Qu’en est-il du flot de bénédictions ?

février 2025

Qu’en est-il du flot de bénédictions ?

« Ne juge pas tes frères, bénis-les au contraire ; que ton huile coule abondamment ! » LVS n° 304.

Cette strophe de cantique est imprégnée d’un très fort esprit de foi ! Nous avons tous affaire à toutes sortes de personnes. Je peux avoir vite fait de traiter ceux que je n’apprécie pas avec des mains froides, et d’être distant à leur égard. Mais une telle réaction ne vient pas de l’Esprit de Dieu, mais de ma chair. Puisse mon entendement plutôt s’imprégner de l’esprit des paroles suivantes : « Ne juge pas tes frères, bénis-les au contraire ! » – « fais jaillir un flot de bénédictions », comme le dit le texte original du cantique. Mon attitude et ce à quoi mon cœur est attentif sont alors instantanément transformés, pour que j’aie la force de faire preuve de prévenance, de chercher des solutions et d’être chaleureux – quelle que soit la façon dont ma chair perçoit mon prochain. « L’amour ardent de Dieu veut brûler par son feu tout ce qui est vieux, faussé, affaibli. » LVS n° 251. Que c’est bon que toutes les imperfections et tous les défauts peuvent cesser par le fait que ce flot s’écoule tout droit de mon cœur !

Comment donc y arriver – peut-on se demander – moi qui ai une telle chair, dans laquelle n’habite rien de bon ? On est bien sûr tenté, mais on a besoin ici de la puissance de la croix – je dois me considérer comme mort au péché, et m’abstenir complètement de porter un jugement. Je dois avoir comme devise : « Ne juge pas tes frères ! » C’est ce qu’a écrit le frère Elias Aslaksen, et il a lui-même dit que c’était la raison pour laquelle il avait eu une vie à ce point bénie – qu’il s’était complètement abstenu de juger les amis – même ceux qu’il trouvait bizarres, selon la chair. Nous avons certainement tous fait l’expérience d’un tel flot de bonté de la part de nos anciens – et de bien d’autres encore !

Ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. Mt. 5, 8. Lorsque mon cœur est pur, je reçois des révélations – des pensées et des paroles – par lesquelles l’onction peut m’enseigner ce qu’il faut dire et faire. Et avec l’onction vient le flot ! « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. » Jn. 7, 38. La source de ce flot, c’est l’amour, une force puissante et irrésistible ! Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour.

Livrons-nous entièrement à ce flot spirituel qui animait le frère Elias Aslaksen : Toujours du côté de ceux qui donnent, toujours le premier à bénir et à oindre ! Paul a écrit aux Corinthiens que même s’ils avaient la science de tous les mystères, s’ils avaient le don de prophétie, s’ils avaient la foi jusqu’à transporter des montagnes, etc., s’ils n’avaient pas l’amour, ils n’étaient rien ! Choisissons plutôt d’employer la force et le pouvoir de l’amour pour transformer nos vies et celles de ceux qui nous entourent ! « Car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent. » Éz. 47, 9.