Veux-tu voir des jours heureux ?
La plupart des gens ont sans doute l’impression que leurs jours sont loin d’être heureux et que leur vie n’est pas celle qu’ils avaient imaginée ou rêvée. Pierre écrit : « Si quelqu’un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, qu’il recherche la paix et la poursuive. Car les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont attentives à leur prière, mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. Et qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ? » 1 Pi. 3, 10-13.
Nous sommes ici exhortés à préserver notre langue du mal et nos lèvres des paroles trompeuses. Avant de dire quoi que ce soit, je fais bien de passer par le filtre suivant : Est-ce vrai ? Est-ce bon ? Est-ce utile ? Cela me poussera certainement à m’abstenir de dire beaucoup de choses que je n’aurai pas à regretter plus tard. Parfois, on peut entendre quelqu’un dire « Je ne comprends pas comment il peut faire une chose pareille… », puis il continue à exprimer son opinion sur cette personne capable de commettre « quelque chose d’aussi affreux ». C’est assez ironique quand on s’exprime en long et en large sur des sujets dont on a dit d’emblée qu’on ne les comprend pas. Il est tellement plus sage de se taire. Quand j’entends des rumeurs ou des ragots, je devrais aussi les passer au même filtre.
En vivant de manière juste et en nous tenant à l’écart des médisances, des critiques et de toutes les paroles mauvaises et inutiles, notre vie bénéficiera de la bénédiction de Dieu et nous connaîtrons des jours heureux, au beau milieu des épreuves et des tribulations de la vie. Lorsque nous nous retrouvons alors dans une situation où nous ne savons ni quoi faire ni quoi dire, nous devons avoir cette réponse claire dans notre esprit : En tout cas, rien de mal ! Soyons toujours zélés pour le bien ! La parole de Dieu me garantit alors que je ne rencontrerai personne qui pourra me faire du mal. Je serai reconnaissant envers tous ceux qui m’aident à découvrir dans ma chair quelque chose que je hais, quelque chose qui doit être mis à mort pour que je puisse avoir part à la nature divine.
Pierre nous exhorte également à rechercher la paix et à la poursuivre. Pour y parvenir, je dois reconnaître la vérité sur moi-même et admettre la cause de mon mécontentement. Jacques écrit : « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » Ja. 4, 1. Ce n’est donc pas mon conjoint, mes enfants, mon voisin ou mon patron qui sont la cause des tensions et luttes que je ressens, mais ce sont mes passions qui combattent dans mes membres. C’est moi qui suis à l’origine du problème, mais il n’y a aucune raison de désespérer. La parole de Dieu m’a donné la recette pour résoudre ce problème. Je dois me charger de ma croix et renoncer à moi-même afin que la mort de Christ agisse sur mes mauvais désirs et que la vie de Christ se manifeste. De cette manière, je connaîtrai des jours heureux pour le reste de ma vie.