à eux-mêmes, ils manquent d’intelligence. » .

Lorsqu’ils parlaient par la puissance de l’Esprit, la grâce reposait sur eux et Dieu a peut-être béni leur activité par de grands réveils. Dans de telles circonstances, on peut être tellement enflé d’orgueil qu’on se recommande soi-même à cause de la grâce que l’on a reçue au moment où l’on annonçait la parole sur l’estrade. Mais c’est quand je suis vainqueur du péché dans les circonstances de la vie que je parviens à une grâce durable.

En particulier pendant les périodes de réveil, certains peuvent « avoir les chevilles qui enflent ». Ils semblent croire que les compteurs ont tous été remis à zéro – ils veulent être chefs et dirigeants. On est enflé d’orgueil à cause de son entendement charnel. « Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. – La connaissance enfle, mais l’amour édifie. Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître. » .

La connaissance enfle, mais on ne peut pas construire l’Assemblée sans amour. Presque toutes les difficultés qu’on rencontre dans une assemblée viennent de ce qu’on n’est pas satisfait de la manière dont Dieu a placé les membres selon Sa volonté. . On se trompe alors facilement en croyant que ce sont les dons spirituels qui signifient quelque chose. Il s’agit pour nous de parvenir à la sagesse, car c’est la sagesse qui régnera dans l’éternité. La sagesse est cachée dans les commandements et je parviens à la sagesse par l’obéissance de la foi. On peut avoir reçu le don de parler avec sagesse, sans pour autant être parvenu soi-même à la sagesse. Des paroles de sagesse sans amour peuvent mener à la catastrophe, car il y a des sages qui savent venir en aide aux autres, mais qui ne peuvent s’aider eux-mêmes. Ce n’est que lorsque j’applique la connaissance dans la vie pratique que je parviens à la sagesse.

Le passage de décrit ce qui se passe quand l’amour habite en nous et nous communique sa force. C’est une vie enracinée dans le sol fertile de l’amour, si bien qu’aucune circonstance et aucun homme ne peuvent me faire sortir de l’amour. Il doit y avoir un cri de détresse dans nos cœurs pour nous développer dans cette vie – une vie où on ne se vexe pas, une vie qui est en mesure de supporter le mal, qui est totalement exempte de toute vantardise ! Si l’on se vexe, par exemple, on ne peut pas être un serviteur du Seigneur, car il est impossible d’aider une personne à cause de laquelle on s’est senti vexé !

Cela ne fait pas partie de la sagesse de donner de la nourriture solide à ceux qui ne peuvent pas la supporter. Chacun doit avoir la possibilité de croître. C’est en se servant des faibles que Satan s’introduit le plus facilement ; si nous prenons en considération ou dirigeons l’assemblée d’après les « plaintes » des faibles, Satan a vite fait d’exercer une influence. Notre vocation est d’être des serviteurs de l’Esprit afin de pouvoir agir librement d’après les injonctions du moment. Il faut de la foi pour agir quand il le faut, et il faut de la foi pour attendre quand cela s’impose.

On a besoin de sagesse quand on a affaire à d’autres personnes. Il faut qu’elles sentent qu’elles nous tiennent à cœur. Les brebis qui ont goûté à quelque chose de bon sont faciles à rassembler, tandis que les autres sont souvent farouches et difficiles. Il faut que les brebis ressentent que le berger comprend leurs circonstances et connaît leurs besoins et qu’il les porte dans son cœur.