Les sources du salut
« Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut. » És. 12, 3.
Nous avons tous nos circonstances et passons par différentes périodes dans la vie. Il y a des jours ensoleillés et des jours d’épreuves, plus ou moins grandes. Mais nous avons toujours affaire à Dieu. Son œuvre consiste à nous donner de plus en plus part à sa vie et à sa nature. Dans une lettre où J. O. Smith évoque ses épreuves, il écrit : « Pourtant, je ne souhaite pas qu’il en soit autrement. Cela reviendrait à me dérober des forces divines. Pour ce qui me concerne, ce sont justement de telles circonstances qui sont très intéressantes et appropriées. »
Il voyait une source de salut dans les épreuves. Pouvons-nous voir les choses de la même manière dans nos circonstances, afin de puiser de l’eau avec joie à ces sources de salut dans notre vie quotidienne ? Pouvons-nous, au milieu des épreuves et des situations de toutes sortes, percevoir la voix de l’Esprit, qui nous fait redécouvrir la Parole, cette parole qui nous parle de patience, ou encore des nombreux commandements de l’amour, ou encore des lois de l’humilité ? L’Esprit donne des paroles qui sont une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier, afin de nous aider à faire les bons choix et à combattre de la bonne manière. Ce sont là des sources inépuisables auxquelles nous pouvons puiser.
Paul se glorifiait lui aussi de ses épreuves, car nous savons, dit-il, que l’affliction produit la persévérance. Quel précieux bénéfice tiré des épreuves ! C’est tout autre chose que de se lamenter et de se plaindre des différents moments et circonstances. Nous aussi, nous avons cette vocation : saisir chaque jour, quel qu’il soit, pour en retirer des richesses célestes, et saisir avec joie les occasions d’acquérir les vertus de Christ.
Mais sommes-nous capables de voir notre détresse et de reconnaître notre pauvreté, de comprendre que nous avons absolument besoin d’apprendre de celui qui est doux et humble de cœur ? Ma priorité est-elle d’avoir davantage part à la vie divine, d’être plus rempli de miséricorde et de bons fruits, ou suis-je rigide et sage à mes propres yeux, recherchant mon propre intérêt et ma propre volonté ?
N’est-ce pas merveilleux d’avoir découvert ces sources de salut, de trouver ma vie et de la perdre à cause de Jésus, afin que nous puissions chanter : « J’ai trouvé le chemin des Cieux, en moi le Royaume de Dieu maintenant dans ma vie peut se révéler ! »