L’envie de se voir soi-même
« Envoie ta lumière et ta vérité ! Qu’elles me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures ! » Ps. 43, 3.
Le psalmiste avait clairement un désir et une envie de Dieu. Il a prié pour recevoir la lumière et la vérité, et pour être guidé.
« J’irai vers l’autel de Dieu, de Dieu, ma joie et mon allégresse, et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu ! » V. 4.
Dans l’ancienne alliance, les gens étaient affranchis de leur péché et de leur culpabilité par des sacrifices extérieurs. C’était un moment de joie et de soulagement, associé au pardon et à l’espérance, mais qui devait être sans cesse répété, car il n’y avait pas d’issue définitive au péché. C’était cependant un moment festif, avec de la musique et des actions de grâce – une vraie fête – quelque chose de glorieux.
Dans la nouvelle alliance, en revanche, sur le chemin nouveau et vivant à travers la chair, il est possible d’être affranchi une fois pour toutes non seulement du péché conscient, mais aussi du péché inconscient qui habite notre corps du péché, en faisant mourir les actions du corps par l’Esprit. Ro. 8, 13. Quelle formidable opportunité ! Il s’agit là d’une gloire tellement plus grande que Paul, dans 2 Co. 3, 10-11, écrit que la gloire de l’ancienne alliance ne peut même pas être qualifiée de glorieuse, comparée à la gloire de la nouvelle alliance.
L’Esprit de Jésus et ses paroles de vérité me libèrent du péché si je les écoute et si j’observe avec obéissance les paroles de Jésus. Jn. 8, 33-36 et 16, 13.
Si c’est là ma disposition de cœur, je cherche à ce que la vie de Jésus devienne visible à travers moi dans ma vie quotidienne, par exemple à l’école, sur mon lieu de travail, dans la famille ou dans l’assemblée. Il est alors inévitable que je rencontre ma propre nature, ma manière d’être et les actions du corps du péché – je me vois moi-même. Et au lieu d’être déçu et frustré, je peux me réjouir dans l’espérance et haïr de tout mon cœur le péché qui m’est révélé, et donc aussi le faire mourir. C’est ainsi que je peux progresser sur la route nouvelle et vivante, au lieu de chercher des excuses et des explications pour me défendre. Car ce ne sont pas les autres et les difficultés, c’est mon propre péché et ma propre folie qui ont été dévoilés et dont la dernière heure est maintenant venue. Mon désir est toujours de plonger mes regards dans la loi parfaite de la liberté. Ja. 1, 25. Ainsi, je peux me voir moi-même et continuer à retenir fermement la parole de Dieu, et être heureux dans ce que je fais.
Si je cherche le salut et la délivrance, et que je ne peux pas ou ne veux pas vivre sans les obtenir, je trouverai le chemin par le sacrifice que l’Esprit de vérité m’a montré. Chercher l’honneur des hommes, se prendre au sérieux, défendre son droit, avoir l’attitude de celui qui sait tout, et choses semblables ; tout cela est crucifié. Je deviens plus pauvre en moi-même et je deviens plus dépendant de Dieu. Ma propre force et ma sagesse égocentriques sont de plus en plus brisées. Je trouve mon refuge en Dieu et dans sa Parole.
Et ainsi, peu à peu, c’est plus béni pour mon entourage de me rencontrer. La parole de Dieu est faite chair. C’est une vie magnifique – un évangile merveilleux – où chaque personne aimant la vérité et humble se développe tout au long de sa vie, une vie qui ainsi glorifie Dieu ! La vie de Jésus et ses vertus deviennent visibles et tangibles.