Se garder soi-même
« Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas », 1 Jn. 5, 18. On peut vite trouver étrange que celui qui est né de Dieu doive se garder lui-même ; mais quand je le fais, je comprends et je réalise que j’ai une chair. Il est écrit dans 2 Co. 4, 6-12 : « Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres… pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ… ; nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus – portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus. » La chair est alors pressée de toute manière, et la vie de Jésus se manifeste dans notre corps ! Je suis de plus en plus affranchi des insistances de la chair.
L’Ancien Testament nous donne l’exemple de quelqu’un qui n’a pas pris garde à lui-même. Il a fini par céder à l’insistance de Dalila, et lorsqu’elle a dit : « Les Philistins sont sur toi, Samson ! Et il se réveilla de son sommeil, et dit : Je m’en tirerai comme les autres fois, et je me dégagerai. Il ne savait pas que l’Éternel s’était retiré de lui. » Jg. 16, 20. C’est la même chose se produit pour moi si je ne me garde pas moi-même – l’Éternel se retire de moi ! Je cède aux insistances de la chair ; je suis alors réduit à l’extrémité, dans le désespoir, abandonné et perdu. C’est tout le contraire de « nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous », 2 Co. 4, 7. La vie de Jésus se manifeste de plus en plus dans mon corps. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, 2 Co. 4, 17.
2 Co. 6, 16-18 : « C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. » Ce verset est notamment associé à la question du rapport entre la justice et l’iniquité, et de ce qu’il y a de commun entre la lumière et les ténèbres. V. 14. Si je veux être un temple vivant de Dieu, je dois me garder moi-même ! J’entre alors en communion avec des croyants, parmi lesquels Dieu habite et se manifeste ; un peuple élu ; « je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple ! »