Le parvis – notre champ missionnaire le plus proche

« Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis ? » .

Beaucoup semblent voir un signe de déchéance dans le fait que l’Assemblée a un parvis. Ils veulent avoir l’honneur de faire partie d’une assemblée spirituelle et veulent par conséquent se débarrasser du parvis. Il faut supporter qu’il y ait un parvis. C’est le plus proche champ missionnaire de l’Assemblée. Il faut qu’il y ait en même temps un sanctuaire et on ne doit pas laisser le parvis y pénétrer. Les chrétiens du parvis ne doivent pas avoir de pouvoir dans l’Assemblée. Le pouvoir repose sur l’autorité de ceux à qui la Parole de vie a été confiée.

La prédication de la parole de Dieu produit des effets différents selon l’attitude de cœur des uns et des autres. Ceux qui sont dans la chair se sentent enfermés derrière une clôture à cause des lois et des commandements que ceux qui plongent leurs regards dans la loi parfaite de la liberté considèrent comme un Évangile magnifique. La loi agit comme un pédagogue qui mène à Christ. Ceux qui sont sous la loi se sentent à l’étroit et ils ont un lourd fardeau à porter. Ce châtiment a pour effet de les mener à Christ et ils parviennent alors au salut. Il y a des mères de jeunes enfants qui plongent leurs regards dans la loi parfaite de la liberté, et elles sont sauvées et heureuses dans leurs circonstances. D’autres sont sous la loi et trouvent qu’elles ont un lourd fardeau à porter. Quel est le secret que la plupart ne comprennent pas ? C’est la mort de Christ, la croix qui fait que nous pouvons construire l’Assemblée.

« Ignorez-vous, frères – car je parle à des gens qui connaissent la loi – que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? » . Que peut faire la loi pour de telles personnes ? On ne peut pas imposer une loi à des morts. C’est là le grand mystère que le monde religieux ne comprend pas.

Tous ceux qui viennent à nos réunions doivent se sentir libres, acceptés et aimés, afin qu’ils puissent avoir une croissance saine, ou qu’ils restent sous la loi jusqu’à ce qu’ils naissent de nouveau. On ne peut pas être dans le parvis si on cherche à en sortir pour aller chercher ce qui est terrestre. On enfreint alors les lois qu’il convient de respecter pour être dans le parvis. De telles personnes s’en vont dans le monde et doivent récolter la corruption, et elles sont l’objet de la sévérité de Dieu, ce qui les pousse à revenir. Nous devons faire preuve d’une certaine souplesse dans ce domaine.

À l’heure actuelle, la liberté est plus affirmée qu’avant. Par la grâce de Dieu, beaucoup plus de personnes sont gardées dans l’Assemblée aujourd’hui qu’autrefois. Tous les discours sur les choses extérieures, les corrections et les fessées, etc., ne sont pas des messages par lesquels on peut gagner les cœurs. Si l’on s’attache à la loi, on est l’un des dix mille maîtres. Ceux-ci ne peuvent pas construire l’Assemblée. Il ne faut pas les laisser faire des ravages parmi nos groupes d’enfants et de jeunes. Les jeunes doivent sentir que ceux qui travaillent avec eux les aiment. Le berger doit avoir deux houlettes, la grâce et l’union. On lie alors les personnes à l’Assemblée puis à celui qui est la tête de l’Assemblée. Elles ne sombrent pas dans l’impiété quand l’Évangile est annoncé par une démonstration d’Esprit et de puissance, et le péché n’a pas non plus de pouvoir dans l’Assemblée à cause du parvis.