Ma grâce te suffit !

2 Co. 12, 9

Nous comprenons que la grâce n’est pas seulement le pardon de nos péchés – mais c’est aussi l’aide que nous pouvons recevoir de Dieu pour être sauvés du péché qui se cache dans notre nature humaine. Nous sommes par exemple naturellement enclins à nous enorgueillir, et il est vite fait d’avoir une haute opinion de soi-même quand les choses réussissent. Ce n’est pas toujours facile de se voir soi-même, de voir que « le mal est attaché à moi », moi qui par la grâce de Dieu ai fait quelque chose de bien. Ro. 7, 21.

Jésus veut nous sauver parfaitement de ce mal ! Hé. 7, 25. Mais il ne peut le faire que dans la mesure où nous reconnaissons la vérité sur nous-mêmes. Lorsque nous nous défendons nous-mêmes, et que nous nous cachons derrière nos « bonnes intentions », il n’est pas si facile pour Dieu de nous sauver de tout ce qui colle à notre nature. C’est pourquoi il est dit que le juste se sauve avec peine. 1 Pi. 4, 17.

Mais l’homme juste peut être sauvé s’il comprend les voies de Dieu à son égard. Pierre nous dit de ne pas être surpris de la fournaise – ou du « feu qui survient parmi vous » – comme le dit une traduction africaine. V. 12. Le feu qui brûle parmi nous est une aide énorme pour se voir et comprendre le mal qui habite en moi, c’est-à-dire dans ma chair.

Paul était expérimenté dans ces choses. Il était éprouvé par le fait qu’un ange de Satan venait pour le souffleter. 2 Co. 12, 7-8. Nous ne savons pas ce que c’était – très probablement, ce n’était pas quelqu’un qui le frappait physiquement, mais on imagine que c’étaient des choses qui faisaient mal à Paul. Au début, il ne comprenait pas pourquoi il en était ainsi. Mais après avoir demandé à Jésus trois fois d’intervenir, Jésus l’a éclairé sur son état, lui montrant sa faiblesse – à quel point il aurait vite pu devenir grand avec les révélations que Dieu lui avait données et le travail qui lui était confié. Paul a alors réalisé à quel point il avait besoin de ces « coups » – pour rester petit à ses propres yeux !

Il s’est humilié au point que la grâce de Dieu lui a suffi – elle lui a permis de ne pas s’enorgueillir ! Et quand nous souffrons jusqu’au sang et que nous mourons à nous-mêmes, à notre ego, alors les « coups » ne peuvent plus me blesser ni me faire souffrir ! Nous pouvons être sauvés jusqu’à l’extrême, à tel point que nous nous reposons pleinement en Dieu – sans jamais nous enorgueillir dans l’honneur et la bonne réputation, sans jamais être déprimés ou angoissés dans le déshonneur et la mauvaise réputation ! Chap. 6, 1-10.

Paul a reconnu qu’il avait besoin de tout ce que Dieu lui envoyait pour être affranchi de ce mal. Il s’est profondément abaissé sous la puissante main de Dieu, de sorte que la grâce de Dieu lui suffisait – à tel point qu’il se plaisait « dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ. » Chapitre 12, 10. Et la puissance de Christ habitait en lui ! Et il en sera de même pour nous, si seulement nous nous humilions sous la main puissante de Dieu dans tout ce que nous rencontrons sur le chemin de la vie.