Les lois du corps

mars 2023

Les lois du corps

« … parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. » Ép. 5, 30-32.

Nous ne devons donc pas être uniquement un seul Esprit, mais aussi une seule chair avec lui. Christ est au ciel à la droite du Père. Comment l’Église peut-elle alors être une seule chair avec lui ?

C’est le péché dans la chair que Dieu a condamné. Il n’a pas condamné notre corps. Il l’utilise à son service. Notre corps devient un instrument de justice pour Dieu. Ro. 6, 12-13. C’est quelque chose d’immensément glorieux que le corps qui servait le péché auparavant puisse maintenant servir Dieu. V. 18-19.

Quand Christ se sert de notre corps, il faut – comme le dit l’Écriture – que lorsque Christ est en nous le corps soit mort à cause du péché. V. 10. Je dois donc garder mon corps mort en ce qui concerne le péché. La mesure dans laquelle Dieu se sert de notre corps terrestre est la même mesure dans laquelle nous avons, toi et moi, une demeure dans le ciel qui est éternelle et que Dieu nous a donnée. C’est aussi la mesure dans laquelle tu as la victoire sur tout ce qui est péché. Dans cette même mesure, Christ a un corps ici sur la terre, dans lequel il peut produire le vouloir, accomplir son œuvre pour les hommes. Ph. 2, 12-13.

Ici, il faut être humble. Ici, il faut que j’aie affaire avec Dieu, de sorte que je ne dépasse pas ma mesure de foi, mais que je sois actif à l’intérieur de ces limites, selon l’activité que Dieu a prévue pour moi. Cela s’applique à chacun d’entre nous. Si nous sommes placés dans un corps, qu’en est-il alors de notre propre volonté ? Elle disparaît totalement, il est uniquement question de faire la volonté de la tête. Nous avons été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps. 1 Co. 12, 13. Tu as été placé là, et ce qui compte, c’est ce que la tête décide. Qu’advient-il alors de tes propres opinions, de ton entêtement et de tes prétentions, si tu crois en cette révélation ? Tout cela disparaît, on en a fini avec tout cela.

Qu’advient-il de la soif d’honneur et de l’esprit de domination ? Ces choses sont exclues par l’Esprit d’unité qui agit puissamment. Tu sens que l’Esprit qui est à l’action dans le corps pousse fortement vers l’unité. Il ne peut pas y avoir de division dans un corps. La seule chose qui compte, c’est d’occuper sa place dans le corps, en toute fidélité.

Tout ce qu’on peut faire d’autre revient à regimber contre l’aiguillon, regimber contre les lois de l’Esprit de vie ! Nous ne pouvons rien faire de plus grand et de meilleur que d’occuper notre place dans le corps.

« Car nous sommes les membres de son corps. » Ép. 5, 30. La foi que nous sommes membres les uns des autres est une puissance qui nous sanctifie et nous protège dans nos vies ! Je fais partie du corps qui est ressuscité et a été placé dans les lieux célestes ! Col. 3, 1. Je fais partie de son corps sur la terre aujourd’hui ! Une foi vivante en cela contribue puissamment à notre sanctification, et c’est une puissance qui nous garde contre le péché. Dans cette foi, nos progrès sont évidents pour tous.

Nous accomplissons notre ministère dans notre corps, en tant que membre du corps de Christ. C’est pourquoi nous n’avons pas d’honneur, nous n’avons rien dont nous puissions nous glorifier. J’obéis comme membre de son corps, parce que Christ agit.

Et c’est aussi dans notre corps que nous nous soumettons les uns aux autres. 1 Pi. 5, 5. Tout a lieu dans ce corps. Il en va de même du bon ordre qui résulte de l’obéissance aux lois de l’Esprit de vie. Tout se fait dans le corps. Si tu portes atteinte à ce bon ordre, tu es éliminé, Dieu ne permet pas cela. Il faut que tu te gardes de tout orgueil, de toute fierté et de toute prétention. Il n’aime pas cela, il ne veut pas avoir ce genre de choses dans son corps. C’est aussi dans le corps que nous sommes édifiés, comme c’est le cas par exemple lors de nos conférences et nos rencontres. Tout le corps est édifié ensemble. Et c’est corporellement que les trésors de la connaissance et de la sagesse sont présents en Christ. Col. 2, 2-3.

Que Dieu nous fortifie puissamment pour que nous vivions et travaillions comme membres les uns des autres, non comme des individus autonomes, mais que « grâce à tous les liens de son assistance, tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacun de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour. » Ép. 4, 16. Voilà ce que Dieu a dit ! Et ce que Dieu veut se réalise, si nous obéissons et travaillons à notre salut avec crainte et tremblement dans les domaines où Dieu agit dans nos vies ! Ph. 2, 12-13.