Postérité de paix ou fils du tumulte ?
« Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; recherche et poursuis la paix. » Ps. 34, 15. « Observe celui qui est intègre, et regarde celui qui est droit ; Car il y a une postérité pour l’homme de paix. » Ps. 37, 37.
Quand on sait que le royaume de Dieu consiste en justice, en paix et en joie dans le Saint-Esprit, cela devrait être quelque chose que nous recherchons avec insistance. 2 Ti. 2, 22 et Hé. 12, 14. Nous devons rechercher la paix et la sanctification, et nous avons entendu que la paix est une conséquence de la sanctification.
La parole de Dieu est très claire concernant la paix et les querelles. Nous le voyons dans les psaumes de David, dans les paroles et les exhortations de Jésus, et dans les lettres des apôtres. Jésus est appelé le Prince de la paix, et il établira un royaume de paix. Il détruira tous les enfants du tumulte (autre trad.). Ce qui est dit sur Édom, qui lui sera soumis, est significatif. Nb. 24, 17-18. Pour que cette paix soit mienne, il faut qu’Édom me soit également soumis.
« … vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » Ép. 4, 3. Il nous faut pour cela nous conduire d’une manière digne de notre vocation, en toute humilité. V. 1-2.
« D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » Ja. 4, 1. Ces passions contiennent l’envie de se mettre en avant, de se venger un peu, de rechercher son propre honneur et son propre gain, et de vouloir avoir raison. Tout disciple de Jésus, qui a engagé le combat contre ces passions, constatera que ce sont là de très grandes forces dans la nature humaine. Lorsque nous faisons usage de la parole de Dieu, qui est plus tranchante que toute épée à deux tranchants, elle pénètre et sépare dans nos vies, et nous acquérons ainsi un sens spirituel. L’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix. Hé. 4, 12 et Ro. 8, 6.
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point ! » Jn. 14, 27. Quelle exhortation ! La paix que le monde veut donner, c’est de laisser le champ libre à la convoitise et aux désirs. Mais c’est lorsque ces désirs sont sur la croix que la véritable paix est possible. Nous chantons dans le n° 118 des Voies du Seigneur, à propos de l’homme de paix : « Main dans la main avec le Dieu de paix, il chasse le péché. » (traduction littérale). L’épée doit être employée contre le péché dans notre propre chair.
Comme il est insensé de batailler pour ses droits et ses opinions ! De vouloir contredire et polémiquer en permanence. Timothée devait rappeler, et même conjurer, d’éviter les disputes de mots qui ne servent à rien. Nous avons besoin de tels rappels. 2 Ti. 2, 14. Et il est question dans 1 Ti. 6, 4 de la maladie des controverses et des disputes de mots, qui conduit entre autres aux mauvais soupçons et à de vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement. La suspicion et les disputes de mots créent beaucoup de troubles. Puissions-nous donc rechercher la paix, et la poursuivre. Nous sommes alors de la postérité de la paix, et nous partagerons l’éternité avec le Prince de la paix.