Les conférences d’été

août/septembre 2012

Les conférences d’été

Deux conférences. Un seul message. Comme c’est écrit dans Ep. 4, 4 : « Un seul corps et un seul Esprit. » Des milliers d’amis, adultes et enfants, venus des quatre coins de la terre étaient à nouveau rassemblés à Brunstad à l’occasion de nos deux conférences d’été. L’essentiel était la parole de Dieu, qui indique la direction à suivre, pour la vie de chacun et pour la vie de l’assemblée. Et en même temps, tout est fait pour que les très nombreux enfants et jeunes se plaisent et aient des souvenirs inoubliables du temps qu’ils ont passé en été avec des participants d’autres pays du même âge qu’eux.

Il n’est pas facile de mettre sur papier l’abondance de paroles édifiantes et de messages que nous avons entendus cet été, mais on trouvera dans les pages qui suivent le contenu principal du message du frère Kåre J. Smith.

La justice dans les petites choses comme dans les grandes

Dans 2 Co. 3, 6 Paul écrit au sujet du ministère de la nouvelle alliance. Il l’appelle aussi le ministère de l’Esprit et le ministère de la justice, il le décrit comme un ministère de gloire. Par ce ministère, la gloire de Christ, sa vie, ses vertus doivent rayonner de nous dans les nombreuses circonstances de la vie. Par le ministère de l’Esprit, notre esprit est rendu vivant, et c’est dans cet esprit vivifié que Jésus peut déposer sa sagesse.

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. » Lu. 16, 10. C’est Jésus qui a dit cela. Ce qui est petit et ce qui est grand est clairement expliqué dans les versets suivants. Il y est question du Mammon injuste par opposition aux trésors véritables, de ce qui est à autrui par opposition à ce qui est à nous. L’argent et tout ce qu’on peut se procurer grâce à l’argent sont de faux trésors. La vie éternelle, la lumière et la révélation sont les vrais trésors. Alors que les hommes se font souvent des ennemis à cause des faux trésors, Jésus nous exhorte à nous faire des amis avec ces choses terrestres. L’argent et tout ce que nous pouvons nous procurer grâce à l’argent appartiennent en réalité aux autres, nous le voyons clairement quand notre vie sur terre prend fin. C’est pour cela que nous sommes seulement des dispensateurs, et non des propriétaires de toutes les choses terrestres que Dieu nous a confiées.

Très peu nombreux sont ceux à qui les vrais trésors ont été confiés. Très peu nombreux sont ceux qui reçoivent de la lumière céleste et des révélations dont ils peuvent être des dispensateurs, et qui deviennent leur propriété éternelle. Jésus dit clairement que cela vient de l’infidélité dans les petites choses, cela vient de l’injustice. L’injustice dans la façon dont ils gèrent leur argent et les choses matérielles. Mais aussi l’injustice dans leur relation avec leurs semblables, leurs frères et sœurs.

Dans 2 Ti. 2, 19 nous lisons entre autres : « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. » Et il est question ensuite de vases d’honneur et de vases d’un usage vil. Quand nous pensons à la vocation très sainte que nous avons, il est extrêmement important de savoir à quoi nous sommes utilisés, comment notre vase est utilisé. Un vase d’honneur ne sera jamais utilisé pour la médisance et l’injustice. Un vase d’honneur est toujours pur et peut être rempli de plus en plus de vie céleste.

Il y a tellement de manières d’être injuste. Dans l’assemblée aussi, on peut chercher d’une façon astucieuse à obtenir des avantages terrestres, par exemple des services accomplis gratuitement, grâce aux réseaux sociaux que nous avons souvent. On peut même être un mendiant au milieu de l’assemblée. On peut aussi « mendier » pour les autres, par exemple en proposant des collectes pour d’autres personnes, alors qu’on aurait peut-être pu faire l’effort de répondre soi-même au besoin en question. La nouvelle vie que Dieu crée en nous est une vie juste, juste en pensées, paroles et actions. Dans 1 Jn. 3, 10 nous voyons aussi que l’amour et la justice vont de pair.

Le monde ne comprend rien à la justice. Nous le voyons clairement dans Ro. 3, 10 : « Il n’y a point de juste, pas même un seul. » C’est par le salut que nous parvenons à la justice. Il faut que nous recevions le Saint-Esprit, qui est celui qui nous enseigne la justice. Il veut éclairer nos pensées, nos paroles et nos actions et nous châtier pour que nous ayons part à la justice. Le but de Dieu est que nous soyons remplis de justice. Le juste est toujours heureux et reconnaissant. C’est le résultat du travail que fait la sanctification. Nous sommes d’abord en paix avec Dieu, mais cela ne signifie pas que nous possédons toute la paix qui est en Dieu. Nous sommes justifiés par la foi, mais cela ne signifie pas non plus que nous avons toute la justice qui est en Dieu. Cf. Ro. 5, 1. Mais celui qui enseigne la justice, le Saint-Esprit, doit nous conduire dans toute la vérité, pour que nous parvenions à la justice qui est en Dieu.

Pensons par exemple à la façon dont nous utilisons notre langue, par exemple en rapport avec les sentiments de sympathie et d’antipathie. On dit du bien d’une personne dans le but d’en humilier une autre. On parle avec chaleur de prendre soin des autres dans leurs afflictions, mais quand les autres traversent de grandes épreuves, on est absent. Nous sommes redevables de nous aimer les uns les autres. Et que fait le juste quand il est redevable de quelque chose ? Il rembourse sa dette. Dans le cas présent : il/elle exerce la justice dans les petites choses comme dans les grandes.

C’est sûrement un manque criant de justice personnelle qui explique pourquoi seulement la moitié des dix vierges, dans la parabole de Jésus, était prête à rencontrer l’époux. Elles étaient certainement très loin d’être entièrement remplies de justice. Les sages, elles, avaient fait comme Timothée y avait été exhorté : « Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles ! Veille sur toi-même et sur ton enseignement ! Persévère dans ces choses ! » 1 Ti. 4, 15-16.

« ... de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » Ep. 1, 10. Les imitateurs de Jésus sont du ciel pendant le temps où ils sont sur la terre. Ressuscités avec Christ, assis avec lui dans les lieux célestes. Tout est alors réuni en Christ en vérité, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre. Nous sommes alors dispensateurs de ce que Dieu nous a confié dans la vie. Nous trouvons les lois du royaume de Dieu dans les situations de la vie et ce qui est céleste est ainsi lié à ce qui est terrestre. Nous faisons alors l’expérience que l’Ecriture nous instruit dans la justice, comme nous le lisons dans 2 Ti. 3, 16. Nous comprenons par le verset 15 que c’est une grâce indescriptible de connaître les saintes lettres dès son enfance. On peut alors facilement se souvenir dans les épreuves de la vie de ce qu’on a entendu et appris, et si nous sommes vivement intéressés, nous devenons « sages à salut », comme il est écrit.

Ap. 22, 11 montre que quand le temps de grâce des païens arrivera à sa fin, chacun sera pour ainsi dire enfermé dans la voie qu’il sera en train de suivre : « Que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. » – Prenons cela sérieusement à cœur, pour que nous soyons parmi ceux qui « se sanctifient encore ».

La sagesse de Dieu, qui est cachée

Paul écrit dans 1 Co. 1, 21 que nous sommes sauvés par la folie de la prédication. L’opprobre de Christ coule alors abondamment sur nous par la croix, cette croix qui nous prive du droit de vivre nous-mêmes, mais qui nous donne accès à la vie de Christ et à toute sa gloire. Voici quelques exemples de la folie de la prédication : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » « Souffrir injustement avec joie. » – Peu de personnes voient de la gloire dans ces choses. C’est une folie pour l’homme naturel. Chap. 2, 14. Mais ce serait une terrible infidélité d’adapter la prédication pour qu’elle soit en accord avec la raison humaine.

Il est écrit au verset 7 que la sagesse de Dieu est cachée. Elle est cachée pour les sages et les intelligents de ce monde, elle est révélée aux humbles. Paul dit par exemple : « Nous nous glorifions même des afflictions. » Ro. 5, 3. Voilà encore une chose que l’homme naturel considère comme une folie. Mais ceux qui y voient de la sagesse, font l’expérience que les afflictions produisent la persévérance, une plénitude éternelle de gloire. Ceux qui ont l’entendement de Christ font cette expérience. Il est question de cet entendement béni par exemple dans Ph. 2. Là, nous voyons clairement que l’entendement de Christ est de s’humilier sous la puissante main de Dieu dans les situations de la vie. Nous devons nous poser nous-mêmes la question : Dans quelle mesure me suis-je humilié moi-même dans les situations changeantes de la vie, de sorte qu’une vie dans la paix et le repos puisse rayonner de moi ? – Dieu a caché cette paix et ce repos dans sa sagesse, il les a cachés sur le chemin de l’abaissement.

La douceur

Dans Ga. 5, 22 une partie des fruits de l’Esprit, les vertus bénies de Christ, sont énumérées. Quand on pense par exemple à la douceur et à la bonté, on a l’impression que ce sont des choses qu’on connaît bien, mais la vérité est qu’il faut être arrivé à un stade avancé dans la vie avant de pouvoir véritablement s’emparer de ces vertus. Mais dès sa jeunesse, on doit voir la valeur de ces vertus et les rechercher.

Ja. 3, 17 renferme une énumération du même type, au sujet des caractéristiques de la sagesse. La première qui est citée est la pureté. Tout dans le royaume de Dieu est pur, inébranlable et ferme. Et toutes les propriétés glorieuses de la sagesse viennent d’un cœur pur. Le fait d’être pacifique, modéré, conciliant et compatissant fait partie la sagesse. Quelle bonne influence cela a dans la vie de famille et la vie de l’assemblée ! Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ! C’est l’exhortation que Paul nous adresse dans Ro. 12, où il dit aussi que c’est par les compassions de Dieu qu’il exhorte.

La Bible parle de Moïse, qui, dans son jeune âge, avait un tempérament coléreux, mais après avoir été formé pendant de nombreuses années à l’école de Dieu, il devint l’homme le plus doux de la terre à cette époque. Et Joseph est un bon exemple d’une véritable vie en Christ. Nous voyons la bonté avec laquelle il parla à ses frères. Toute son histoire est un témoignage fort de douceur, de bonté et de pardon. « Mais celui qui est noble forme de nobles desseins, et il persévère dans ses nobles desseins. » Es. 32, 8.

Cela fait aussi partie de l’amour et de la sagesse de reprendre quelqu’un quand c’est nécessaire. Mais nous essayons d’abord par la douceur. « Une langue douce peut briser des os. » Pr. 25, 15.

Il est dit de Saül et Jonathan qu’ils étaient « aimables et doux pendant leur vie » (trad. norv.). C’étaient assurément de grands guerriers, mais ils étaient tout de même « doux pendant leur vie ». Les hommes de Dieu de notre époque ont aussi été, et ce sont toujours de grands guerriers spirituellement parlant, mais ils sont en même temps bons et doux.

Paul exhorte les Corinthiens par la douceur et la bonté de Christ. 2 Co. 10, 1. Ils pensaient de lui qu’il était humble parmi eux, mais hardi et sévère quand il était éloigné. Sa prédication était évidemment tranchante et radicale, ce qui est nécessaire quand l’Evangile doit être annoncé. Mais sa douceur ouvrait la porte des cœurs pour sa prédication radicale et il était d’un contact facile. Quand on lit qu’il y a eu une divergence d’opinion entre lui et Barnabas au sujet de Marc, et qu’on voit comment il parle plus tard de Marc avec chaleur et bonté, on comprend que ce si grand apôtre a aussi eu un développement et une croissance.

En lisant le deuxième chapitre de la première épître aux Thessaloniciens, on peut aussi se faire une idée de la douceur et la bonté de Paul. « Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous, de même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants. » V. 7. Que cette douceur, cette bonté et cette chaleur de Jésus-Christ soient richement manifestées par notre façon de nous comporter et notre ministère.

Quand la Parole obtient « des bras et des jambes »

Jésus a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile. La parole de la vie éternelle a été faite chair en lui. Et il a pu dire : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » Jn. 6, 35. Les paroles qu’il annonçait étaient esprit et vie. La Parole a été faite chair, elle a eu par lui « des bras et des jambes ». Et du sein de ceux qui croient en lui peuvent maintenant couler « des fleuves d’eau vive ». Chap. 7, 38. Pas des gouttes, mais des fleuves !

Jésus disait de lui-même qu’il était venu pour que nous qui croyons, nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance. Chap. 10, 10. Un bon arbre porte de bons fruits. Pas de temps en temps quelques mauvais fruits, non, toujours des bons. Si nous voulons être de « bons arbres », nous ne pouvons pas boiter des deux côtés.

Il est écrit dans Es. 48, 18 que quand nous sommes attentifs aux commandements de Dieu, notre bien-être est comme un fleuve, et notre bonheur comme les flots de la mer. Dans ces conditions, ce n’est pas un problème si l’on est par exemple calomnié. Les flots de la justice balaient alors tout le mal qu’on a pu dire de nous.

L’apôtre Jean écrit dans 1 Jn. 1, 1-2 que la vie a été manifestée, nous l’avons vu et nos mains l’ont touchée. Il n’est pas question ici d’une nouvelle doctrine, mais d’une nouvelle vie, une vie que nous pouvons toucher et sentir. Nous pouvons, par la force du Saint-Esprit, parvenir à cette vie, nous pouvons être des imitateurs de Jésus-Christ et être comme la parole de vie au contact de nos semblables, comme la parole de vie qui a obtenu des bras et des jambes. « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Jn. 1, 14.

Si nous sommes ses imitateurs, si la Parole est faite chair également en nous dans une mesure croissante, il est inévitable que les hommes voient aussi cette gloire en nous. Tous ceux chez qui la Parole est faite chair ont une communion parfaite les uns avec les autres. Dans une telle communion il n’y a pas de sons discordants, car il règne une pleine harmonie.

Pour parvenir à une telle vie et une telle communion, il faut que nous demeurions dans sa parole, comme Jésus nous y exhorte. Chap. 8, 31. Nous ne pouvons pas parvenir à cela par une « vie monacale » ou par une conduite ascétique, non, nous devons apprendre à connaître les lois de l’Esprit de vie. C’est quand nous apprenons à connaître la vérité que nous devenons véritablement libres, libres du péché. V. 32. Demeurez dans la Parole ! Et nous devons recevoir la parole qui nous est annoncée comme une parole de Dieu, et non comme une parole d’homme. Il est écrit de la parole de Dieu qu’elle agit en ceux qui croient. 1 Th. 2, 13. Ce n’est pas une parole d’homme ! C’est une parole de Dieu, une parole venant de lui directement pour toi et moi ! C’est une parole pour notre salut ! Ne soyons donc pas comme la multitude de gens qui écoutent et lisent cela uniquement comme si c’était une parole d’homme.

On accède à la gloire par la souffrance

Nous lisons dans Hé. 2, 10 que Dieu conduisit beaucoup de fils à la gloire et éleva à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. Nous comprenons par l’Ecriture que le chemin qui mène à la gloire passe par des afflictions. Mais quand on lit cela, on a surtout tendance à s’arrêter sur ce qui est dit des afflictions, au lieu de se réjouir du fait que c’est ainsi que Dieu nous conduit ainsi à la gloire ! Jésus dit à ses disciples : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi ! » Jn. 14, 1. Nous devons nous attacher à cette parole quand nous rencontrons dans la vie des choses qui peuvent nous effrayer. Jésus dit ensuite qu’il y a plusieurs demeures dans la maison du Père, ce qui témoigne aussi que le Seigneur fait en sorte que ses saints aient de l’espace. Nous devons aussi faire en sorte que nos semblables se sentent au large et les porter tous dans nos cœurs. « Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » V. 4. Heureux ceux qui connaissent le chemin de la maison du Père. Jésus a suivi ce chemin, qui l’a conduit de l’abaissement le plus profond jusqu’au trône de Dieu, à travers les souffrances à la gloire. Sur ce chemin notre cœur se remplit d’espérance et de bonheur au milieu des combats de la vie.

« ... mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu. » Lu. 16, 15. Nous devons croire cela et le prendre à cœur. Celui ou celle qui, par exemple, s’habille à la manière de ce monde, selon ce qui est « élevé » aux yeux des hommes, peut bien se dire à lui-même que Dieu ne regarde pas aux choses extérieures. Certes, mais Dieu connaît la mondanité et la folie qui sont dans un tel cœur et qui fait que le monde et la mondanité se manifestent dans l’habillement et l’attachement à la mode.

Jésus est né dans la pauvreté. Marie, sa mère a loué Dieu, « parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante ». Chap. 1, 48. L’esprit d’orgueil et la mondanité étaient loin du cœur de Marie. Il est aussi écrit dans son cantique de louange : « Il a renvoyé les riches à vide. » V. 53. Ceux qui aiment ce qui est grand aux yeux des hommes, repartent toujours les mains vides.

Nous voyons dans 1 Co. 1, 26-29 que Dieu choisit les choses viles du monde, ce qui n’est rien, pour réduire à néant ce qui est, « afin que personne ne se glorifie devant Dieu ». Personne n’a sujet de se glorifier de quoi que ce soit. Nous voyons au verset 30 qu’il est uniquement question de savoir ce que Jésus est devenu pour nous, s’il a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption. Le jour du jugement sera un jour glorieux pour tous ceux qui auront suivi Jésus sur le chemin des souffrances, qui mène à la gloire. Nous devons vivement nous réjouir au sujet de cette vocation bénie !

L’amour divin

« Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. » 1 Co. 13, 13. La foi, l’espérance, l’amour sont ce qui maintient l’assemblée debout. Sans ces trois, c’est la défaite. Tout devient alors seulement humain. Sans la foi personne ne peut être agréable à Dieu. Sans l’amour nous ne sommes rien. Les dons spirituels disparaissent, mais ces trois choses demeurent. Nous pouvons voir cela clairement chez les frères et sœurs pieux, lorsqu’ils arrivent à un âge avancé, leurs dons spirituels diminuent, mais la vie resplendit tout de même d’un vase de terre fragile. Il devrait aussi être facile de comprendre que l’on n’est vraiment rien si on s’adresse à des foules et que des milliers de personnes se convertissent, mais qu’en même temps on est amer envers son conjoint ou dur envers ses enfants dans le foyer. Nous comprenons cela clairement après avoir lu les trois premiers versets du même chapitre. C’est uniquement une vie personnelle en Dieu qui donne un sens et un contenu à la vie. Notre vie doit être en Dieu, et non dans notre ministère. Ceux qui vivent cette vie sont toujours pauvres en esprit, aspirent toujours à recevoir davantage de Christ.

Une sœur pieuse a écrit cette salutation dans une lettre à une autre sœur : « Salue tous les amis qui sont debout en Jésus-Christ. » Il est question dans Lu. 21, 36 de paraître debout devant le Fils de l’homme lors de sa venue. Et dans Ép. 6, 13 de tenir ferme [rester debout] après avoir tout surmonté. Si nous ne restons pas debout, et que nous ne demeurons pas dans l’amour, nous ne sommes plus en Dieu. Nous n’avons alors aucune protection, et sommes une proie facile pour les mauvais esprits. Nous lisons dans Mt. 24, 12 que parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est-à-dire qui restera dans l’amour jusqu’à la fin, sera sauvé.

Il n’y a aucun changement ni ombre de variation dans l’amour divin. L’amour des hommes peut changer facilement. Il est influencé par la manière dont les autres se comportent. Il y a une différence fondamentale entre l’amour de Dieu et l’amour des hommes. Si l’amour se refroidit dans une personne, c’est que l’amour de Dieu n’a jamais été répandu dans son cœur, ou qu’elle a été infidèle dans sa recherche de l’amour.

Paul élargissait constamment son cœur, il recevait constamment une plénitude plus grande d’amour. Il vivait près de Dieu et avait part à l’amour qui ne varie pas en fonction du comportement des autres personnes.

Mt. 5, 44-48 nous donne une idée de ce qu’est l’amour de Dieu. Et nous lisons pour finir : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Nous devons donc prendre à cœur ce que nous lisons dans 1 Pi. 1, 22 : « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur. » Sincère. Sans artifice. Sans être influencés par le comportement des autres. Le comportement des autres doit produire plus de cette purification, cette purification de notre âme, qui fait que nous obtenons un amour sincère. Il n’est pas écrit ici que nous devons purifier les autres, ni essayer de mettre de l’ordre dans des choses qui ne nous concernent pas. Non, c’est nous-mêmes qui avons besoin de nous purifier de notre propre égoïsme, pour que nous ayons cet amour sincère et que nous tenions fermes après avoir tout surmonté.

Jésus nous a aimés quand nous étions encore des ennemis. Il est resté dans l’amour, et à la fin, il a pu remettre son esprit entre les mains de son Père, un esprit pur et sans souillures. Bien qu’il ait supporté l’injustice toute sa vie. Il est facile de pécher et d’être sous l’emprise du diable, surtout quand on estime qu’on souffre injustement.

Nous lisons dans Jude 20 que c’est en nous édifiant nous-mêmes sur notre très sainte foi et en priant par le Saint-Esprit que nous pouvons être gardés dans l’amour de Dieu.

Nous avons par ailleurs été exhortés à la conférence à ne pas négliger les réunions de prières dans nos assemblées locales.

Boire d’un seul Esprit

Dans Ap. 17 il est question de la grande prostituée, qui tenait une coupe d’or dans sa main, remplie d’abominations et d’impuretés. La coupe d’or peut être comparée à la parole de Dieu, que la prostituée utilise donc, mais dans un esprit impur. Les hommes se laissent séduire, car ils ne savent pas discerner ni dévoiler l’esprit dans lequel elle est prêchée. C’est contre de telles forces impures semblables à des anges de lumière que les apôtres combattaient. La religiosité qui a habituellement cours de nos jours est du même type. A notre époque aussi, la coupe d’or est remplie d’impuretés, et beaucoup se laissent séduire. « Et pourtant, ils lisent la parole de Dieu », disent beaucoup de gens, mais ils sont incapables de juger l’esprit dans lesquelles les paroles sont annoncées.

Nous avons vu aussi de nos jours que certains utilisent les paroles et les écrits de frères anciens maintenant décédés comme des actes d’accusation contre des frères qui se sacrifient pour le bien de l’assemblée et pour le bien éternel de la génération à venir. Des articles que nos anciens ont écrits à leur époque pour dévoiler l’égarement de nos adversaires sont entièrement soustraits à leur contexte et sont utilisés contre des personnes qui, de nos jours, sacrifient leur temps et leurs forces et portent des fardeaux par amour pour l’assemblée et pour toute sa jeunesse. Ce sont des propos injurieux, ce sont des coupes d’or qui ont été remplies d’impuretés.

Nous lisons dans 1 Co. 12, 13 que « nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit ». Et c’est par ce seul Esprit que nous sommes devenus un seul corps. Ce seul Esprit est l’Esprit de vérité. Ceux qui possèdent cet Esprit se jugent eux-mêmes et ne se mêlent pas des affaires des autres. Ils travaillent à leur salut avec piété, ils deviennent un.

Paul nous exhorte dans Ep. 5, 18 à être remplis de l’Esprit. Nous voyons dans les versets qui suivent à quelle vie, quelle joie et quelle communion cela mène. Nous pouvons « boire » de cet Esprit. Mes paroles sont esprit et vie, dit Jésus. Ses paroles nous rendent enthousiastes, nous sommes saisis par elles. On peut bien sûr lire la parole de Dieu dans la Bible, mais il est plus important de boire l’Esprit qui est dans la parole. Prenons comme exemple ce que Jésus dit dans Lu. 12, 22 et les versets suivants, où Jésus exhorte à ne pas nous inquiéter, mais à chercher le royaume de Dieu et à recevoir tout le reste par-dessus. On peut lire ces paroles, mais comme c’est magnifique quand on « boit » cet esprit insouciant qui réside dans ces paroles. Ou par exemple 1 Pi. 4, 12 et les versets suivants, où il est question des épreuves, qui produisent un poids éternel de gloire. Nous pouvons lire cela en tant que connaissance, mais abreuvons-nous de l’Esprit et fortifions-nous en Dieu. Mais il faut être un disciple, un disciple entier de cœur, pour être capable de boire.

Jésus dit à la femme samaritaine : « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » Jn. 4, 14. Si nous buvons l’Esprit de la Parole, nous devenons une partie de la Parole. Nous recevons la paix et le repos. Et nous pouvons étancher la soif d’autres personnes. La source est alors en nous et nous pouvons de ce fait aider les autres.

La véritable crainte de Dieu

« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. » 1 Jn. 4, 18. La crainte dont il est question ici est celle de l’esclave. Mais si nous avons l’entendement dont il est question au verset 19 – « Nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. » – nous avons la véritable crainte de Dieu et nous craignons de désobéir à celui que nous aimons. La crainte de Dieu renferme une puissante force protectrice, et la crainte de l’esclave est alors chassée. Par la vraie crainte de Dieu, nous sommes fidèles l’un envers l’autre, par ex. dans le mariage. Celui qui est infidèle attire la malédiction sur sa propre descendance. Tous les disciples de Jésus marchent dans l’Esprit de crainte, dans la crainte de ne pas vivre une vie agréable à Dieu.

Dans l’Esprit de crainte, nous cherchons à gagner des hommes. 2 Co. 5, 11. Si nous craignons Dieu, nous ne venons pas à la réunion dans un esprit d’indifférence et de mollesse. Non, nous avons alors à cœur d’être en édification pour les autres. L’indifférence ferme la porte à l’Esprit de révélation. Mais la crainte de Dieu nous tient en éveil pour que nous percevions les injonctions de Dieu. Elle nous apprend à prier pour les autres et tout esprit d’accusation est maintenu à grande distance. Celui qui est indifférent ne comprend pas et ne voit pas combien les choses sont sérieuses, il ne voit pas les dangers qui menacent tout homme.

La crainte de Dieu a gardé l’assemblée jusqu’à aujourd’hui. « Celui qui craint l’Eternel possède un appui ferme », dit Pr. 14, 26, « et ses enfants ont un refuge auprès de lui ». Une riche bénédiction vient sur la descendance de celui qui craint Dieu.

La crainte de Dieu nous enseigne à dire la vérité, à marcher dans la vérité et à fuir toute fausseté. Les apôtres n’étaient pas des « prédicateurs », ils parlaient comme la parole de Dieu, ils ne cherchaient pas la faveur des hommes. Suivons leurs traces. Que toutes les paroles qui sont prononcées parmi nous témoignent de la crainte de Dieu, y compris le chant et la musique, de sorte que nous chantions et jouions à la gloire du Seigneur dans l’Esprit de l’assemblée, d’un cœur pur. Il faut que nous veillions particulièrement à chanter des cantiques qui parlent du retour du Seigneur et à les chanter dans l’Esprit de l’attente.

La bonté et l’esprit de sacrifice d’un berger

« Car l’amour de Christ nous presse. » 2 Co. 5, 14. Et dans les versets suivants, il est question de ne plus vivre pour soi-même mais pour lui. Comme nous le voyons aussi au chap. 8, v. 5 : d’abord au Seigneur, puis à nos frères et sœurs dans le Seigneur. – Servez le Seigneur ! Il ne s’agit pas de se soumettre à des esprits humains forts et à des personnes qui ont soif de pouvoir. Jésus a demandé avec insistance à Pierre : « M’aimes-tu ? » Et c’est dans cet amour pour Jésus que Pierre devait paître l’assemblée et lui donner de la nourriture. C’est par amour pour Jésus que nous devons exercer tout notre ministère. « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis », dit Jésus de lui-même. Jn. 10, 11. C’est dans cette bonté et cet esprit de sacrifice du bon berger qu’aujourd’hui aussi, nous pouvons rassembler les « brebis » et leur donner de la nourriture. Nous recevons alors l’Esprit de révélation, et les brebis vont volontiers là où elles reçoivent de la nourriture. Le mercenaire prend les choses autrement. Les brebis ne lui tiennent pas à cœur. V. 13. Il recherche ses propres intérêts, et les intérêts propres dispersent, ils ne rassemblent pas.

Un bon berger a un bâton et une hou houlette. Le bâton est destiné au loup. La houlette aux agneaux et aux brebis. Paul craignait qu’après son départ des loups cruels viennent parmi les brebis. La nature du loup le pousse à prendre, elle ne le pousse pas à donner. De tels « loups » cherchent à exercer un pouvoir et à avoir de l’influence. Ils enseignent des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. L’entendement des bons bergers est de donner. Ils reçoivent la sagesse nécessaire pour paître le troupeau. Ils paissent le troupeau de Dieu volontairement, non pour un gain sordide, non pour récolter de l’argent ou de la gloire. 1 Pi. 5, 1-4. Ils sont un modèle pour le troupeau et recevront la couronne incorruptible de la gloire. La couronne incorruptible de la gloire est faite d’âmes d’hommes qui ont été aidées par leur ministère exercé avec amour et sollicitude. Le pouvoir des bons bergers, c’est l’amour. Et la sollicitude est leur houlette. Ils ont de la nourriture à donner, et en abondance. Il est bon pour chacun d’entre nous de nous poser cette question : Combien de personnes ai-je été vraiment capable d’aider ?

Les pédagogues, en revanche, sont comme des instructeurs, et ils remarquent eux-mêmes qu’ils n’ont pas de nourriture à donner. C’est pourquoi ils se mettent à battre les autres et à dominer sur eux. Ils deviennent de plus en plus secs. Il faut que ces loups sentent que les bergers ont un bâton pour les chasser.

Il est édifiant de lire dan Ez. 44, 15 au sujet des fils de Tsadok, qui ont eu la permission de server devant la face du Seigneur. Les Lévites qui n’avaient pas été fidèles ne se sont pas vu confier ce ministère. Leur infidélité a pu leur être pardonnée, mais ils ont été exclus du service le plus élevé dans le sanctuaire de Dieu. Ils sont comme les sacrificateurs dans il est question dans Lé. 21, 21, qui avaient un défaut et qui ne pouvaient pas présenter la nourriture de leur Dieu. Haïssons par conséquent tout ce qui fait que nous avons un défaut, haïssons tout notre propre intérêt, tous nos plans et nos intentions propres. Un bon berger est désintéressé et il est en bénédiction pour chacun.

La ferme assurance de la foi

« Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » Hé. 11, 1. Tout le monde peut croire. Celui ou celle qui pense qu’il/elle ne peut pas croire devraient plutôt dire : Je ne veux pas croire ! La foi ouvre les yeux pour qu’ils voient les valeurs éternelles. Avec les yeux de la foi, nous voyons les choses éternelles, impérissables, aussi clairement que nous voyons les choses périssables avec nos yeux naturels. La foi ne trouve jamais le repos dans les choses créées. La foi ne trouve le repos qu’en celui qui est l’initiateur et le consommateur de la foi.

Les héros de la foi ont toujours confessé qu’ils étaient des étrangers et des voyageurs sur la terre. La foi céleste nous mène tout droit vers notre patrie céleste. La foi nous détache de ce qui est visible et nous attache à ce qui est éternel et invisible. Par la foi, la parole devient vivante, cette « parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez ». 1 Th. 2, 13.

« … car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Hé. 11, 6. La foi s’étend de plus en plus à mesure que nous avançons dans la vie. Il n’est pas question ici de sentiments, mais de construire sa vie sur la parole, de placer sa confiance dans ce que Dieu a dit. Nous avons un bon exemple dan Ep. 6, 5-8. « … dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, … avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien. » Cela doit nous suffire de savoir que le Seigneur rémunère celui qui le cherche.

Quand quelqu’un en veut à quelqu’un d’autre, cela vient de ce qu’il ne croit pas. La foi que Dieu rémunère celui qui le cherche fait défaut, et c’est pour cela qu’on a des problèmes. C’est pour cela que nous devons toujours être édifiés dans la foi, pour que nous restions toujours dans l’amour. Nos réunions doivent être pleines de paroles de foi. Il faut en finir avec toutes les plaintes et les lamentations au sujet de nos problèmes et nos difficultés propres.

Lorsque nous sommes dans les épreuves de la vie, nous devons oindre notre tête et laver notre visage (Mt. 6, 17) et manifester d’autant plus d’assurance et de joie. Car Dieu existe et il rémunère ceux qui le cherchent.