Demeurez en moi

juin/juillet 2025

Demeurez en moi

Dans la parabole du vrai cep, Jésus donne à ses disciples une exhortation et une promesse : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. » Et il continue avec une remarque importante : « Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez pas non plus, si vous ne demeurez en moi. » Jn. 15, 4.

Toute la parabole renferme aussi un sérieux avertissement : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on le ramasse, on le jette au feu, et il brûle. » V. 6. Jésus dit clairement que nous sommes appelés à porter beaucoup de fruit, et il souligne cette condition une fois de plus : « Car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Et pourquoi donc ?

L’explication se trouve au verset 7 : « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous… » Un peu plus tard, il répète la même chose : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour… » V. 10 Le secret pour pouvoir demeurer en lui, c’est de demeurer dans sa parole quand nous rencontrons les diverses épreuves et circonstances de la vie. Cette parabole renferme un grand sérieux, mais elle nous donne aussi l’espérance d’une vie magnifique, une vie pleine de bons fruits, qui sont les vertus de Jésus.

Dans un passage où Paul rappelle la différence entre les juifs et les païens, il emploie la même image du tronc et des branches. En tant que païens, nous étions privés de la « racine nourricière de l’olivier », mais grâce au salut en Jésus-Christ, il nous est maintenant possible de puiser à la sève de l’arbre de la piété. Nous, qui par nature étions un olivier sauvage, nous pouvons maintenant être coupés et greffés sur l’olivier franc. Nous trouvons encore une fois une sérieuse exhortation : « Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains ! », dit Paul. Cela se fait par la foi : « … tu subsistes par la foi. » Ro. 11, 16-24.

Ces images de la vigne et de l’olivier nous font penser au puissant témoignage de Paul en Ga. 2, 20. Il se considérait comme crucifié avec Christ, c’est-à-dire « coupé » du vieil arbre sauvage de sa propre vie. La croix agissait puissamment dans sa vie. Et la vie qu’il vivait désormais dans la chair, il la vivait dans la foi au Fils de Dieu. Le lien avec sa propre vie et sa propre volonté avait été rompu, et il vivait désormais dans la conviction qu’il avait accès à « la racine nourricière de l’olivier ». C’était Jésus qui vivait en lui. Il était un vrai disciple. Il portait des fruits abondants produits par le Saint-Esprit. Il était mort, et sa vie était cachée avec Christ en Dieu. Col. 3, 3.

Bâtissons consciemment notre vie sur ce fondement. Nous sommes ainsi préservés dans la bonté de Dieu et demeurons en lui et dans sa parole. Ro. 11, 22. Notre « nature sauvage » est maintenue sur la croix, et la vie de Jésus peut se révéler en nous – par une foi vivante !