Obéissant jusqu’à la mort
« Et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Ph. 2, 8.
Il s’agit pour nous d’être obéissants jusqu’à la mort. Seule cette obéissance importe pour notre sanctification. L’un des commandements auxquels nous devons obéir se trouve dans 1 Co. 10, 24 : « Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. » Se conformer quelque peu à ce commandement ne pose pas de difficulté à la plupart des gens, mais nous devons y obéir jusqu’à la mort.
Les occasions que Dieu nous donne d’obéir jusqu’à la mort sont souvent cachées. Elles peuvent sembler insignifiantes, tant à mes yeux qu’à ceux des autres. C’est pourquoi il est vital de rester concentré sur la sanctification afin de découvrir ces occasions. Et lorsque Dieu nous les montre, il s’agit alors de s’engager de tout cœur dans la souffrance. Ole Skiaker écrit dans un cantique : « Rien pour toi n’est trop petit, ta vie tu sacrifies », LVS n° 19. C’est dans ces « choses insignifiantes » que nous devons sacrifier notre vie. Personne ne voit, personne n’applaudit, personne n’aime. Il n’y a pas de nourriture pour la chair, mais uniquement la foi agissante par l’amour. C’est là que nous recevons le témoignage du sang et que nous avons une libre entrée dans le sanctuaire. Hé. 10, 19-20. C’est là que nous nous approchons de notre Jésus bien-aimé dans notre vie quotidienne.
Toute envie secrète d’être remarqué, aimé ou approuvé indique que mon attention est centrée sur moi-même. Paul n’avait personne qui partageait ses sentiments pour manifester une sollicitude sincère, car tous ses collaborateurs cherchaient leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ. Ph. 2, 20-21. En plein milieu de notre service, de nos sacrifices et de notre zèle, nous pouvons recevoir quantité de témoignages de la part des hommes, sans pour autant avoir part à la vie en Dieu. Ga. 1, 10 ; Jn. 5, 44. L’obéissance jusqu’à la mort est indispensable, et nous recevrons alors la couronne de vie. Ap. 2, 10. LVS n° 253.