« Lorsque tu étais petit à tes yeux »

février 2026

« Lorsque tu étais petit à tes yeux »

1 Sa. 15, 17

À quoi pensait Samuel lorsqu’il a dit ces mots à Saül ? Est-ce que ce n’était pas le sentiment caché de Saül, qui s’est immédiatement manifesté lorsque Samuel est venu l’oindre roi d’Israël ? 1 Sa. 9, 21 : « Saül répondit : Ne suis-je pas Benjamite, de l’une des plus petites tribus d’Israël ? et ma famille n’est-elle pas la moindre de toutes les familles de la tribu de Benjamin ? Pourquoi donc me parles-tu de la sorte ? » Il était totalement convaincu de son incompétence. Un tel état d’esprit provoque une mort douloureuse de notre ennemi, le « moi » humain. C’est une grande grâce que nous puissions veiller et prier pour ne jamais nous éloigner de cette attitude ! La réaction de Saül lorsque Samuel l’a oint roi était de reconnaître la vérité en toute simplicité et honnêteté. À partir de ce moment-là, Dieu a pu enseigner Saül et l’oindre pour la tâche qu’il devait accomplir.

Être petit à ses propres yeux implique un profond désir d’apprendre de Jésus à devenir « humble et doux de cœur », et nous recevons la force de faire exactement ce que nous lisons à propos de Jésus dans 1 Pi. 2, 23-24 : « ... mais s’en remettait à celui qui juge justement ». Par l’esprit de vérité, nous comprenons que nous ne sommes en aucun cas qualifiés pour laisser nos pensées analyser ou critiquer ce que les autres pensent et croient. Mt. 11, 29. Pour pouvoir « apprendre », il faut adopter une attitude qui consiste à reconnaître que nous ne connaissons pas comme nous devrions connaître. 1 Co. 8, 2. La voie est alors ouverte pour que nous recevions les pensées de Dieu, qui sont vraies et justes. Nous pouvons alors apprendre à nous faire une idée juste de nous-mêmes, comme il est écrit dans Ro. 12, 3 : « Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes (de se faire une idée juste de lui-même, autre trad.), selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. »

Nous nous réjouissons de pouvoir, par la croix, participer aux souffrances de Christ et amener nos propres pensées à l’obéissance à Christ. Nous apprenons à le connaître par la communion dans ses souffrances, et c’est là notre vocation. Celui qui est petit à ses propres yeux voit la gloire dans le fait de recevoir les pensées de Dieu, comme des dons bons et parfaits venus d’en haut, des pensées qui sont tellement plus élevées que les siennes. Lorsqu’il croit en ces pensées, il est armé pour accomplir les œuvres que Dieu a préparées d’avance pour lui : servir les autres.