La joie parfaite

février 2025

La joie parfaite

« Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Jn. 15, 11.

Voilà ce qu’a dit Jésus à ses disciples après les avoir exhortés à garder ses commandements et à demeurer dans son amour. V. 9-10. Nous pouvons en conclure que seule l’obéissance aux commandements de Dieu conduit à une joie parfaite. La seule manière de parvenir à une joie parfaite, c’est de traiter les autres, en particulier ceux qui nous sont les plus proches, avec amour – l’amour qui consiste à donner sa vie pour ses amis.

La plupart des gens associent le mot « joie » à une vie de prospérité et de réussite, sans souffrances, où l’on vit selon ses propres désirs et où l’on réalise ses rêves et ses souhaits.

Mais il s’agit là en fait d’une joie fausse et éphémère. La joie parfaite que Jésus veut nous donner ne dépend absolument pas des circonstances extérieures et de nos conditions de vie. Une seule chose peut nous dérober notre joie, à nous les hommes – c’est de vivre selon notre propre nature pécheresse.

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » Ja. 1, 2-4.

Lorsque je manque de patience, je manque de joie. Pourquoi ? Parce que l’impatience me dérobe la joie. Notre foi doit être mise à l’épreuve, et c’est dans l’épreuve que nous sommes tentés. Persévérer dans la tentation produit de la patience, écrit Jacques. Si je perds patience au moment de la tentation, la joie disparaît. Il n’est pas possible de combiner l’impatience et la joie. Et il en va de même pour tous nos penchants pécheurs : la joie disparaît dans la même mesure dans laquelle je leur cède. La joie s’éteint lorsque les penchants pécheurs prennent le pouvoir sur l’entendement de l’homme, à l’heure de la tentation ou la de tribulation. Pour que la joie revienne, le péché doit être ôté. Il doit y avoir une prise de conscience et une purification.

Plus nous sommes purifiés du péché et de notre vie propre, plus notre joie de vivre devient profonde et inébranlable. « Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité ; c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes collègues. » Hé. 1, 9. Ce n’est pas l’iniquité dont il a été l’objet que Jésus haïssait, mais l’iniquité à laquelle il a été tenté par sa propre chair. Lorsqu’il y a une séparation claire entre la justice et l’iniquité dans les choix que tu fais et les priorités que tu te fixes, l’huile de joie se répand sur toi, du moment que tu choisis la justice. C’est donc uniquement ma propre iniquité, le péché dans ma propre chair, qui s’oppose à ce que l’huile de joie se répande dans ma vie. Ce n’est donc pas l’iniquité que je subis de la part des autres que je dois haïr, mais l’iniquité en moi-même. Toute vie propre représente une iniquité.

Jacques nous exhorte également à prier pour recevoir de la sagesse. Lorsque je manque de sagesse dans une situation, je manque aussi de joie. Toutes les exigences et les attentes à l’égard de mes semblables proviennent de la folie, et cela détruit la joie. La folie mène par exemple à s’immiscer dans les affaires des autres. Cela provoque des souffrances inutiles et vide la vie de toute joie. Ceux qui vivent dans l’amour et la reconnaissance sont bien plus épanouis que ceux qui vivent dans la haine, la suspicion, la discorde et les exigences.

Pierre utilise l’expression « aimer la vie et voir des jours heureux ». Comme il est sage de préserver sa langue des paroles trompeuses, de se détourner du mal et de faire le bien, de chercher la paix et de la poursuivre ! C’est en vérité une source de joie ! 1 Pi. 3, 10-11.

« Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite », dit David au Psaume 16, 11.