La conférence de Pâques
A propos de la conférence de Pâques qui a eu lieu il y a exactement 80 ans, le frère Johan O. Smith écrivait dans Skjulte Skatter (Trésors cachés) : « La parole de la croix a eu un effet rassembleur et nous avons senti que nous étions un seul cœur et une seule âme. » Il ajoutait : « Il a aussi été parlé de marcher dans la lumière de manière à découvrir les actions du corps qui doivent être livrées à la mort et purifiées par le sang de Christ. Tout cela a servi à notre enseignement et à notre bénédiction. » (Avril 1931).
Nous qui avons assisté à la conférence de Pâques à Brunstad cette année pouvons témoigner que, 80 ans plus tard, nous avons eu la même impression qu’à cette époque. Cela rappelle Hé. 13, 8 : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. » Le chemin est le même pour celui qui le suit. La vérité est la même pour celui qui l’aime. La vie est la même pour celui qui la vit.
On trouvera ici un court résumé de la conférence.
Plein abandon – Plein repos
Dans Hé. 4, il est question d’entrer dans le repos par la foi. Une foi vivante est la même chose que la « pleine assurance que nous avions au commencement », comme nous le lisons dans Hé. 3, 14. Nous devons retenir fermement la pleine assurance que Dieu est puissant pour nous sauver entièrement, esprit, âme et corps. C’est la foi en une victoire véritable et complète sur tout péché. Et nous devons retenir cette assurance de la foi fermement jusqu’à la fin, pour qu’il ne nous arrive pas la même chose qu’à Israël dans le désert. Les enfants d’Israël ne sont pas entrés dans le pays – le repos – parce qu’ils n’ont pas voulu croire. V. 17-19. Cela dépend de notre volonté. C’est l’incrédulité qui fait obstacle à la vision céleste et qui fait qu’on perd sa vocation. Il faut que nous choisissions de croire aux impulsions que l’Esprit nous donne intérieurement et aux œuvres que Dieu a préparées pour non, pour que nous les pratiquions. C’est lorsque nous trouvons ces œuvres et les faisons que nous parvenons au repos.
Habituellement, les hommes se font du souci pour la nourriture et les vêtements, pour leur réputation et la considération dont ils jouissent, pour leur honneur etc. Toutes ces préoccupations font qu’ils ont toujours un lourd fardeau à porter. Mais si nous nous abandonnons entièrement à Dieu, à son volonté et à la façon dont il dirige nos vies, nous pouvons parvenir au repos à l’égard de toutes ces choses. Nous trouvons alors les œuvres qu’il a préparées pour nous et nous pouvons être heureux dans notre activité, celle pour laquelle nous sommes faits.
Nous goûtons à ce repos quand nous sommes affranchis du péché. La recherche de l’honneur, la crainte des hommes et les soucis, par ex., ne sont pas le repos. On a peut-être saisi la foi en Dieu, mais lorsque les difficultés semblent grandes, on prend souvent les choses en main au lieu de faire confiance à Dieu, à sa volonté et à la façon dont il dirige les choses. Non, livrons-nous entièrement à Dieu et au soin qu’il prend de nous. C’est une vie de foi. Jésus s’est écrié sur la croix : « Tout est accompli ! » Il peut accomplir son œuvre dans tous ceux qui se sont entièrement livrés à lui.
Dans les chapitres 13 et 14 des Nombres, il est question des douze espions qui ont exploré le pays de Canaan. Ils ont tous vu combien le pays était riche et ils avaient tous la vocation que le pays leur appartienne. Mais seuls Josué et Caleb étaient vraiment croyants, les autres espions ont découragé le peuple par leur incrédulité. Il y avait un autre esprit dans Josué et Caleb. Ces deux orientations spirituelles très différentes existent aujourd’hui encore dans l’assemblée de Dieu. Que l’exemple de Josué et Caleb nous parle aujourd’hui. Ils comptaient avec Dieu et s’en remettaient à sa volonté. Un plein abandon donne un plein repos. Un manque de repos est un manque d’abandon à Dieu. Quiconque a une oreille pour entendre le message qui parle d’une vie de victoire et qui sent dans son cœur qu’il aspire à y parvenir quand ce message est annoncé, doit savoir qu’il a cette vocation. Il faut dire alors comme Josué et Caleb : « Seulement, ne soyez point rebelles contre l’Eternel, et ne craignez point les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture. » Chap. 14, v. 9. Il faut du zèle et une haine mortelle contre le péché. Nous chantons dans le n° 182 des Voies du Seigneur : « La croix, la mort et le tombeau / Pour tout ce qui habite dans la chair. » Ce repos ne s’obtient que sur le fondement de la résurrection.
Dans Hé. 4, il est surtout question du repos en Dieu, et au verset 16, nous sommes exhortés à nous présenter devant le trône de la grâce. Si nous voulons faire l’expérience d’un plein repos dans nos vies, nous ne pouvons pas nous contenter de chercher le trône de la grâce de temps à autre, quand nous rencontrons des difficultés particulières. Nous sommes invités à vivre devant le trône de la grâce chaque jour, à chaque heure, à chaque conversation, à chaque fois qu’il y a un choix à faire. Nous goûtons alors la vie que, de toute éternité, Dieu nous a destinés à vivre.
S’attacher fermement au Seigneur
Ce que l’apôtre Paul tenait particulièrement à dire dans 1 Co. 7, c’est ce qui est écrit au verset 35, là où il exhorte les Corinthiens à s’attacher fermement au Seigneur. Dans le même chapitre, il explique que le mariage a été institué par Dieu pour nous protéger de l’impudicité, et il continue en disant que les croyants ne doivent pas être prompts à abandonner les conditions de vie qui étaient les leurs lorsqu’ils ont cru. Quelles que soient les conditions de vie dans lesquelles nous nous trouvons, nous sommes appelés à vivre une vie intérieure riche, une vie pleine d’une gloire éternelle, des vertus de Christ et de sa nature. Ou comme Jésus le dit dans Mt. 6, 33 : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » C’est la promesse que le Seigneur prend soin de nous, quelles que soient les conditions de vie extérieures dans lesquelles nous vivons. Jésus dit dans ce passage que les païens cherchent les choses terrestres et passagères. Et si on vit pour la gloire et l’éclat terrestres, si c’est cela que l’on cherche, on l’obtient mais avec des chardons et des épines. On détruit sa vie, et peut-être même son couple et la vie de famille. Si nous cherchons les choses terrestres qui ne servent pas l’amour, elles se changeront tôt ou tard en malédiction. Mais si nous avons appris à rester fermement attachés au Seigneur, que nous soyons pauvres ou dans l’abondance, nous sommes dans le repos et nous n’avons aucun problème avec notre prochain ou quant à la manière dont les autres prennent les circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Nous sommes dans le repos !
« Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! » Jé. 17, 7. Se confier en l’Eternel ! Il est dit à d’autres endroits : « Attends-toi au Seigneur ! », en particulier dans les Psaumes de David. Et nous voyons que le fait de s’attendre au Seigneur et de se confier en lui a produit un résultat magnifique. David a pleinement expérimenté que le Seigneur était proche de lui et qu’il était son aide et son salut. En attendant l’heure du Seigneur, nous apprenons la patience. Et la patience produit en nous un esprit éprouvé. Nous apprenons à connaître le Seigneur et sa fidélité. Il se peut qu’il tarde longtemps, mais il n’arrive jamais trop tard. « Invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai, et tu me glorifieras. » Ps. 50, 15.
Dieu est fidèle dans toutes les circonstances de la vie. C’est pourquoi il faut que nous apprenions à lui faire davantage confiance. Confiance en l’élection de sa grâce. Rien ni personne ne peut ébranler notre vocation et notre élection. Ni non plus l’œuvre pour laquelle Dieu nous a élus dans la vie.
Si nous craignons Dieu, nous devenons comme un arbre planté près d’un courant d’eau, nous dit le Psaume 1. « Tout ce qu’il fait lui réussit. » Voilà ce qui arrive à celui qui reste fermement attaché au Seigneur. Quelle différence avec ceux qui sont décrits au verset 4 : « Ils sont comme la paille que le vent dissipe. » Si nous restons attachés au Seigneur d’une façon inébranlable, nous sommes aussi inébranlables dans toutes les tempêtes de la vie.
La veuve de Sarepta dont il est question dans 1 R. 17, était dans une situation désespérée, mais elle a accepté ce que l’homme de foi Elie lui a dit, elle n’a pas lâché les promesses de Dieu, et elle a vu s’accomplir un miracle de Dieu.
La croix
« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. » Lu. 9, 23. C’est la voie royale qui mène à une vie heureuse et bénie. Au verset suivant, Jésus parle de « sauver sa vie » et de « perdre sa vie ». Les hommes cherchent généralement à sauver leur vie dans ce monde, ils s’appliquent à obtenir le plus d’honneur, le plus d’argent possible, et à la fin de leur vie, ils sont obligés de quitter tout cela. Ils se détruisent et se perdent eux-mêmes, comme nous le lisons au verset 25.
Dans le monde religieux, on loue généralement Jésus pour la mort qu’il a subie sur la croix de Golgotha, mais la plupart des gens ignorent tout de la vie dont l’apôtre Paul témoigne dans Ga. 2, 20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »
Dans Ga. 5, 11, l’apôtre Paul emploie l’expression « le scandale de la croix ». C’est un sujet de scandale pour l’homme de devoir reconnaître que nous sommes entièrement incapables de faire le bien. Paul exprime la chose de la manière suivante : « Mais moi, je suis charnel, vendu au péché. » Ro. 7, 14. Lorsque nous reconnaissons cela, nous sommes capables de haïr notre propre vie selon la chair. Et nous devenons capables d’aimer la croix qui nous affranchit de ce que nous haïssons.
En Christ, ni l’incirconcision ni la circoncision n’ont de valeur, nous dit Ga. 5, 6. Le fait que nous soyons riches ou pauvres, les tendances naturelles que nous avons héritées, quelles qu’elles soient, n’ont pas non plus d’importance. Nous sommes tous sur un pied d’égalité à cet égard. Ce qui compte, c’est « la foi qui est agissante par la charité ». C’est pourquoi nous n’avons aucune raison de nous glorifier. Paul se glorifiait d’une seule chose : de la croix de Christ. Ga. 6, 14. Car il avait aussi été crucifié grâce à elle. Il était arrivé à reconnaître qu’il était vendu au péché, ce péché qu’il haïssait. Celui qui aime sa propre vie selon la chair n’a pas besoin de la croix. Mais celui qui hait sa propre vie, aime la croix et aime se charger chaque jour de sa croix et le suivre. Il faut par conséquent que nous soyons zélés dans notre esprit, de sorte que nous nous mettions à haïr tout ce qui n’est pas agréable à Dieu. Il ne faut pas se contenter d’avoir une bonne réputation, d’être considéré comme un bon frère ou une bonne sœur, non, il faut diriger le projecteur sur le monde d’iniquité qui se trouve dans notre nature. C’est ce « monde d’iniquité » que la croix doit anéantir. Et quiconque annonce la parole dans l’assemblée doit avoir cette haine envers sa chair. La parole de la croix est une puissance de Dieu, écrit Paul dans 1 Co. 1, 18. Et tous ceux qui trouvent que la parole de la croix est l’aide à laquelle ils aspirent pour être affranchis de ce à quoi ils étaient « vendus » peuvent en vérité se réjouir de ce qu’ils ont reçu une sainte vocation. Paul écrit à Timothée au sujet de personnes qui avaient l’apparence de la piété, mais qui reniaient ce qui en fait la force. Si nous ne nous chargeons pas chaque jour de notre croix, nous faisons partie de ceux qui ont l’apparence de la croix. Mais si, au contraire, nous nous chargeons de notre croix, nous avons part à la force de la piété !
Par l’humilité, nous affermissons notre vocation
Le récit concernant Saül dans 1 S. 15 nous montre ce qui se passe quand on commence par l’Esprit, mais qu’on finit par la chair. Saül avait été choisi comme roi d’Israël parce qu’il était petit à ses propres yeux, mais il fut rejeté à cause de sa désobéissance envers les commandements du Seigneur. Il avait bien commencé et s’il avait continué comme il avait commencé, Dieu aurait affermi son règne. Mais il est devenu grand à ses propres yeux et il a rejeté les commandements du Seigneur. On peut être doué et avoir du talent, mais tout cela ne sert à rien si on ne vit pas dans l’obéissance de la foi. Il est écrit au sujet des Hébreux qu’ils auraient dû depuis longtemps être des maîtres, mais qu’ils étaient encore comme des enfants parce qu’ils n’avaient pas obéi à ce qu’ils avaient déjà entendu et appris. Hé. 5, 12-14. Il est dit de ceux qui servent dans l’assemblée qu’ils doivent d’abord être mis à l’épreuve avant de pouvoir exercer leur ministère s’ils sont sans reproche. 1 Ti. 3, 10. Nous apprenons par là que nous ne pouvons pas faire aussitôt confiance à des personnes qui n’ont pas été éprouvées. Nous devons d’ailleurs tous avoir l’humilité nécessaire pour comprendre que malgré notre croissance et notre développement en Dieu, nous avons du péché dans la chair et commettons des actions du corps que nous devons justement faire mourir par l’Esprit. C’est justement cela : nous devons les faire mourir par l’Esprit. – La question est alors de savoir ce que nous faisons d’elles quand nous voyons que nous avons fait ce que nous haïssons ?
Beaucoup sont passablement aveugles quant à leurs propres défauts. Il faut que nous comprenions que nous avons une chair, de sorte qu’il y a une quantité, vraiment une grande quantité de choses à faire mourir par l’Esprit. Il faut que nous aimions la vérité de tout notre cœur, aussi celle qui nous concerne directement, si nous voulons avoir part à ce salut qui ne laisse rien de côté.
Dans les chapitres 6 et 7 de 2 Samuel, nous voyons comment David a pris les choses. Son attitude de cœur était tout à fait différente de celle de Saül. David dit à Mical : « Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux. » C’est ainsi qu’il a affermi sa vocation. Cela doit nous encourager à dénicher cette abominable tendance qui est en nous et qui veut que nous soyons grands et visibles, pour la livrer à la mort de Christ.
Dans 2 Pi. 1, il est écrit que nous devons affermir notre vocation et notre élection. Et il est question dans le même passage des vertus de Christ qui doivent pousser et se développer. Les vertus poussent dans le sol de l’humilité. Et c’est par l’humilité dans la vie quotidienne que nous affermissons notre vocation et notre élection.
Il est bon pour nous de prendre à cœur que Dieu a fixé un jour pour juger tout ce qui est orgueilleux et hautain et tout ce qui s’élève, pour humilier tout cela. Es. 2, 12.
Apprenons de notre Maître. Il est clairement question de son abaissement dans Ph. 2. Il a renoncé volontairement à la gloire qu’il avait auprès de Dieu, pour donner sa vie pour nous. Volontairement ! A combien de choses avons-nous renoncé, toi et moi, à cause de Jésus ? Combien avons-nous prié, combien avons-nous travaillé pour que d’autres puissent parvenir à la vie et à la gloire en Dieu ? En lisant Ph. 2, nous plongeons le regard dans sa vie, lui qui en vérité a affermi sa vocation et son élection et nous voyons comment cela s’est fait. Et Dieu l’a élevé souverainement et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. Et pour finir, il sera lui-même soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, pour que Dieu soit tout en tous. 1 Co. 15, 28. En vérité, un beau « déroulement de vie » !
Transformés en la même image
Dans Col. 1, il est écrit de Jésus qu’il est l’image du Dieu invisible, il est la tête du corps, qui est l’Église, l’origine, le premier-né d’entre les morts, pour qu’il soit en tout le premier. S’il y a un endroit où nous devons marcher avec respect, c’est bien l’assemblée, dont Christ est l’origine. Représente-toi ce qu’il peut faire pour nous, lui qui est l’origine. Il peut créer une vie nouvelle en nous, une vie sainte qui lui est agréable. A cet égard, nous devons tous avoir la foi et la confiance en lui, en l’élection de sa grâce, et nous prosterner devant lui, pour l’adorer et lui exprimer notre reconnaissance la plus profonde. Ici, dans son assemblée, tout honneur humain est exclu ! Nous étions tous très loin du bonheur et de la sagesse. Il nous transforme pour que nous soyons des hommes nouveaux, et il est dit de l’homme nouveau qu’il se renouvelle dans la connaissance selon l’image de son créateur. Col. 3, 10. Représente-toi : selon l’image de son créateur ! – Et la vie nouvelle qu’il crée en nous est capable de faire toute la volonté de Dieu, et même de faire la volonté de Dieu comme elle est faite au ciel.
Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. Celui qui est né de Dieu ne pèche point. Celui qui est né de Dieu prend garde à lui-même et le malin ne le touche pas. 1 Jn. 5, 4 et 18. « Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier est sous la puissance du malin. » V. 19. Celui qui a de la jalousie dans le cœur ou qui médit, n’est pas de Dieu. C’est lorsque nous faisons le bien que nous sommes de Dieu. Et dans 2 Co. 3, 18, il est écrit que quiconque contemple la gloire du Seigneur est transformé en la même image. « Nous sommes tous transformés », nous dit ce passage. Cela ne concerne pas que quelques personnes, pas seulement une « élite », non, tous ceux qui en vérité contemplent la gloire du Seigneur sont transformés !
Il y a une puissante force créatrice dans celui qui est l’origine, le commencement.
Ce processus de transformation agit dans les situations de la vie, nombreuses et étranges, où nous devons nous humilier, souffrir et être livrés à la mort de Christ. Et cela doit nous rendre « irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père ». 1 Th. 3, 13. Ou comme c’est écrit dans Ro. 6, 5 : « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection. » Et dans Col. 3, 4 : « Quand Christ, notre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. »
Prends garde à la pureté
Dans Ap. 3, il est question de l’ange de l’église de Philadelphie, qui avait devant lui une porte ouverte qui lui donnait accès à toute la gloire de Dieu, une porte que personne ne pouvait fermer. Son secret était qu’il avait gardé la parole. Il avait peu de puissance, mais la force était dans la parole. Et il était humble, car Dieu fait grâce aux humbles.
Nous vivons à une époque où l’impureté se répand comme jamais auparavant. Et les hommes souffrent. Les enfants souffrent. Nous qui avons une vocation céleste, nous devons nous préparer pour le grand jour où la terre sera affranchie de toutes ces ténèbres. Dans Ap. 22, il est question de l’eau de la vie qui s’écoulait du trône de Dieu et de l’Agneau, pure et limpide comme du cristal. C’est cette eau limpide comme du cristal que nous devons transmettre. Il ne faut pas qu’elle soit teintée par notre personne ou nos opinions. La parole pure de Dieu est aussi appelée du « lait pur », du lait non frelaté. C’est une nourriture par laquelle nous pouvons grandir. Ce sont des paroles par lesquelles nous pouvons être sauvés. C’est cette parole que nous devons transmettre aux hommes.
Lorsque nous lisons par exemple l’épître aux Éphésiens, que Paul a écrite quand il était en prison, il est frappant de voir qu’il écrit beaucoup au sujet de la joie. Il vivait une vie stable et bonne. Nous sommes aussi appelés à cela. Dans la mauvaise et la bonne réputation, dans l’abondance ou la pauvreté. Si nous nous attachons à la pureté du cœur, nous pouvons vivre une vie stable et bonne dans toutes les circonstances de la vie.
Jésus parle de fleuves d’eau vive. Jésus avait de tels fleuves dans sa vie, et cette eau s’écoulait à flots vers un monde mourant. Il dit à ses disciples : « Déjà vous êtes purs à cause de la parole que je vous ai annoncée. » Jn. 15, 3. Cette force était dans ses paroles. Car c’étaient des paroles pures.