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- La conférence du Nouvel An
Nous nous sommes à nouveau rassemblés à Brunstad pour une conférence du Nouvel An bénie. Et la parole de la croix était au centre, cette parole que les vrais imitateurs de Christ aiment. Pour la plupart des croyants, la parole de la croix est tout d’abord la parole de la mort expiatoire de Jésus à Golgotha. Ceux qui ont une âme de disciple, les imitateurs de Jésus, prennent au sérieux sa parole lorsqu’il dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. » Lu. 9, 23. C’est de cet amour pour la croix que nous avons abondamment entendu parler à la conférence. On trouvera un extrait des réunions dans les pages qui suivent. Dans Es. 60, v. 1 et suivants, nous lisons que les ténèbres recouvrent la terre, tandis que les élus du Seigneur voient la lumière se lever et la gloire apparaître, et cela s’applique remarquablement à notre époque. C’est la croix qui produit toute cette lumière et toute cette gloire. La croix est un meilleur éducateur que la meilleure école supérieure. La croix nous éduque pour cette vie et pour la vie à venir. Celui qui se laisse éduquer par la croix se voit confier une œuvre, en tant que membre du corps de Christ, pour le temps et l’éternité. C’est sur la croix que Jésus a triomphé des puissances des ténèbres. Et c’est en étant crucifié avec lui que nous aussi, nous pouvons vaincre. Paul pleurait lorsqu’il mentionnait les nombreuses personnes qui marchaient en ennemis de la croix. Ph. 3, 18. Il ne s’agissait sans doute pas de personnes qui étaient ennemies de la croix de Golgotha, mais elles étaient ennemies du fait de se charger de sa croix chaque jour, elles « ne pensaient qu’aux choses de la terre ». V 19. C’est de la parole de la croix que nous avons besoin dans l’assemblée. Car c’est une puissance de Dieu. Lorsque nous sommes cloués avec Christ sur la croix, nous devenons un. Le frère Aslaksen parlait de la croix avec un tel zèle et une telle force que les journaux l’avaient surnommé « l’homme sur la croix ». Et par la grâce de Dieu, nombreux sont ceux dont les yeux se sont ouverts, aujourd’hui, pour voir la vanité de toute la prédication qui n’est pas une prédication de la croix. L’assemblée est née sur la croix et par la parole de la croix. L’apôtre Paul donne dans Ga. 2, 20 le témoignage qu’il a été crucifié avec Christ et que ce n’est plus lui qui vit, mais Christ qui vit en lui. Si Paul a pu vivre une telle vie et donner un tel témoignage, c’est que c’est obligatoirement possible pour nous aussi ! Avec une telle vie, crucifiés avec Christ, nous devenons un. Au point où nous sommes parvenus, nous sommes un. C’est une vie et une communion sans divisions. La parole de la croix est une puissance pour tout mettre en ordre. Dans le foyer et dans l’assemblée. Nous voyons dans 1 Co. 1, 17 que Paul craignait que la sagesse du langage et les pensées et les paroles humaines intelligentes affaiblissent la puissance de la croix. Lorsque nous reconnaissons de tout notre cœur que, par nous-mêmes, nous ne pouvons pas penser une seule bonne pensée, ni dire ou faire quoi que ce soit d’entièrement bon, cela nous rend très heureux d’avoir la parole de la croix. La parole de la croix crée de nettes séparations. Il se fait une nette distinction entre les vrais disciples et l’esprit de la prostituée. Ce qui est noble est séparé de ce qui est vil. La justice est séparée de notre propre justice. La sagesse d’en-haut est séparée des pensées intelligentes qui ont leur racine dans la sagesse d’en-bas. La crainte de Dieu est séparée de tout ce qui a à voir avec l’apparence de la piété. Par la parole de la croix, tout devient entièrement pur. Lorsque Jésus a parlé de se faire des amis avec le Mammon (les richesses) injuste(s) et d’être fidèle dans la gestion des choses terrestres (Lu. 16), les pharisiens, qui aimaient l’argent, se sont moqués de lui. Les avares n’ont pas envie de donner. Et quand il est question de faire du bien, d’être riche en bonnes œuvres et de soutenir l’activité missionnaire étendue dans laquelle l’assemblée est engagée, ce n’est pas à ces avares qu’on s’adresse. Les avares ne se sont pas libérés de leurs biens pour pouvoir les utiliser selon les injonctions que Dieu donne sur le moment. Dans Mt. 6, 19-21, il est dit d’amasser des trésors dans le ciel et non sur la terre. Il faut que nous pensions toujours à la fin de notre vie sur terre, afin que nous ayons un large accès dans les demeures célestes. Comme il sera bon d’avoir alors des personnes qui pourront nous accueillir dans les demeures éternelles, des personnes envers lesquelles nous aurons eu la grâce de faire quelque chose de bon. Dans Lu. 12, 16-21, il y a la parabole du jeune homme riche qui avait amassé des trésors, mais qui n’était pas riche en Dieu. Comme il est pauvre, celui qui n’a pas utilisé au service de l’amour ce qu’il possédait ! Celui qui veut devenir riche tombe dans la tentation, dans le piège et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition, écrit Paul dans 1 Ti. 6, 7-10. C’est ce qui se passe quand on veut devenir riche. Celui que Dieu rend riche comprend comment se constituer une « caisse de guerre » pour aider les personnes qui sont dans la détresse et pour l’utiliser au service de l’amour. De telles personnes placent leur espérance en Dieu et non dans des « richesses incertaines ». Les paroles prophétiques concernant les derniers temps, que nous lisons dans Ja. 5, 1-5, sont d’une actualité brûlante justement à notre époque. Il est dit à ces riches : « Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours ! » « N’aimez pas le monde ni les choses qui sont dans le monde. » 1 Jn. 2, 15. Cette exhortation s’adresse à nous tous. Dans Lu. 16, 9, nous sommes invités à nous faire des amis avec les richesses injustes, le Mammon injuste, « pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand vous viendrez à manquer. » Cette bienfaisance doit devenir notre nature. Faire du bien envers tous. Quand nous lisons ces paroles dans Lu. 16, nous comprenons que ce sont des « affaires très lucratives ». La miséricorde triomphe du jugement. Beaucoup de frères et sœurs ont été sages à notre époque. Ils ont aidé pour que l’assemblée ait des lieux de rencontre dans plusieurs pays où le corps de Christ peut-être édifié. Brunstad est à cet égard un centre missionnaire très important, et, qu’il s’agisse de Brunstad ou d’autres lieux de rencontre à différents endroits, nous pensons surtout à nos enfants, à la génération à venir. Nous apprenons par ce moyen à devenir de bons dispensateurs, et nous apprenons ainsi la sagesse. Nous acquérons des sens exercés pour discerner les injonctions de Dieu dans notre for intérieur. Loué soit Dieu pour tous ceux qui participent de tout leur cœur à cette œuvre d’amour. C’est une chose sérieuse quand quelqu’un n’est pas touché par l’Evangile, de sorte que l’Evangile est caché pour lui. Car l’Evangile est voilé pour ceux qui périssent, comme c’est écrit dans 2 Co. 4, 3. Mais au verset 6, il est question d’une vie glorieuse où la lumière de Dieu brille dans nos cœurs pour que la connaissance de la gloire de Dieu rayonne de nous. Rayonne de nous dans les épreuves et les afflictions, et dans toutes les circonstances de la vie. Pierre explique très clairement dans 1 Pi. 4, 1 comment cela peut se faire : en souffrant dans la chair pour en finir avec le péché. Passer par la souffrance pour parvenir à la gloire. Par la mort pour parvenir à la vie. Exactement comme Paul l’écrit dans 2 Co. 4. Nous voyons aussi dans ce chapitre que si nous regardons aux choses invisibles, nos afflictions deviennent courtes et légères. Mais si nous regardons aux choses visibles, elles deviennent lourdes. L’apôtre Jean écrit que Jésus est venu avec l’eau et le sang, et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. 1 Jn. 5, 6-10. Nous lisons ici aussi que le témoignage de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » Mt. 17, 5. C’est le témoignage que Dieu a donné au Fils. Et Paul, qui témoignait avec une telle assurance de porter la mort de Jésus dans son corps pour que la vie de Jésus puisse aussi être manifestée dans son corps, avait aussi ce témoignage en lui. C’est pourquoi on peut dire de lui et de tous ceux qui suivent le même chemin : « Ecoutez-le ! » ou « Ecoutez-la ! ». – Un habile orateur qui ne suit pas le chemin de la mort qui mène à la vie ne présente aucun intérêt. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier est sous la puissance du malin. 1 Jn. 5, 19. Tous ceux qui vivent une vie crucifiée ont ce témoignage en eux-mêmes. Celui qui sait qu’il fait le bien, sait qu’il est de Dieu ! Il faut que, par la fidélité, nous parvenions au témoignage que Dieu a donné à son Fils. Et au témoignage du sang qui atteste que le sang de notre propre vie est offert en sacrifice. Dans ces conditions, l’Esprit nous donnera ce témoignage : « Ecoutez-le ! » Si nous voulons suivre le chemin que Jésus a inauguré pour nous, il faut que nous nous approchions « avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. » Hé. 10, 19-22. Il ne faut pas qu’il y ait des choses qui n’ont pas été mises en ordre dans notre vie passée, si nous voulons que les plus grandes et les plus précieuses promesses s’accomplissent dans notre vie. Et ces promesses, c’est que nous ayons part à la nature divine. Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses. Il a été tenté en toutes choses comme nous et il a vaincu en tout. C’est à une telle vie victorieuse que nous sommes appelés : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » Ap. 3, 21. Comme c’est écrit dans Hé. 9, 10 dans la traduction norvégienne : « Le temps est maintenant venu où tout doit rentrer dans l’ordre. » –– Tout peut rentrer dans l’ordre dans la vie d’un homme, même si cela a été très mal jusqu’à aujourd’hui. Car nous avons un sauveur qui est souverain sacrificateur des biens à venir. V. 11. Et ces biens à venir sont justement le but des promesses : la nature divine. Nous lisons de Jésus que « par l’Esprit éternel, [il] s’est offert lui-même sans tache à Dieu… afin que vous serviez le Dieu vivant ! » Hé. 9, 14. Il a fait cela avec force et un grand zèle. Et maintenant, il nous a donné l’Esprit, cet Esprit par lequel il s’est offert lui-même. Nous voyons par ex. dans Hé. 5, 7 avec quel zèle et quelle détresse dans le cœur Jésus cherchait son Père céleste. Approchons-nous du trône de la grâce avec des cris de détresse venant de notre cœur ! Nous serons aussi exaucés, tout comme lui. Par sa fidélité, la force de Dieu et la sagesse de Dieu ont été manifestées. Et si nous suivons ses traces, nous vivons la vie cachée avec Christ en Dieu, et la force et la sagesse de Dieu seront aussi manifestées par notre vie. Il faut que nous ayons du zèle et de la crainte dans nos vies pour que la vie divine soit manifestée, au lieu des « péchés de nos ancêtres ». Par la fidélité dans la vie cachée, nous pouvons livrer à la mort ce qui appartient à la nature humaine, notre entourage ne doit pas sentir que nous sommes fatigués, mal disposés ou abattus. Si nous comprenons vraiment la mort de Christ, la vie cachée avec Christ en Dieu, nous pouvons être oints d’une huile de joie au milieu des afflictions. « Voici, je viens… pour faire, ô Dieu, ta volonté. » Hé. 10, 7. C’était le « programme » de Jésus dans ce monde, son seul « programme ». Il faut aussi que ce soit notre témoignage. La volonté de Dieu ! Seulement la volonté de Dieu ! Nous entrons alors dans la nouvelle alliance, et Jésus devient notre souverain sacrificateur et notre aide. Dans Hé. 4, 1-2, nous voyons que la parole ne nous est d’aucune utilité si elle ne fusionne pas avec nous par la foi. Dans ce cas-là, on vient trop tard. Quelle gloire cela produit dans nos vies si la parole de 1 Pi. 4, 1 fusionne par la foi avec nous ! Il est écrit là que nous devons nous armer de la pensée que la souffrance dans la chair mène à la liberté par rapport au péché. Cette pensée est une arme. Par une foi vivante à ce verset, nous avons une arme qui triomphe de tout ! Au verset 12, il est écrit que nous ne devons pas être surpris lorsque nous passons par la fournaise de l’épreuve. L’apôtre écrit cela parce qu’on a justement vite fait d’être surpris aux périodes d’épreuve. Et au verset 13, nous voyons une nouvelle fois à quel résultat mènent les souffrances de Christ : nous pourrons être dans la joie et dans l’allégresse quand sa gloire apparaîtra. Nous retrouvons là la pensée que nous devons avoir comme arme. Puissent ces paroles fusionner avec nous par la foi. Nous aurons alors les armes qui procurent la victoire à l’heure de la tentation. Les pages qui précèdent étaient un petit extrait du message que le frère Kåre J. Smith avait à cœur pendant la conférence. Ce message a été le fil conducteur de ce qu’une série de frères de Norvège et de l’étranger ont ajouté.Arild Tombre
- A la mémoire de Markus Angerer
Markus s’est converti dès l’âge de 16 ans, et il a été saisi par Christ et l’assemblée. Je me souviens que j’étais avec lui et Christian Huemer, à Brevik, lors d’une promenade en bateau, et qu’ils étaient énormément saisis de leur vocation céleste. Markus restait à l’intérieur, malgré la chaleur estivale, pour lire les articles de Johan O. Smith. D’autres jeunes lui demandaient s’il ne pouvait pas venir les rejoindre pour profiter du beau temps d’été. « Non, répondait-il, il faut que je saisisse ces choses-là ! » « D’accord, mais on peut sortir le bureau et le mettre au soleil ? » Il a finit par accepter et il s’est installé dehors au soleil et a continué à étudier les écrits de l’assemblée. Cela montre un peu combien il était entier de cœur ! Il a vécu de façon intense, et avec zèle, les années que Dieu lui a données sur la terre. Il voulait souvent parler avec moi, et même à chaque fois qu’il en avait la possibilité. C’était toujours sa vocation céleste qui lui tenait à cœur. La dernière fois, c’était en Israël, à peu près un mois avant sa mort. Il m’a demandé une nouvelle fois si nous pouvions parler un peu ensemble, et ce qu’il voulait savoir à cette occasion, c’est comment il pouvait s’y prendre mieux dans son travail avec les jeunes à Hessenhöfe. Il avait de nombreux talents, et aussi une bonté et une bienveillance envers les gens qui faisaient qu’ils ouvraient leurs cœurs. C’est pour cela qu’il était aussi très apprécié dans son travail professionnel. Plus d’une centaine de ses collaborateurs étaient présents lors de ses obsèques. Paul écrit : « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ. » Ph. 3, 7-8. C’est aussi comme cela que Markus voyait les choses. C’était la connaissance de Jésus-Christ qui avait beaucoup plus de valeur pour lui. Paul rencontra Jésus en dehors de Damas, dans une lumière resplendissante, et il entendit la voix : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Il répondit : « Qui es-tu Seigneur ? » – C’était cette connaissance que Markus recherchait avec un tel zèle, ainsi que le fait d’apprendre mieux à le connaître lui, qui était les prémices de ceux qui se sont endormis. Les prémices sont de la même espèce que la récolte suivante, de sorte que parmi ceux qui se sont endormis, Jésus est le premier qui a vaincu la mort. Il n’y a sans doute pas de meilleure preuve que Jésus était un vrai homme. Il a été notre précurseur, et par ce moyen, nous avons obtenu une ancre solide pour notre âme, qui pénètre au-delà du voile. Un homme avait vaincu la mort, et le jour de la Pentecôte, il nous a donné l’esprit dans lequel il s’est lui-même offert en sacrifice, si bien que nous aussi nous pouvons traverser la vie en vainqueurs. C’est de cela et de beaucoup d’autres choses encore que Markus a été saisi dès sa jeunesse, et il a été saisi de cette connaissance de Christ jusqu’à ce qu’il ait achevé sa course et que Dieu le prenne. Puisse cela nous inciter tous, et particulièrement les tout jeunes, à chercher Dieu et à mettre à profit la journée d’aujourd’hui ! « Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. » Ps. 90, 12. Que Dieu soit particulièrement avec sa femme, Tabea, ainsi que les trois enfants, Leon, Ben Markus et David, avec lesquels Dieu les a bénis ! Tabea est en vérité une lumière resplendissante et une femme de foi !Kåre J. Smith