« Garde-moi, ô Dieu ! …

… car je cherche en toi mon refuge. » Ps. 16, 1.

C’est ce que nous avons crié lorsque nous avons donné notre vie à Dieu. Et ce cri doit nous accompagner jusqu’à la fin. Nous avons encore besoin d’être gardés, même après nous être dépouillés du vieil homme, du péché conscient. Paul dit : « … je ne me sens coupable de rien ; mais ce n’est pas pour cela que je suis justifié. Celui qui me juge, c’est le Seigneur. » 1 Co. 4, 4. Ne soyons jamais présomptueux au point de croire que le Seigneur n’a rien à juger en nous.

N’oublions pas la purification de nos anciens péchés, dit Pierre dans 2 Pi. 1, 9. Si nous l’oublions, nous ne pourrons pas être gardés. Nous cessons alors de prier pour être gardés ! Je dois être gardé de tout ce qui fait obstacle à la communion avec Dieu et avec les saints. « Je dis à l’Éternel : Tu es mon Seigneur, tu es mon souverain bien ! Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux sont l’objet de toute mon affection. » Ps. 16, 2-3. Nous devons être gardés dans cette relation sincère avec Dieu et les saints.

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » Hé. 12, 14. Cette recherche-là nous garde ; nous avons besoin d’être préservés d’une racine d’amertume, de l’impudicité et de la mondanité, afin que l’esprit bon et pur, le bonheur et la joie, oui, l’onction soient gardés. Alors je serai gardé dans la fraternité et je serai préservé de me révolter contre Dieu et ses saints. « Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ; à ce qu’il n’y ait ni débauché, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse. » V. 15-16.

Beaucoup commencent bien, mais ne sont pas gardés sur la durée. C’est vraiment magnifique quand quelqu’un est gardé toute sa vie dans ce premier amour, dans cette détresse et cette reconnaissance de son propre péché, de sorte qu’il se réfugie en Dieu et qu’il est gardé comme un frère ou une sœur heureux au beau milieu de la fraternité. Ce n’est que si ce qui a « bien commencé » est aussi « bien achevé » que je serai avec Jésus lorsqu’il viendra chercher les siens. Je ne me serai alors pas privé de la grâce de Dieu.