Une parole vraie
« Car en ceci, c’est une parole vraie (trad. norv.) : Autre est celui qui sème et autre celui qui moissonne. Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n’avez pas travaillé ; d’autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail. » Jn. 4, 37-38.
Nous ne devons jamais oublier que nous sommes nous-mêmes un fruit du travail que d’autres ont fait – et quand nous comprenons nous-mêmes ce que c’est de travailler, nous entrons dans le travail que nos frères et sœurs ont accompli avant nous. Je suis moi-même un fruit du travail d’Elias Aslaksen, de Sigurd Bratlie et d’Aksel J. Smith, mais aussi un fruit de mes parents et d’autres frères et sœurs pieux qui ont prié pour moi, m’ont encouragé, ont été bons envers moi et m’ont béni quand j’étais enfant et jeune, et même jusqu’à aujourd’hui. Je suis peut-être en particulier un fruit du travail de sœurs pieuses, comme Elise Pettersen, de Drøbak. Son service n’était pas tourné vers l’extérieur, bien visible et entouré de beaucoup de louanges, c’était une ouvrière dans la vigne du Seigneur. Elle priait pour nous, les enfants, nous bénissait et vivait comme un modèle pour les croyants, selon l’exhortation que Paul adresse à Timothée dans 1 Ti. 4, 12. Je me sentais attiré par cette vie et par son exemple et celui d’autres frères et sœurs qui étaient des modèles en parole, en conduite, en charité, en foi et en pureté, j’ai eu moi-même la grâce d’entendre dans ma jeunesse la voix du Meneur1. Job 3, 18. Lorsque le maître de la moisson m’a appelé, j’étais prêt ! Personne d’autres que le maître de la moisson ne peut envoyer des ouvriers dans sa moisson ! Mt. 9, 38. On ne peut pas instituer de tels ouvriers, ils entendent eux-mêmes la voix du Meneur et ils répondent eux-mêmes oui à leur vocation, quoi qu’il leur en coûte. C’est pourquoi, aussi longtemps qu’ils sont fidèles à leur vocation, aucun pouvoir ni aucune organisation ne peut les destituer. 2 Pi. 1, 10-11.
Il n’est pas écrit que nous sommes entrés dans des organisations établies par d’autres. Une organisation doit avoir des dirigeants à de nombreux niveaux et des ouvriers dans différents domaines. Tous ceux-ci peuvent être remplacés par des éléments plus jeunes et nouveaux, qui sont encore plus compétents que les précédents. Dans une organisation, on a des besoins de cette nature à n’en plus finir. « Mieux vaut un enfant pauvre et sage qu’un roi vieux et insensé qui ne sait plus écouter les avis ; car il peut sortir de prison pour régner (comme Joseph), et même être né pauvre dans son royaume. J’ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil entourer l’enfant qui devait succéder au roi et régner à sa place. Il n’y avait point de fin à tout ce peuple, à tous ceux à la tête desquels il était. Et toutefois, ceux qui viendront après ne se réjouiront pas à son sujet. C’est encore là une vanité et la poursuite du vent. » Ec. 4, 13-16.
Jésus était le bon berger. Il connaissait parfaitement les brebis, et les brebis connaissaient sa voix et venaient à lui. Jn. 10, 1-18. On ne peut jamais instituer un tel berger, il ou elle est envoyé(e) par le Maître de la moisson. C’est pourquoi un tel berger ne peut jamais être relevé de ses fonctions, aussi longtemps qu’il est fidèle et obéit aux ordres de son Seigneur. Le Maître de la moisson veille à cela !
Il en va de même dans l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. 1 Ti. 3, 14-16. Certains doivent diriger les conférences, les réunions, la musique et les fêtes, mais c’est celui qui est un berger pour les brebis que celles-ci écoutent lorsqu’elles ont besoin de nourriture pour leur esprit ! Le fondement de la victoire de David sur Goliath a été posé derrière le troupeau, lorsque David combattait pour les agneaux et les brebis, contre les ours et les lions. Il sentait là qu’il avait besoin de l’aide de Dieu, il cherchait Dieu et le Seigneur l’aidait. C’est le même Seigneur auquel il avait affaire lorsqu’il a reçu de l’aide pour abattre Goliath. Il était entré dans le travail que d’autres avaient fait, dans la même foi en son Père que celle qu’Abraham, Isaac et Jacob avaient eue dans leur vie. De tels hommes et femmes ne peuvent être ni destitués ni institués – ils sont envoyés par le Maître de la moisson. Ils étaient fidèles dans leurs circonstances sans penser au pouvoir ou à l’honneur, et le moment venu, le Maître de la moisson a pu les envoyer ! C’est une parole vraie !
Que Dieu, dans sa grâce, suscite un grand nombre de jeunes frères et sœurs qui prennent soin du troupeau et comprennent quelle valeur cela représente d’être entré dans le travail que d’autres ont fait – sans chercher des fonctions ou des positions dans une organisation humaine ! Lis les paroles d’adieux de Paul aux Ephésiens dans Ac. 20, 32-35. « Et maintenant, frères, je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés. Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi. Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » Sers de cette manière – et le Seigneur te récompensera ! Col. 3, 23-24.
« Et le Seigneur dit : Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? » Lu. 12, 42-44. Ce qu’on exige d’un économe dans la maison du Seigneur est tout d’abord qu’il ou elle soit fidèle envers la Parole de Dieu qui lui a été confiée et qu’il ou elle la transmette au troupeau au temps convenable. Ro. 3, 2 et 1 Co. 4, 1-4.
Si tu es fidèle envers le Maître de la moisson dans ta propre vie et dans ton travail, tes paroles serviront à l’édification, l’exhortation et la consolation ! Et tu n’auras ainsi jamais besoin de te soucier d’avoir du pouvoir ou une position dans quelque organisation que ce soit. 1 Co. 14, 3-4. Les brebis entendront toujours ta voix, parce que tu as la parole de Dieu à leur donner, qui est la semence que Dieu fait croître. 1 Co. 3 – lis tout le chapitre.
Avec de jeunes frères et sœurs qui vivent leur vie sur le fondement dont il est question dans Col. 3, 23-24, l’héritage de nos pères continuera à grandir et à se développer pendant le temps que Dieu a prévu de toute éternité pour son assemblée vivante. Ce sont ceux que le Maître de la moisson a envoyés comme ouvriers et bergers qui peuvent faire avancer l’assemblée comme Johan O. Smith l’écrit à Aslaksen le 9 décembre 1934 :
« Et que nous réserve l’avenir ? Nos enfants et nos petits-enfants continueront à transmettre la semence. Les enfants de l’assemblée continueront à porter du fruit et de la semence jusque dans un avenir lointain. Le royaume de Dieu viendra et sa volonté sera faite. Même si nous sommes peu nombreux, la force de Dieu qui fait germer est grande dans ce petit nombre. C’est pourquoi, ne te lasse pas, cher frère, mais continue dans la même direction et à la même vitesse que toujours. »
Que Dieu suscite beaucoup de tels ouvriers qui ne cherchent pas leur propre intérêt mais entendent la voix du Meneur, de sorte qu’ils puissent donner au troupeau de la nourriture spirituelle dans les temps à venir, c’est aussi ma prière !