Des yeux illuminés !
Jean écrit que si je n’aime pas les frères, je demeure dans la mort. 1 Jn. 3, 14-16.
Il n’y a donc pas un seul frère que je ne devrais pas pouvoir aimer. Il ne faut pas que mon amour soit réservé à certains, non, je dois être capable d’aimer tout le monde !
Voyant que les Éphésiens avaient la foi au Seigneur Jésus, qui avait suscité en eux la charité pour tous les saints, Paul s’est mis à prier pour que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, leur donne un Esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance. Eph. 1, 15-17.
En d’autres mots, je peux avoir de la connaissance en lisant la parole de Dieu avec mes yeux naturels. Mais je n’obtiens la sagesse et la connaissance spirituelles que si les yeux de mon cœur sont illuminés par Dieu. v. 18. Le cœur aussi a donc des yeux ! Et c’est avec les yeux de mon cœur que je comprends ma vocation quand je lis la parole de Dieu. Ma vocation est de servir et de contribuer au bien des autres. Phil. 2, 1-5.
Quand les yeux de mon cœur sont illuminés, je vois la richesse de la gloire de l’héritage qu’il réserve aux saints. Eph. 1, 18. Je peux alors servir les autres et leur annoncer la parole de vie, afin que la même gloire à laquelle j’ai moi-même eu part, puisse aussi devenir la leur. Chap. 4, 11-16. Je comprends alors que je dois faire attention à ce que je dis. Ce que Paul écrit en 1 Cor. 9 nous montre vraiment qui il est, et comment il a travaillé. Il était l’apôtre de tous, et il est devenu le serviteur de tous pour en gagner le plus grand nombre. Dans tout ce qu’il entreprenait, il gardait ce désir et cette aspiration. C’est pourquoi il pouvait également dire au verset 23 : « Je fais tout pour l’évangile, afin d’y avoir part. » 1 Cor. 9 est un chapitre qu’il faut lire et relire pour se mettre dans la situation de Paul. Comment est-ce que je sers les autres ? Est-ce que je les sers comme le faisait Paul - pour gagner le plus grand nombre - ou est-ce que je cherche à me mettre en valeur dans mon ministère ?
J’ai souvent lu ce chapitre et j’y ai travaillé consciemment depuis ma jeunesse. Je l’ai lu beaucoup de fois, et je trouve encore beaucoup de choses à purifier et à juger, pour que mon ministère soit encore plus parfait. Parce que je n’ai pas encore toute la plénitude, et je sais qu’il y a du péché en moi. 1 Jn. 1, 8. Ro. 7, 21-23. Je sais que j’ai reçu une certaine part de la vie de Christ, mais j’ai besoin d’une plénitude encore plus grande. Phil. 3, 12-17.
Le ministère peut ainsi devenir de plus en plus parfait. Pour ce faire, les yeux de notre cœur doivent être illuminés. Ainsi nous expérimenterons dans notre vie personnelle la puissance que Dieu a manifestée en Jésus lorsqu’il l’a ressuscité d’entre les morts.
1 Thess. 4, 14-18. Cette force de vie qui est en Dieu peut aussi nous transformer et créer des choses nouvelles dans notre vie. Phil. 3, 20-21.
Nous pouvons alors être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence, et voir les choses de manière plus claire au fur et à mesure que les jours passent. Eph. 4, 23-24.