Être vivement intéressé par ma vocation
Il y a une grande différence entre le fait d’être dans l’assemblée en raison de la vie sympathique qu’on y trouve, avec de bons amis autour de soi, comme à l’étranger, et le fait d’être dans l’Assemblée du Dieu vivant, et d’être saisi de sa vocation céleste. Paul exhorte Timothée : « Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé. » 1 Ti. 6, 12. Il est impossible pour l’homme naturel de comprendre ce à quoi Dieu nous a appelés ! Les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment ne sont pas montées au cœur de l’homme ! 1 Co. 2, 9. Mais par la foi en l’Évangile, nous comprenons la gloire et les profondeurs de notre vocation et de notre élection, que nous pouvons affermir en fuyant la corruption dans le monde qui vient par la convoitise. Au lieu de céder à nos convoitises, nous nous efforçons de manifester les vertus de notre vie, comme il est dit dans 2 Pierre 1, 4-8. C’est par la fidélité à notre vocation et à notre élection, quand nous marchons dans les œuvres que Dieu a préparées d’avances pour nous, que nous affermissons notre vocation. Alors la vie divine peut se manifester, et nos actes auront dans ce cas une signification jusque dans l’éternité.
Pierre dit que Christ ayant souffert dans la chair, nous devons nous aussi nous armer de la même pensée, à savoir que c’est précisément en souffrant dans notre chair que nous en finissons avec le péché. 1 Pi. 4, 1. Quand je ne cède pas à ma volonté et à mes convoitises, cela engendre une souffrance pour ma chair. En étant fidèle dans ma vie cachée, là où personne ne me voit, et en courbant ma propre volonté face à celle de Dieu, j’ai part au repos et à la paix de Dieu, dans le Saint-Esprit. Je peux alors servir Dieu dans la liberté que me donne l’Évangile, vivre la vie que Jésus nous a montrée et suivre le chemin qu’il a frayé.
Nous sommes appelés à être des cohéritiers de Jésus-Christ, notre précurseur ! Lui qui a accompli son œuvre sur terre, dans une fidélité parfaite à Dieu. Il n’a jamais failli, et pour cette raison, il est devenu l’auteur d’un salut éternel pour nous. Si nous voulons être dignes d’hériter avec lui, nous devons être saisis de notre vocation et vivants pour elle. Il est alors naturel que mes pensées se tournent vers ma vocation dès que j’ai un moment de libre. C’est d’elle que je parle quand l’occasion se présente. Je suis alors vivement intéressé par le fait de réfléchir aux actions que j’ai faites, pour ainsi trouver de nouvelles choses dont je peux me purifier. Je trouve le moyen de m’abaisser et de m’humilier, pour que ce ne soit pas ma personne qui soit mise en avant, mais que Christ soit glorifié par ma vie. Dans un tel développement, j’ai communion avec les meilleures personnes sur terre, et avec Jésus-Christ lui-même dans mon esprit. Je deviens alors riche en Dieu – Que pourrais-je souhaiter de plus ?
Paul exhorte Timothée à s’attacher aux saines paroles qu’il lui avait adressées. Puissions-nous, nous aussi, nous attacher aux mêmes paroles aujourd’hui, et vivre une vie digne de notre vocation et de notre élection. Aimons notre époux céleste, afin que lorsqu’un jour nous le rencontrerons, nous ne rougissions pas de honte, mais que nous allions à sa rencontre avec des vêtements tissés de lin pur et fin, qui sont les œuvres justes des saints.