Le chemin vers le bas

octobre 2025

Le chemin vers le bas

Dans Philippiens 2, il est écrit que Jésus n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais qu’il s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes. C’est assurément le plus grand abaissement qui ait jamais eu lieu. Mais cela ne s’arrête pas là. Car, ayant paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Sur ce chemin d’abaissement et d’obéissance, il pensait à nous. Il voulait frayer un nouveau chemin, le chemin qui ramène à Dieu, pour nous permettre d’avoir part à la nature divine. Dieu souhaite partager sa nature avec nous, mais il ne partage sa gloire avec personne. Les exemples ne manquent pas en la matière. « À un jour fixé, Hérode, revêtu de ses habits royaux, et assis sur son trône, les harangua publiquement. Le peuple s’écria : Voix d’un dieu, et non d’un homme ! Au même instant, un ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas donné gloire à Dieu. Et il expira, rongé des vers. » Actes des Apôtres 12, 21-23.

Il y a un exemple similaire concernant Nebucadnetsar dans Daniel 4. « Au bout de douze mois, comme il se promenait dans le palais royal à Babylone, le roi prit la parole et dit : N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ? La parole était encore dans la bouche du roi, qu’une voix descendit du ciel : Apprends, roi Nebucadnetsar, qu’on va t’enlever le royaume. On te chassera du milieu des hommes, tu auras ta demeure avec les bêtes des champs, on te donnera comme aux bœufs de l’herbe à manger ; et sept temps passeront sur toi, jusqu’à ce que tu saches que le Très-Haut domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît. » Daniel 4, 29-32.

Dieu ne peut pas tolérer l’orgueil. Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. Jacques 4, 6 et 1 Pierre 5, 5.

Il ne fait grâce qu’à ceux qui sont humbles de cœur. Quelle immense grâce nous a été accordée ! Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ! Romains 5, 8. Il n’y avait pas de chemin, mais maintenant un chemin a été frayé pour que je puisse être délivré de tout fardeau, et du péché qui m’enveloppe si facilement. La seule chose qui convient pour moi est de vivre en reconnaissant au plus profond de mon cœur qu’il est parfaitement juste que toute la gloire revienne à Dieu seul. Et cela parce que j’ai besoin de la grâce et de la puissance de Dieu dans ma vie. Personne ne peut être transformé par sa propre force. Tout ce qui vient de moi-même est inutilisable. Mon progrès dans le salut est à la mesure exacte de mon humilité. Ou, en d’autres termes, à la mesure dans laquelle je reconnais la vérité sur moi-même. Sur ce chemin, j’apprends également non seulement à souffrir injustement, mais aussi à le faire avec joie. Je peux alors pardonner à mon frère de tout mon cœur. J’ai en effet moi-même reçu du pardon.

Que Dieu nous accorde la grâce de toujours nous trouver sur le chemin vers le bas, le chemin où je reconnais mon véritable état, où je reconnais la vérité sur moi-même. Ce n’est que sur ce chemin que se trouvent la véritable délivrance du péché et le développement dans les vertus de Christ. La parole d’Apocalypse 4, 11 résonnera alors aussi au plus profond de nos cœurs : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. »