Ardemment
« Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère ! Tu faisais tout mon plaisir (Je t’aimais ardemment, autre traduction) ; ton amour pour moi était admirable, au-dessus de l’amour des femmes. » Voilà ce qu’a dit David à la mort de Jonathan. 2 Sa. 1, 26.
Le mot « ardemment » a trait à notre for intérieur, au cœur. « De ma voix j’implore (ardemment) l’Éternel. » Ps. 142, 2. Lorsque je prie Dieu de cette manière, rien ne me distrait.
À plusieurs reprises, il est dit de Jésus qu’il éprouvait une ardente et sincère compassion pour les gens. Par exemple, lorsqu’il a vu les gens qui venaient de loin et n’avaient pas mangé parce qu’ils désiraient l’entendre. Mc. 6, 34. Il y avait là quelque chose qui le touchait au plus profond de son cœur. Et lorsqu’on est touché au plus profond de son cœur, il se produit quelque chose, car c’est du cœur que viennent les sources de la vie. Jésus s’est mis à l’œuvre, il a guéri les malades et a veillé à ce que les gens soient nourris, même s’ils étaient très nombreux. Il aurait pu partir après leur avoir annoncé la bonne nouvelle, mais quelque chose a touché son cœur lorsqu’il a vu qu’ils avaient faim, et il a donc pris ce problème pratique en main pour y remédier.
On peut faire monter une prière, mais quand la détresse est grande, la prière devient une prière ardente. Ac. 12, 5. Nous sommes exhortés à nous revêtir de sentiments de compassion ardente, de bonté ardente, d’humilité ardente, de douceur ardente, de patience ardente. Les vertus se développent de l’intérieur, ce n’est pas quelque chose dont on peut se revêtir de l’extérieur, elles doivent provenir d’un cœur pur.
Et Pierre exhorte ceux qui sont nés de nouveau à s’aimer les uns les autres ardemment et de tout cœur. « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » 1 Pi. 1, 22. Mais cela n’est pas possible sans purification. Nous ressentons que nous avons des pensées et des sentiments, de la sympathie et de l’antipathie, en faveur de l’un et donc en défaveur de l’autre. Cela habite dans notre âme humaine.
« Avant tout, ayez les uns pour les autres un ardent amour ! » 1 Pi. 4, 8. Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons nous servir les uns les autres avec les dons que nous avons reçus, et couvrir une multitude de péchés, et exercer l’hospitalité sans murmures. Paul écrit aux Thessaloniciens qu’il était inutile de leur écrire davantage sur l’amour fraternel, car ils avaient bien compris ce point, mais il les exhorte néanmoins à abonder toujours plus dans cet amour. 1 Th. 4, 9-10. Notre amour ne pourrait-il pas être plus ardent ?