Sa volonté est de nous sanctifier
Au cours de la vie, il peut y avoir beaucoup de choses que l’on ne comprend pas. Des situations peuvent se présenter à la maison, dans l’assemblée ou ailleurs dans notre environnement, où la raison et les sentiments s’exclament : Pourquoi en est-il ainsi ? Quel est le sens de tout cela ?
Toutes les personnes se posent ce genre de questions, quels que soient leur âge ou leur situation, et pour beaucoup, cela conduit à la dépression et au désespoir, ou alors à la révolte et à la rage, qui affectent non seulement leur propre vie, mais aussi leur mariage, leurs relations familiales, etc.
Mais qu’en est-il pour un disciple ? « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils… » Ro. 8, 28-29. Je le sais donc ! Il s’agit maintenant de ne pas considérer cela comme une connaissance théorique qui est effacée par tous mes sentiments et pensées lorsque de telles situations se présentent, mais d’aller au-devant de ces situations avec une foi forte et vivante – car c’est précisément maintenant, justement dans ces situations, que Dieu œuvre en moi pour que je sois rendu plus semblable à l’image de Jésus, que je participe à ses vertus, que je sois transformé !
Moïse voulait voir la gloire de Dieu. Alors Dieu lui a répondu : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel ; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde… Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre… Voici un lieu près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue. » Ex. 33, 18-23. Ce n’était certainement pas agréable pour Moïse d’être pressé dans le creux du rocher, mais c’était la gloire de l’Éternel, qui est sa bonté, qui passait ! Et par derrière – après coup – il a pu voir que la situation était une manifestation de la bonté de Dieu. N’en va-t-il pas de même pour nous, dans ces situations « difficiles » ? Si nous restons fidèles à Dieu et lui permettons de nous former et de nous châtier dans ces circonstances, nous verrons après coup que c’était la bonté de Dieu qui passait ! Et pendant que cela se produit, nous ne le voyons pas, mais nous le savons, écrit Paul dans Ro. 8, 28.
« L’Éternel m’a châtié, mais il ne m’a pas livré à la mort. Ouvrez-moi les portes de la justice : j’entrerai, je louerai l’Éternel. Voici la porte de l’Éternel : c’est par elle qu’entrent les justes. » Ps. 118, 18-20. Pour le juste, le châtiment de l’Éternel est donc une porte glorieuse qui s’ouvre devant moi ! Est-ce que cela signifie que je comprends mieux la situation, ou que j’ai trouvé des réponses à toutes mes questions ? Ce n’est pas sûr ! « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » Ph. 4, 6. Il n’est pas dit ensuite que Dieu vous donnera alors la réponse à toutes vos questions ! Non ! l’exaucement de la prière réside dans le fait que « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » V. 7.
« Sa volonté est de nous sanctifier, nous former à sa louange et son honneur. Comment son œuvre doit être exécutée, qui veut l’enseigner au Seigneur des seigneurs ? » LVS n° 146. Restons donc fermes dans la foi, la confiance et la reconnaissance envers Dieu, dans toutes ces circonstances « incompréhensibles » ! Comme Elias Aslaksen l’écrit dans son cantique, la volonté du Seigneur est de nous sanctifier complètement, de nous former à la louange de sa gloire. Pour cela, nous avons besoin d’être châtiés, formés, façonnés, de beaucoup de manières que notre raison et nos sentiments ne comprennent pas.
Mais c’est la bonté de Dieu qui agit en nous et avec nous ! Ro. 2, 4.