La Sainte Cène

La Sainte Cène est un repas au cours duquel chacun est amené à s’examiner lui-même. Il faut que nous ayons de la crainte quand nous nous présentons devant Dieu et que nous prenons part au corps de Christ. Il est très important qu’il y ait la paix dans tout ce que nous faisons. C’est la paix de Jésus qui doit régner dans nos cœurs et dans l’Assemblée.

« Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » . Peu de gens comprennent la signification du fait que le corps de Jésus soit rompu. Jésus s’est laissé rompre plutôt que de vivre selon la chair dont il s’était revêtu. Nous sommes baptisés dans un même esprit pour former un même corps – le corps qui est rompu. C’est pourquoi nous aussi, nous pouvons être rompus et formés dans les circonstances de la vie.

Nous devons nous examiner nous-mêmes pour savoir si le corps est maintenu crucifié avec lui, pour que ce ne soit plus notre corps et les passions et convoitises qui y habitent qui dirigent notre vie. Dans les circonstances de la vie, demande-toi qui dirige ta vie. Si c’est Christ qui nous dirige par son bon Esprit, nous avons l’onction qui vient de lui. Notre corps doit lui aussi être rompu pour que le péché n’exerce jamais de pouvoir. Notre esprit parvient à la vie quand il est dirigé par le Saint-Esprit. Il ne faut laisser aucune convoitise vivre et régner sur nous.

Notre corps devient très utile pour Dieu quand notre esprit est vie à cause de la justice. Nous rendons un culte spirituel en offrant notre corps pour la vie, selon les lois de l’Esprit. Nous devons toujours être conscients de ces choses. La tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais. Sois attristé de cette manière-là pour que l’Esprit puisse te diriger. Dans ces conditions, les convoitises du corps sont maintenues dans la mort et tout ce que nous faisons devient un culte spirituel.

« Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » . Quand je bois cette coupe, je témoigne que j’ai conclu une alliance avec Dieu. Cette alliance est réciproque. Si nous sommes infidèles, il est fidèle pour nous maudire. Si nous sommes fidèles, il est tout aussi fidèle pour nous bénir. Si on n’est pas fidèle, on dépérit aussi bien dans l’esprit que dans le corps. Depuis le temps, on devrait être bien plus que ce qu’on est. On aurait dû voir et se purifier des actions du corps qu’on ne voit pas parce qu’on est infidèle. Ces actions du corps imposent des limites à notre ministère. Haïssons-les toutes et faisons-les mourir par l’Esprit, afin que nous vivions !

Quand il a souffert et qu’il a bu la coupe, Jésus l’a fait pour nous, pour toi et pour moi. Cela lui a coûté son sang de nous donner accès à cette gloire. Maintenant, nous devons boire notre coupe avec lui selon les lois de l’Esprit de vie dans la nouvelle alliance. Cela nous coûte notre vie dans ce monde d’obéir à ces lois. Le sang est apporté dans le sanctuaire céleste et témoigne de la résurrection qui doit avoir lieu avec Lui.

Nous n’avons pas encore atteint le but. Nous pouvons avoir part à davantage. Beaucoup de choses deviennent plus claires pour nous à mesure que nous marchons dans la lumière. Nous découvrons que nous avons besoin d’une purification plus profonde dans le sang de Jésus. Il faut annoncer que la mort de Christ est à l’œuvre dans notre vie. Quelle grâce d’avoir pu comprendre ce que représente le fait de se juger soi-même ! Quand on comprend cela, toutes choses deviennent nouvelles. . Christ nous éclairera ! C’est seulement à ce moment-là qu’on est éveillé. Il faut que celui qui a rendu le mal par le bien nous éclaire. Son abaissement doit être notre modèle. Nous aussi, nous devons être un pain rompu qui puisse être donné pour que d’autres puissent croître et se développer. Les saints ont été des gens qui ont remporté la victoire au milieu des luttes et des combats. Ils n’avaient pas une auréole autour de la tête. Ils étaient saisis par Christ et étaient fortement conscients du fait qu’il y avait infiniment de choses à obtenir ! Paul était pleinement éveillé dans son être intérieur et la vie de Jésus brillait à ses yeux. Il se réjouissait de pouvoir être sacrifié et d’avoir la possibilité d’être rendu semblable au Fils. Dans la vie, on passe par beaucoup de situations dans lesquelles on a l’occasion d’être répandu comme une libation.

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » . Paul travaillait par les compassions et la grâce de Dieu. Nous aussi, nous avons besoin que la grâce nous accompagne dans notre travail. N’aie pas une trop haute opinion de toi-même, mais revêts-toi de sentiments modestes – tu es un membre du corps ! Tu as une œuvre à accomplir, et nous sommes membres les uns des autres.

C’est une grande consolation de pouvoir avoir part à une telle alliance. « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » a dit Jésus. Il sait ce que c’est que de passer par le chemin de la mort et il est avec nous. Sans cette consolation, je ne peux pas non plus accomplir l’alliance ; ce n’est que dans l’espérance en lui que je peux le faire.

La Sainte Cène est un repas de communion qui nous fortifie pour accomplir les œuvres que Dieu nous a données à faire. Entretenons la communion dans nos assemblées locales ! Suffit-il de peu de choses pour que tu « laisses tomber » la communion ? Combien es-tu disposé à sacrifier, dans quelle mesure es-tu disposé à être rompu pour garder la communion ? Ce qui est fort doit être rompu. Jésus prodigue nourriture et chaleur à son Assemblée. . Puissions-nous aussi servir et travailler d’une manière telle qu’aucune froideur ne sorte jamais de nos corps, envers quelque personne que ce soit ! Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, dit Jésus. Il est notre Seigneur, mais il s’est aussi rendu notre serviteur.

Il est dit dans le cantique n° 99 des Voies du Seigneur : « L’honneur et la grandeur ne sont rien pour moi. » C’était aussi le cas pour Jésus. Quand les amis sont à notre contact, cela doit leur rappeler la vie de Jésus. La nature humaine est faible, elle se laisse facilement flatter, c’est pourquoi nous devons combattre consciemment contre tout honneur et toute grandeur. Jésus est devenu un esprit vivifiant et il a frayé la voie en étant élevé de la terre. .

Nos propres pensées engendrent beaucoup d’agitation et de trouble, mais la croix nous met en relation avec les pensées célestes. Par nature, nous avons tendance à parler rapidement. Si je suis éveillé, je peux écouter et recevoir de Dieu des paroles vivifiantes qui peuvent rassembler. Jésus désire de tout son cœur rassembler ceux qui sont las de faire leur propre volonté. Quand Paul parle de la Sainte Cène dans 1 Co. 11, il peut dire comme témoignage : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. » De nos jours, l’Assemblée dépend aussi entièrement de frères et de sœurs qui sont en mesure d’écouter et de recevoir de la part du Seigneur. De telles personnes bénissent et édifient l’Assemblée et apportent de la nourriture. Notre ministère doit se conformer aux injonctions de l’Esprit, et pas à nos vieilles habitudes.

Il est question dans de ceux qui mangent le pain ou boivent la coupe du Seigneur indignement. Rien de ce qui est extérieur ne donne de la dignité dans la nouvelle alliance. La dignité consiste à pratiquer la mort du Seigneur et à nous laisser rompre. Quand nous traversons différentes circonstances difficiles et que nous nous laissons rompre, nous parvenons au repos. Si nous ne nous laissons pas rompre, cela crée souvent de l’agitation dans nos circonstances. Certaines personnes sont toujours bénies par Dieu. Nous sentons que leur vie et leur ministère sont bénis. C’est une question de marche dans la lumière – là où on donne sa propre vie. Ces personnes ont aussi la grâce de pouvoir bénir leur prochain avec des paroles qui viennent du Ciel. Elles annoncent les paroles du Seigneur aux brebis et laissent l’onction enseigner à chacun en particulier comment croître en tant qu’individu autonome en Christ, sans se mêler de leurs affaires. C’est pourquoi nous avons besoin d’être dans un esprit de crainte quand nous avons affaire aux élus. Cela met un terme aux partis et à la jalousie, et les amis sont de plus en plus étroitement unis, par des conseils qui sont semés dans les cœurs par la parole de Dieu.

Il est souhaitable que la Sainte Cène ait lieu au moins une fois par an dans la plupart des assemblées. On ne doit pas annoncer de telles rencontres comme si elles étaient publiques. S’il y a de grandes difficultés dans la fraternité, on fait mieux d’attendre, pour ne pas amener certaines personnes à y participer indignement. Mais c’est à chacun de prendre pour sa propre part la responsabilité de décider s’il est digne ou non de participer à la Sainte Cène. On peut parfois avoir froid dans le dos quand on voit qui y participe. C’est pourquoi on fait bien de rappeler le sérieux – qu’on peut tomber malade ou même mourir. Un jugement terrible frappe assez rapidement ceux qui sont indignes, en particulier s’ils sont insolents et moqueurs. L’indignité tient au fait qu’on ne porte pas la mort de Christ dans son corps. On est tenté, mais la mort de Christ n’agit pas, et en même temps on annonce les commandements de Dieu. Si on se juge soi-même, on ne sera pas jugé, mais si on ne se juge pas soi-même, on sera jugé. Ce sérieux doit être clairement exposé à tous les amis.

« Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans l’amour, s’il y a quelque communion d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde… » . La fraternité qui a traversé le feu ensemble a le même entendement. La consolation qui est en Christ provient du fait que nous en finissons avec le péché. Ceux qui sont fidèles font puissamment l’expérience de la communion de l’Esprit.

« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes. » . Dans la vie de Jésus aussi, il y avait des pleurs et des combats dans la prière. Il a combattu pour que ce qui habite dans la chair n’ait pas de pouvoir. Il est notre précurseur et il a frayé la voie – quant à nous, nous marchons sur une voie toute frayée.

Il faut que nous sachions prier pour nos enfants. Le temps viendra où nous serons aussi consolés. Portons cette semence dans nos cœurs – une prière pour qu’ils ne pèchent pas contre Dieu. Personne ne doit perdre espoir dans son combat pour ses enfants, même si cela représente souvent de grandes souffrances. Console ceux qui prient pour leurs enfants – participe aux souffrances des autres ! Nous aurons alors aussi part à leur consolation quand les enfants se convertiront et que les choses tourneront bien avec eux.

« Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage, afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans l’amour, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ. » . Si la connaissance que j’ai n’unit pas, ce n’est pas la connaissance qui vient de Christ. Toute la connaissance qui est en Christ nous lie les uns aux autres. Réfléchis bien : ce que je dis maintenant apporte-t-il de l’aide pour unir le corps ? Si tu es égoïste dans ta connaissance, Dieu ne te fait pas grâce pour servir de manière à lier les amis les uns aux autres et à les consoler. Il y a aussi des tempêtes qui passent sur l’Assemblée. Nous sommes alors purifiés et sommes unis plus fortement dans ce même entendement.