Avec quoi est-ce que je viens ?

juin/juillet 2025

Avec quoi est-ce que je viens ?

« Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec une pleine bénédiction de Christ que j’irai. » Ro. 15, 29. Paul en était absolument convaincu, il en avait la certitude, et il pouvait affirmer avec une grande assurance : – Je sais ! – Comment pouvait-il en être aussi certain ? L’explication se trouve dans son témoignage personnel dans Ga. 2, 20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. »

Qu’en est-il de nous, là où nous allons ? Est-ce que je viens avec la même certitude d’une pleine bénédiction de Christ, et non pas avec mes propres pensées et opinions ? Ce qui était possible pour Paul l’est aussi pour nous aujourd’hui. C’est en portant la croix de Christ, dont il se glorifiait, que Paul est parvenu à cette certitude. Il a fait l’expérience que lorsqu’il portait la mort de Jésus avec lui dans son corps, cela l’amenait à la vie de Christ – et c’est cela qui apporte de la bénédiction là où nous allons. Je dois en finir avec le fait de vivre pour moi-même, de chercher mon propre intérêt, de penser à ce qui m’est avantageux, à ce que je peux gagner, etc. C’est lorsque ce « moi-même » sous toutes ses formes est crucifié que la bénédiction apparaît. Le choix devrait être facile à faire !

Paul écrit en Ro. 15, 14 : « Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions (de bonté, autre trad.), remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres. » C’est lorsque la connaissance est mise en pratique dans ma vie que la bonté devient un fruit de la croix que je porte, et c’est à ce moment-là que se manifeste la bénédiction qui me rend capable d’exhorter et d’aider. Le combat que je mène personnellement a pour effet de me donner de l’espérance pour ceux que je rencontre, je fais l’expérience, en obéissant à la connaissance, que c’est la vie de Christ qui se manifeste et non pas mes opinions et ma propre personne. Ce n’est pas la connaissance à elle seule qui le permet, mais l’obéissance à cette connaissance, afin qu’elle soit mise en pratique et qu’elle produise la bénédiction, la vie de Christ.

Thorleif Hansen écrit dans le cantique n° 30 des Voies du Seigneur, strophe 3 : « Au milieu de nous, ô Père, glorifie-toi, en sainteté, en justice et en foi. Que le nom de Jésus gagne en puissance, et par nous récompense sa souffrance. » Comment cela serait-il possible s’il n’y a pas des corps dans lesquels sa mort est agissante, afin que la vie de Jésus puisse se manifester et gagner en puissance (remporter plus de victoires, version originale norvégienne) ? Dans ce cas, ma vie est une récompense pour le combat que Jésus a mené dans les jours de sa chair, et que tous les fidèles ont mené après lui. Ceux qui mènent ce combat viendront toujours avec une pleine bénédiction de Christ, ils seront capables d’exhorter, de consoler et d’aider ceux qui aspirent à être affranchis du péché, pour qu’ils puissent trouver le chemin. Pour d’autres, en revanche, cela ne leur semble souvent pas être une bénédiction. Le cantique continue ainsi : « Que la parole de la croix soit annoncée, pour que le pécheur se courbe à tes pieds. Oui, enseigne ton peuple à craindre ton nom, pour qu’il ait part à tes célestes dons. » Je ne peux pas me développer et devenir un maître en piété en me contentant de lectures, mais je dois vivre cette vie. Je dois moi-même avoir part à la vie de Christ pour pouvoir l’annoncer en esprit et en puissance, et que cela produise de la repentance et de l’espérance ! C’est alors que nous avons une pleine bénédiction de Christ à apporter.

Quand on connaît la vie de Paul avant sa conversion et sa haine des chrétiens, c’est une grande espérance qu’il nous donne par son assurance, lorsqu’il déclare avec beaucoup d’assurance qu’il venait avec une pleine bénédiction de Christ. Nous pouvons faire de même aujourd’hui, mais chacun doit mener le combat personnel que Paul a mené, et le résultat sera à la mesure de ce combat.