La grande puissance de la parole de Dieu
C’est une grande grâce et une grande miséricorde de Dieu que nous puissions écouter la parole de Dieu et que, par la foi, une porte nous ait été ouverte donnant accès au salut et au développement.
« Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. » Ja. 1, 18. Quelle vocation et quel don parfait nous sont donnés par le Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation ! Maintenant, c’est à nous d’affermir notre vocation et notre élection, en étant nourris et en croissant par les mêmes paroles de vérité. Tout ce qui nous arrive est un don parfait du Père des lumières, pour nous éduquer et pour contribuer à notre vocation céleste.
« Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » Jn. 8, 31-32.
Jésus dit aussi : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. » Chap. 14, 15. Le mot « si » exprime de façon claire et précise que seuls ceux qui demeurent dans sa parole et qui gardent ses commandements ont un cœur qui l’aime, et peuvent être ses disciples.
« Beaucoup de gens proclament leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? » Pr. 20, 6. Celui qui est fidèle dans l’amour et dans la vérité, c’est celui qui demeure dans une fidélité simple et sans artifice envers Jésus-Christ et qui obéit aux lois qui sont inscrites dans son cœur et son esprit.
La façon dont je prends les choses dans mes circonstances et dans mes tentations devient un test pour savoir si j’aime vraiment Jésus, si j’ai un désir intérieur d’entendre la voix de l’époux et d’apprendre à le connaître.
Il y a beaucoup de pensées qui surgissent dans les situations que nous rencontrons, où nous pouvons trouver nos propres réactions humaines. Il est donc important de s’examiner soi-même et d’être honnête : – D’où viennent ces pensées, qu’est-ce que je veux en faire ? – Est-ce la sollicitude et l’amour fraternel qui les suscitent, ou est-ce quelque chose que je veux moi-même ? – Car même si je prends plaisir à vouloir faire le bien, j’ai vite fait de laisser subsister quelque chose de ma propre grandeur et de mon propre honneur, de ma propre force et de ma volonté humaine, des choses Dieu hait.
Il est dit des disciples qui étaient avec Jésus qu’une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Ces pensées de grandeur ont fait du tort à tant de gens, et si on les laisse vivre, cela nous conduit sur les voies du péché et de la mort. Jésus a suivi exactement le chemin inverse, et il nous invite à suivre. Paul nous exhorte : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » Ph. 2, 5-8.
Soyons vraiment pauvres en esprit, afin que, par la crainte de Dieu, nous puissions laisser la parole de la vérité nous parler par l’Esprit de vérité, nous instruire, et juger les pensées et les sentiments de notre cœur.
« Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, et il les délivra de leurs angoisses ; il envoya sa parole et les guérit, il les fit échapper de la fosse. Qu’ils louent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles en faveur des fils de l’homme ! » Ps. 107, 19-21.
Quelle grande délivrance et transformation lorsque la parole fusionne par l’obéissance avec la foi dans le cœur. « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » Jn. 13, 35.