Les conférences d’été
Les conférences d’été à Brunstad sont deux évènements très attendus par les petits et les grands. Tout est fait pour sorte que ce soit un moment agréable à tous points de vue pour le grand groupe d’enfants et de jeunes qui est rassemblé à cette occasion. Mais les conférences sont avant tout : « Terre, terre, terre, écoute la parole de l’Eternel ! », comme nous le lisons dans Jé. 22, 29. Et la parole de Dieu a été annoncée abondamment pendant ces deux conférences. Tellement abondamment que le compte rendu des réunions aurait pu fournir la matière de tout un livre si on avait voulu tenir compte de tout ce qui a été dit. Étant donné que l’article suivant n’est qu’un compte rendu limité, il donnera surtout un aperçu de ce que nous avons reçu par le ministère si riche du frère Kåre J. Smith, dont le message a été le fil conducteur de tout ce qui a été dit aux différentes réunions.
Le salut « dans le pays »
Paul avait à enseigner de grandes choses aux Juifs d’Asie Mineure, à savoir le fait que par Jésus, ils pouvaient être justifiés de tout ce dont ils ne pouvaient être justifiés par la loi de Moïse. Ac. 13, 38-41. C’est un salut qui ne concerne pas seulement les péchés que nous avons commis ; ce salut est un affranchissement par rapport à la racine et à l’origine du péché, un salut à l’intérieur du corps. C’est le message que Dieu veut nous annoncer par le Fils, comme c’est écrit dans Hé. 1, 1. Le Père n’a pas de message plus grand à annoncer aux hommes que celui d’une délivrance totale par rapport à tout le péché qui dans le corps.
Les héros de la foi dont il est question dans Hé. 11 ont vu ce salut de loin, mais ils n’ont pas obtenu ce qui leur était promis. Ils ne devaient pas parvenir à la perfection sans nous, comme nous pouvons lire au verset 40. La perfection dont il est question ici est justement le salut rapport à tout le péché qui se trouve dans le corps, tout ce dont la loi ne pouvait pas affranchir, tout ce qui faisait qu’on ne trouvait pas le repos dans son être intérieur. Les prophètes ont fait de ce salut l’objet de leurs recherches et de leurs investigations. 1 Pi. 1, v. 10 et suivants. Un salut qui offre la possibilité d’avoir part à la nature divine pendant notre vie ici-bas.
Comme nous le lisons dans Jn. 3, 29, les amis de l’Époux étaient au nombre de ces personnes qui ont vu le salut de loin, mais l’Épouse elle-même l’a expérimenté et elle y a eu part. L’époque à laquelle nous vivons nous offre ces possibilités incompréhensibles. Lorsque nous lisons dans Ph. 3, v. 7 et suivants, nous voyons à quel point Paul était saisi de cette vocation de faire partie de l’Épouse. Il a renoncé à tout et a considéré tout comme de la boue, afin de gagner Christ. En tant qu’homme, il avait de grandes possibilités dans le monde antique, mais il a considéré tout comme une perte et de la boue afin d’obtenir le salut en Jésus-Christ. Si l’on estime qu’il faut renoncer à beaucoup de choses sur cette terre, c’est qu’on ne comprend pas à quelle gloire l’Évangile peut nous amener. On peut penser par ex. à Paul : tout ce qu’il était selon la chair prendrait obligatoirement fin au moment de sa mort. Mais l’Évangile lui a donné un avenir bien au-delà de la mort et du tombeau, comme celui dont il est question par ex. dans Ap. 21 au sujet de l’Épouse de Christ, qui descend du ciel, « prête comme une épouse qui s’est parée pour son époux ». Peux-tu voir cette gloire ?
Paul souhaitait être trouvé en Christ, mais pas avec sa propre justice, dont il avait plus qu’assez. Il voulait connaître la force de la résurrection de Christ, oui connaître la vie de résurrection qui agit en celui qui croit. Cette force de résurrection, c’est le Saint-Esprit et c’est en souffrant dans la chair par la force de l’Esprit que nous en finissons avec le péché. C’est ainsi que nous parvenons au salut dans le corps, tout comme le peuple d’Israël s’est emparé de la terre promise. Nous sommes rendus semblables à Lui par sa mort, la mort quant aux désirs et aux convoitises qui sont dans notre corps. Cela correspond à la victoire d’Israël sur les ennemis qui étaient dans le pays. C’est là que Jésus a ouvert la route nouvelle et vivante, ce chemin que tellement peu de personnes connaissent.
Les héros de la foi de l’ancienne alliance ont souffert et combattu pour une vocation inférieure à celle que nous avons dans la nouvelle alliance. Nous qui avons une telle vocation et de telles promesses, voulons-nous donc céder au péché ? Non, dans Hé. 12, 1 il est écrit que « nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée. » Lorsque nous sommes tentés, cela déclenche un combat. Mais si nous souffrons fidèlement dans la chair, nous obtenons le repos. Cela ne veut pas dire que nous devons être tentés à la même chose année après année. Non, lorsque la vie de Christ gagne de plus en plus de « territoire » en nous, nous entrons dans le repos. Et lorsque nous pensons à Jésus, qui intercède pour nous, et à tout le monde spirituel dont il est question dans Hé. 12, 22-24, nous n’avons aucune excuse.
Lorsqu’Israël devait s’emparer du pays, Josué et Caleb ont vu comme les autres espions que le pays était rempli d’ennemis, mais ils dirent : « Si l’Eternel nous est favorable, il nous fera entrer dans ce pays et nous le donnera. » No. 14, 8. Mais l’incrédulité du peuple a fait qu’ils n’ont pas pu y entrer. Cette incrédulité était en réalité un mépris à l’égard de Dieu, qui après plusieurs siècles d’esclavage en Égypte, voulait leur donner un pays en possession. Leur incrédulité leur a sans doute été pardonnée, mais ils n’ont pas pu entrer dans le pays.
Que tout cela nous serve de leçon. Il peut se passer beaucoup de choses dans notre vie en l’espace de peu de temps, si seulement nous avons une foi vivante en Dieu. La condition est de nous en remettre entièrement à lui et de lui être entièrement consacrés, ce que Paul appelle dans Ro. 2, 29 « la circoncision du cœur selon l’Esprit ». De telles personnes reçoivent leur louange non pas des hommes mais de Dieu. Il doit y avoir une séparation radicale entre la lumière et les ténèbres dans notre vie, comme au matin de la Création. Et faisons partie de ce petit troupeau fidèle dont il est question dans Ap. 19, 7 : « … et son épouse s’est préparée ». C’est du jour des noces de l’Agneau qu’il s’agit ici. Seul un petit nombre de personnes se prépare pour ce grand jour. Nous avons besoin de repos dans notre être intérieur pour pouvoir vivre cette vie cachée avec Christ en Dieu. La vie de Jésus et sa personne se composent de magnifiques traits de caractères, mais suivons-le en particulier dans sa pauvreté en esprit et dans sa faim et sa soif de justice.
Le tabernacle du cœur
Le peuple d’Israël était conduit d’une façon sûre et bonne grâce au tabernacle, la tente du Témoignage, lorsqu’il était conduit au travers du désert par une colonne de feu la nuit, et une nuée le jour. Cf. No. 9, 15-17.
Aujourd’hui, à l’époque de la nouvelle alliance, Dieu veut nous conduire grâce à un tabernacle qui est à l’intérieur, dans notre cœur. Là, il a beaucoup de choses à nous dire. Nous lisons dans Hé. 10, 22 que nous devons tout d’abord « nous approcher d’un cœur sincère, avec une foi pleine et entière. » Un cœur sincère ! Il faut que ce soit vrai que tout notre désir est de vivre une vie céleste, agréable à Dieu. Tous les membres du corps de Christ sont là les uns pour les autres. C’est pour cette raison qu’il faut que ce soit vrai que nous ne recherchons pas notre propre intérêt. Dieu veut établir son tabernacle dans notre cœur. C’est là qu’il nous parle de pureté et de fidélité. Dieu parle dans les cœurs purs et fidèles. Et là, il s’agit de garder le cap, d’après la parole que nous entendons dans le tabernacle de notre cœur.
Nombreux sont ceux qui ont certainement entendu cette voix intérieure, mais qui n’arrivent pas à garder le cap dans les circonstances de la vie. C’est pourquoi ils dépendent de ceux qui ont ce tabernacle intérieur dans leur cœur et qui sont capables d’entendre. Nous ne pouvons pas être dans ce tabernacle céleste si nous recherchons notre propre intérêt.
Dieu a dit à Moïse au sujet du tabernacle de l’ancienne alliance : « Je te rencontrerai du haut du propitiatoire. » Ex. 25, 22. Dans le tabernacle, tout s’écrie : Saint, saint, saint ! « Vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pi. 1, 16. Quelle invitation pressante à vivre une vie dans la crainte de Dieu !
« Garde ton cœur plus que toute autre chose. » Pr. 4, 23-27. Si quelqu’un laisse entrer quelque chose d’impur dans son cœur, cela se manifeste tôt ou tard dans sa vie. « Éloigne de tes lèvres les détours ! » C’est honteux lorsque le mensonge et l’injustice dans les histoires d’argent s’attachent à un frère ou une sœur qui, après si longtemps, auraient dû être beaucoup plus avancés dans la crainte de Dieu. « Ne dévie ni à droite ni à gauche. » Non, ne dévie pas ! L’homme est par exemple très faible vis-à-vis des flatteries, et on a vite fait de dévier dans ce domaine, à un tel point qu’on n’entend plus la voix de Dieu dans son être intérieur.
Asaph dit dans Ps. 73, 21-22 que lorsqu’on son cœur s’aigrissait, il ne comprenait rien. Quand on a un cœur aigri, on ne peut jamais parler de Dieu de façon juste, et pas non plus des hommes qui craignent Dieu. Mais les âmes qui craignent Dieu sont conduites par le conseil de Dieu, elles vivent dans une communion intime avec leur Seigneur et Maître. Oui, elles sont un temple pour le Saint-Esprit, comme Paul le dit dans 1 Co. 6, 19. Dans ce temple, il n’y a aucune amertume, aucun mécontentement, aucun mal et aucune mauvaise pensée. De tels « temples » vivent dans l’intimité de Dieu et ils obtiennent de plus en plus de communion avec lui. Et ils sont édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit. Ep. 2, 20-22. Si nous n’avons pas cette relation avec le Seigneur et avec les autres, nous ne sommes pas en mesure de construire l’Assemblée. La plupart ne vivent pas proches du Seigneur, et ils n’expérimentent pas la bénédiction qu’on obtient dans le tabernacle du cœur.
A propos des vrais « chrétiens du tabernacle », il est écrit de façon tellement bénie : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui. » Jn. 14, 23.
« Approchez-vous de Dieu », nous exhorte Jacques dans Ja. 4, 8. En effet, si nous voulons entendre sa voix, il faut que nous nous approchions de lui. Le fait de rester près de lui doit être un acte conscient dans notre vie quotidienne. Ainsi nous pouvons l’entendre quand il a quelque chose à nous dire sur nous-mêmes et sur ce que nous avons à faire. « Celui qui vaincra ! » Ce sont les paroles que l’Esprit adresse à l’Assemblée. Cf. Ap 2 et 3. Saisissons à tout prix la foi en la victoire ! Attachons nos pensées à la parole de la victoire.
Lorsque Paul a constaté le manque d’intelligence et la rébellion des Corinthiens, il a élargi son cœur. Cela, il l’a appris dans le tabernacle de son cœur. Il n’a pas réagi comme beaucoup le font lorsqu’ils disent : « Ah, c’est comme ça dans l’Assemblée ! » Et de cette façon, ils ferment leurs cœurs.
Une vie devant la face de Dieu
« Marche devant ma face et sois intègre. » C’est l’ordre qu’Abram reçut lorsque Dieu fit une alliance avec lui et lui donna la promesse qu’il serait une bénédiction pour beaucoup de peuples. « Abram tomba face contre terre. » Ge. 17, 1-4. Il comprit que cet appel et cette élection étaient seulement de la grâce, ce n’était pas quelque chose qu’il avait mérité. Tous ceux qui ont craint Dieu au fil des siècles, ceux qui ont marché devant la face de Dieu, ont toujours eu cette même compréhension ces choses.
Si nous marchons devant la face de Dieu, nous sentirons forcément son châtiment plein d’amour frapper notre vie. Et notre vocation, aujourd’hui aussi, c’est de marcher devant sa face en étant intègres. Rien ne doit tourmenter notre conscience, il ne faut pas qu’il y ait des choses dont nous ne nous sommes pas purifiés.
C’est seulement lorsque nous marchons de façon intègre devant la face de Dieu que nous pouvons être une bénédiction pour les autres. Dans ce cas-là, nous ne travaillons pas pour nous mettre en valeur, pour briller devant la face des hommes. Non, notre seul désir profond est d’aider les hommes. Et nous ne pouvons pas aider les autres si nous n’avons pas nous-mêmes une vie intérieure, cachée avec Christ en Dieu.
Notre vie ne peut être en grande bénédiction pour les autres qu’à condition que la mort de Christ agisse dans notre ministère. C’est seulement dans ces conditions qu’il peut y avoir de la croissance et du développement dans l’amour, une croissance constante dans le bien.
Beaucoup ont obtenu une grande grâce pour servir, mais ils ne l’ont pas utilisée pour entrer eux-mêmes dans cette vie dont ils parlaient si bien. Lorsque nous lisons le témoignage de Paul par exemple dans 2 Co. 6, où il parle de son ministère, nous voyons qu’il ne s’agit en aucun cas de dons spirituels, mais de vie, de pureté, de longanimité, de bonté, etc. Si nous voulons servir les hommes, il faut que nous vivions devant la face de Dieu. Cela n’a alors aucune importance si le ministère qu’on a est visible ou invisible. On l’exerce devant la face de Dieu, et il porte du fruit. Dans le cas contraire, les œuvres qu’on fait sont en vain, on n’en retire rien soi-même et finalement ceux qu’on veut servir n’en retirent rien non plus.
Dans Esaïe 50, il est question de la langue du disciple qui peut soutenir par la parole celui qui est fatigué, et de l’oreille du disciple qui est éveillée chaque matin pour écouter à la manière des disciples. En effet, quand on est capable de soutenir celui qui est fatigué et de parler pour édifier, exhorter et consoler, on a obtenu un ministère béni. Nous sommes alors oints, et un esprit béni nous accompagne. Mais cela coûte notre propre vie.
« Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. » 1 Jn. 2, 24. Et qu’avons-nous entendu dès le commencement ? Nous avons entendu parler de la vie éternelle, celle qui a été manifestée par le Fils. C’est cette vie qui doit maintenant être manifestée en nous. A quoi cela sert-il de faire de grands discours si personne ne peut ressentir notre amour fraternel, notre chaleur et notre bonté ? Lorsque par humilité, nous considérons les autres comme étant au-dessus de nous-mêmes, nous n’avons aucun désir d’évincer ou d’écarter qui que ce soit.
Dieu remarque celui qui sert parce qu’il aime l’Assemblée, et son ministère est de plus en plus oint.
Dans 1 Jn. 2, 7-8, il est question d’un « commandement ancien », qui devient pour nous un « commandement nouveau » si nous vivons devant la face de Dieu. Lorsque, dans les circonstances de la vie quotidienne, nous sentons que nous atteignons nos limites, ce commandement ancien peut devenir nouveau pour nous. Et de telles âmes fidèles sont capables de tirer des choses nouvelles et anciennes de leur trésor, comme nous le lisons dans Mt. 13, 52.
Les humbles obtiennent de la grâce
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » 1 Pi. 5, 5. Il n’y a pas moyen de s’y tromper. C’est une loi principale dans le royaume de Dieu. « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable. » V. 6. La puissante main de Dieu englobe toutes les circonstances que nous rencontrons dans la vie. Et c’est sous cette main que nous devons nous humilier sans murmurer et sans nous plaindre. Tout péché, tout murmure et toute plainte viennent de l’orgueil, de la fierté.
Dans Ph. 2, nous voyons comment Jésus a pris les choses. Lorsque nous lisons ici qu’il s’est abaissé lui-même et a été obéissant jusqu’à la mort, il ne s’agit pas uniquement du chemin qui l’a mené à la croix de Golgotha. Non, c’est dans la vie quotidienne qu’il s’est abaissé. Il a porté sa croix chaque jour. Nous voyons cela aussi clairement dans Lu. 9, 23. Et dans Mt. 23, 12, il est écrit clairement : « Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » C’est la grâce de Dieu qui vient sur nous lorsque nous avons des occasions de nous abaisser. Et la plus grande élévation que nous puissions expérimenter, ce sera lorsque Jésus viendra enlever son épouse. Nous lisons dans Pr. 29, 23 que l’orgueil d’un homme l’abaisse. Nous en avons vu de nombreux exemples, et cela doit nous servir d’avertissement et de sérieuse mise en garde.
Si nous ne parvenons pas à l’humilité, tout sera anéanti, même si nous avons été zélés pour la cause de Dieu. Si nous ne parvenons pas à nous abaisser les uns sous les autres et à nous servir les uns les autres dans l’humilité, nous devenons justes à nos propres yeux et les autres sentent de la raideur chez nous. De telles personnes inspirent de la répulsion à ceux qui craignent Dieu.
Dans Ro. 10, 1-2, il est question de personnes qui étaient certes zélées pour Dieu, mais qui manquaient d’intelligence. Ce sont uniquement les humbles qui apprennent l’intelligence, uniquement ceux qui renoncent à eux-mêmes et à leur orgueil. Oui, nous devons tous nous déclarer en faillite quant à nous-mêmes. Est-ce tellement difficile, si nous pensons à qui nous sommes et à ce que nous représentons en réalité ? Un homme sans Dieu n’est que poussière, « mensonge, les fils de l’homme ! » Ps. 62, 10. C’est Dieu seul qui peut produire en nous des choses qui ont de la valeur. Tout n’est que grâce de la part de Dieu. Comme c’est insensé et condamnable d’avoir une haute opinion de soi-même. Lorsque de telles pensées montent en nous, nous devons les rejeter immédiatement. Si nous ne faisons pas cela, nous sommes infidèles.
Il est écrit dans Ro. 12, 3 que nous devons revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. C’est cela l’humilité. Chez de telles personnes, il n’y a pas de propre justice ni de raideur. Un esprit agréable les accompagne. C’est bon d’être avec elles. Les pharisiens avec leur propre justice étaient comme des sépulcres blanchis, avec leur orgueil et leur opposition à leur Créateur.
David a été appelé un homme selon le cœur de Dieu. Il a fallu une abondance de grâce pour arriver à une telle relation avec Dieu. Mais il y a eu aussi une abondance d’humilité dans la vie de David, qui a fait qu’une telle grâce a pu lui être donnée. Saül, au contraire, était dans un tout autre état d’esprit. Il y a beaucoup de cet état d’esprit de Saül sur cette terre. Nous voyons que dès que quelqu’un obtient une position de dirigeant, cette assurance de soi, cette propre justice et cette raideur se manifestent souvent.
Celui qui est souple et docile a une vie bénie. L’humilité rend la vie simple et facile. Elle fait qu’on ne se mêle pas des affaires d’autrui. Gardons nous de l’orgueil et de la fierté.
La connaissance du mystère de Christ
C’est une grâce incompréhensible que Dieu veuille nous révéler le mystère de Christ, entre autres celui dont Paul parle dans Ep. 3, 1-6, là où il dit que nous sommes cohéritiers et formons un même corps, le corps de Christ et que nous avons part aux promesses éternelles. Nous voyons au chap. 2, v. 11-16 qu’il n’y a aucune différence entre les juifs et les païens. C’est parce que Dieu a envoyé son Fils et a condamné le péché dans la chair, la même chair, que ce soit celle des Juifs ou celle des païens. Ro. 8,3. Dans ces conditions, la loi n’a plus aucune signification, parce qu’elle a été donnée à cause du péché qui est dans la chair. C’est ainsi que « des deux, [il] n’en a fait qu’un, et [qu’il] a renversé le mur de séparation, l’inimitié. » Et l’œuvre que Dieu a accomplie en Christ, le Saint-Esprit veut aussi l’accomplir en nous, en condamnant le péché dans la chair.
« Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs. » 1 Co. 12, 12-13. Par cet Esprit, la chair peut être gardée sur la croix et le corps du péché peut être anéanti, comme c’est écrit dans Ro. 6, 6. Peu nombreux sont ceux qui ont la connaissance de ces mystères. Si on ne comprend pas cela, il n’est pas possible d’accomplir la prière sacerdotale de Jésus, à savoir que nous soyons tous un. Ce n’est que dans le corps de Christ qu’il est possible d’être un.
Et pourquoi ce mystère est-il si caché pour la plupart ? Tout simplement parce qu’ils cherchent leur propre intérêt. Le fait de chercher son propre intérêt est en opposition totale avec les lois du corps. Aucun membre du corps n’est là pour lui-même, il est là pour les autres. C’est pourquoi aucun de ceux qui cherchent leur propre intérêt ne peut construire l’Assemblée.
Nous avons vu que certains ont recherché leur propre intérêt, mais ces puissances spirituelles ont été anéanties. Cela ne s’est pas fait sans combat, ni sans prière et crainte de Dieu.
Lorsqu’il est dit que nous avons été baptisés d’un seul Esprit, il faut savoir que c’est l’Esprit de vérité. Il nous apprend la vérité sur nous-mêmes, nous voyons que nous faisons ce que nous haïssons et que nous avons besoin de purification dans le sang de Christ. Dans Col. 3, v. 11 et suivants, nous voyons que Dieu nous a rassemblés, bien que nous soyons très différents les uns des autres. Quand nous sommes au contact des autres, nous sentons sûrement que quelque chose s’élève dans notre chair et que nous avons besoin de purification pour pouvoir continuer à marcher dans la lumière et avoir communion les uns avec les autres. Si nous comprenons alors que nous devons travailler à notre salut, nous faisons de plus en plus l’expérience que Christ devient tout en tous, comme c’est écrit au verset 11. Et au verset 12, nous voyons comment Jésus s’est revêtu d’un vêtement de serviteur : « entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ». Tout devient chaud, cordial, tout vient du cœur. C’est avec un tel vêtement de serviteur que nous pouvons construire l’Assemblée.
« ... afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. » 2 Co. 5, 15. Nous servons alors ceux qui nous entourent, mais d’après ses instructions. Paul aurait pu écrire que nous devons vivre pour notre prochain, mais il a choisi d’écrire : « pour Lui ». Car l’homme est faible et il peut facilement devenir esclave des autres. Si nous Le servons en vivant pour les autres, ce que les autres pensent de nous n’a aucune importance.
Une foi vivante
« Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu. » Ja. 1, 5. Il faut tout d’abord que nous reconnaissions notre manque de sagesse, de sorte que notre prière vienne du fond du cœur. Et il est dit ensuite : « Mais qu’il la demande avec foi, sans douter. » V. 6. Le doute vient de ce qu’on est irrésolu. Le doute, si petit soit-il, fait que les ténèbres s’infiltrent dans notre vie. « Mais l’esprit abattu, qui le relèvera ? » Pr. 18, 14. La flamme de la foi chasse tout le doute. Par le doute et l’incrédulité, nous mettons Dieu de côté et nous nous chargeons nous-mêmes de tout notre fardeau, ce qui rend la vie de plus en plus lourde et de plus en plus sombre. Et pour citer un exemple parmi d’autres, sous cette influence satanique, les péchés des autres et leurs faux-pas prennent des proportions gigantesques, alors qu’on excuse facilement les fautes qu’on a faites soi-même. C’est seulement en liant notre esprit à la parole de Dieu que nous pouvons être libérés de toutes les fluctuations de notre âme. Nous devenons fermes dans la foi, fermes dans le bien. « Un cœur joyeux est un bon remède. » Pr. 17, 22. Cela fait du bien quand on est en compagnie de gens joyeux. Ils ne sont pas raides et ils ont le contact facile.
Dieu est plein d’amour et de sollicitude pour tout ce qu’il a créé. Dans son amour, il dispose tout pour le bien de celui qui l’aime. Et il récompense ceux qui le cherchent, comme nous le lisons dans Hé. 11, 6. Et dans 1 Co. 10, 13, nous voyons qu’il veille à ce que nous ne soyons jamais tentés ni éprouvés au-delà de nos forces. Et si nous lui demandons le Saint-Esprit, nous recevons le Saint-Esprit. Si nous demandons la sagesse, nous recevons la sagesse. Il ne nous donne pas des pierres lorsque nous demandons du pain. Nous avons tous des fardeaux à porter. Et par une foi vivante en Dieu, en sa bonté et sa puissance, notre fardeau devient facile à porter.
Il est dit d’Abraham qu’il « n’a pas douté de Dieu par incrédulité ». La promesse que Dieu a faite, c’est que nous ayons part à la nature divine. Douter de Dieu, c’est faire de lui un menteur, et c’est la plus grande injustice qui soit. « … pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche… » C’est ce que nous lisons dans Col. 1, 22. Mais la condition est indiquée au verset suivant : « si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile. »
Un esprit vivifié
Au chapitre 12 du livre de l’Ecclésiaste, il y a un grand nombre d’images qui décrivent comment la vie de l’homme peut se terminer. Et au verset 9, il est dit : « … et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » Ce que Dieu veut, c’est que pendant notre pèlerinage ici-bas, notre esprit devienne fort, qu’il soit vivifié et plein de choses qui ont une valeur éternelle, plein de celui qui remplit tout en tous. A la fin de leur vie, la plupart des gens ont l’esprit rempli de choses terrestres et périssables. Jésus, lui, a remis entre les mains du Père un esprit qui était pur, sans souillures, et rempli de tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. C’est ce qui peut aussi se produire avec nous si nous marchons sur le chemin de la sanctification. Nous apprenons alors à connaître la bonté de Dieu dans les épreuves et les afflictions. Et nous faisons l’expérience que la bonté de Dieu se cache derrière tout ce qui nous arrive.
C’est seulement dans cet esprit qui craint Dieu que nous pouvons recevoir quelque chose de Lui. Sans cette crainte de Dieu, nous restons les mêmes, même si nous exerçons un ministère au service des autres.
Dans Hé. 9, v. 9 et suivants, il est écrit que nous sommes à une « époque de réformation », ou, comme le disent d’autres traductions, une époque où « tout doit être mis en ordre ». Nous pouvons devenir parfaits suivant notre conscience, mais cela ne veut pas dire que nous ne devons et ne pouvons pas recevoir plus de lumière. Le champ d’action de notre conscience doit sans cesse s’élargir. Quand Paul s’écrie : « Misérable que je suis ! », c’était justement parce qu’il se voyait sans cesse dans une lumière croissante. Avec une telle crainte de Dieu, nous apprenons à nous abaisser tout en servant les autres, au lieu de devenir grands à cause de notre ministère.
Dans les domaines où la lumière de notre conscience est plus grande que celle de notre frère, il est facile de juger notre prochain. Il faut que nous soyons sur nos gardes à ce sujet. Nous devons plutôt donner aux autres la parole de vie, pour que cela les aide à parvenir à davantage de lumière. Il y a beaucoup de dureté dans notre nature. Il faut que nous soyons purifiés de ces choses, comme nous le lisons dans 1 Pi. 1, 22 : « Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité, par l’Esprit, pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur… » Ardemment de tout notre cœur ! Il faut beaucoup de brisement dans notre vie pour que cet amour fervent et cette cordialité puissent se manifester en nous et devenir notre nature.
Il est dit de ceux qui remplissent convenablement leur ministère dans l’assemblée qu’ils s’acquièrent un rang honorable et une grande assurance. Dans cette « grande assurance », on peut facilement s’éloigner de la crainte de Dieu et dire toutes sortes de choses sans se demander spécialement comment cela sera reçu, et on ne trouve pas les actions du corps qui devraient être livrées à la mort de Christ. Et qu’en est-il de nos pensées ? Avons-nous le repos et la pureté nécessaires pour que le Saint-Esprit puisse nous parler et nous donner de la sagesse ?
Dieu a préparé des œuvres pour nous. Elles ne sont pas toujours faciles à trouver, car elles sont petites et apparemment insignifiantes. Si nous sommes trop haut, nous ne les trouvons pas.
Nous avons besoin de zèle dans notre vie et notre ministère, mais le zèle ne suffit pas. Il faut aussi de l’humilité. Si nous sommes zélés sans être humbles, nous pouvons beaucoup détruire.
Servir le Dieu vivant
On se fait beaucoup d’idées fausses sur ce que cela signifie de servir Dieu. On a vite fait de penser qu’il s’agit d’être prédicateur ou d’exercer un ministère particulier et visible. Mais si nous voulons comprendre clairement ce que cela signifie de servir Dieu, il est bon de penser à l’ordre que Dieu a donné à Abraham : « Marche devant ma face et sois intègre. » Quand nous marchons devant la face de Dieu, nous grandissons dans le bien, et cela n’a aucune importance que nous soyons riches ou pauvres, esclaves ou libres, hommes ou femmes. « Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé », nous dit Paul. 1 Co. 7, 20-23. Et dans Col. 3, 23, il est écrit : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes. » C’est une exhortation qui s’adresse à tous, employeurs et employés, supérieurs et subalternes etc. Tous, dans quelque état qu’ils se trouvent, doivent craindre Dieu, garder ses commandements et vivre leur vie devant la face de Dieu, pour lui être agréables.
Il faut toujours que nous ayons un but agréable à Dieu avec les paroles que nous disons. Ep. 4, 29 doit être notre ligne de conduite. Aucune parole mauvaise. Uniquement ce qui est nécessaire pour l’édification. Des paroles utiles à ceux qui écoutent. Lorsque nous nous rassemblons, il faut que nous sentions tous une détresse dans notre cœur, pour que nous puissions dire quelque chose d’utile. Et si la conversation s’égare sur des voies de traverse, nous pouvons être des aiguilleurs qui oriente la conversation sur des « rails » édifiants, en toute bonté et paisiblement.
C’est la calomnie qui est la pire des « paroles mauvaises ». Ceux qui médisent causent beaucoup de dommage, et ils sont ce qu’il y a de pire. Dans Ro. 14, v. 10 et suivants, Paul nous rappelle que nous devrons tous comparaître devant le tribunal de Dieu, et que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. Nombreux sont ceux qui pourraient être parmi nous aujourd’hui et qui auraient pu se réjouir dans la communion avec nous s’ils ne s’étaient pas mêlés des affaires des autres et n’avaient pas prononcé des jugements sévères sur leurs frères. Nous devons aussi apprendre à ne pas nous mêler des affaires des autres à notre lieu de travail, à faire preuve de respect et à vivre devant la face de Dieu.
Beaucoup veulent être des serviteurs de Dieu, mais ils ne sont pas assez humbles pour trouver les œuvres que Dieu a préparées pour eux et qui sont immédiatement à portée de leur main. Nous ne trouvons ces œuvres préparées que si nous nous préoccupons des autres et de ce qui est le meilleur pour eux. Jésus nous met fortement en garde contre l’hypocrisie. Dans Mt. 6, il y a les expressions : « justice devant les hommes, pour en être vus », « afin d’être glorifiés par les hommes », « pour être vus des hommes ». C’est une abomination devant Dieu, et il faut aussi que ce soit une abomination à nos yeux. Le fait de marcher devant la face des hommes se traduit de multiples manières, par ex. quand on achète quelque chose ou quand on s’abstient d’acheter quelque chose. Au milieu de tout cela, on aime jouer à celui qui est pieux, on aime aussi dominer sur les autres, si bien qu’on leur impose ce qu’on estime être en accord avec cette piété. Mais chacun doit avoir la liberté qui lui est réservée dans le corps de Christ, et personne n’a le droit d’enlever à un autre sa liberté.
Tout cela entre dans l’ordre si nous apprenons à vivre pour Dieu et non pour les hommes. Nous devons vivre aussi pour Dieu dans ce que nous faisons pour les autres, et nous ne devons jamais être esclaves des hommes.
Le feu du fondeur et la potasse des foulons
« Et ce jugement, c’est que, la lumière étant venue dans le monde… » Jn. 3, 19. Et par ce jugement et cette lumière, le prince des ténèbres a été rejeté, toutes les ténèbres ont été vaincues. Dieu a fait de grandes choses pour nous. Dans l’assemblée, nous sommes exhortés par les compassions de Dieu, comme Paul l’écrit dans Ro. 12, 1. Et la parole apporte un jugement sur tout esprit d’orgueil. C’est la raison pour laquelle il règne un fort esprit d’unité parmi nous, par la grâce de Dieu. Et par la foi et la fidélité, il faut continuer à combattre tout esprit d’orgueil, dans chacun d’entre nous et dans nos assemblées. Il faut reconnaître que l’homme est très faible. Il suffit souvent qu’on soit un peu élevé pour qu’on commence a avoir une haute opinion de soi-même. C’est pourquoi nous avons tous besoin de ce feu et de cette potasse dont il est question dans Malachie 3, 2, pour que nous devenions purs comme l’or (v. 3) et que nous puissions présenter au Seigneur des « offrandes avec justice ».
La plupart des croyants ne manifestent aucun intérêt pour cette purification plus profonde. Ce feu et cette potasse veulent aussi pénétrer dans nos pensées. A cet égard, un domaine important dans lequel nous pouvons nous examiner nous-mêmes est tout ce qui a rapport avec l’impudicité et l’immoralité. Il y a certainement plus d’une personne qui semble honnête extérieurement mais qui souille ses pensées dans le secret.
La parole de Dieu est comme une épée pénétrante à deux tranchants. Nous devons nous estimer heureux d’être sous le traitement de la Parole. La Parole juge notre force humaine, et nous devenons petits à nos propres yeux. Elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Y compris beaucoup de pensées qui nous ont peut-être semblées justes et bonnes jusque-là. Lorsque le projecteur de la parole est dirigé sur elles, l’épouvante nous saisit certainement plus d’une fois. Car le jugement, c’est que la lumière est venue au monde, comme nous l’avons lu dans Jn. 3, 19.
Dans Ge. 6, 5, il est question des gens qui vivaient à l’époque de Noé, et il est dit que toutes les pensées de leur cœur se tournaient chaque jour uniquement vers le mal. Leurs pensées étaient dirigées par le prince des ténèbres. Il en est de même aujourd’hui aussi. La plupart des gens sont dirigés par des pensées négatives et destructrices. Nombreux sont ceux qui sont victimes de la dépression et du désespoir. Ils ont des pensées de reproche, ou des pensées pleines d’inquiétude et de doute.
Mais l’Évangile nous donne la possibilité d’adopter une tout autre manière de penser, d’avoir des pensées nouvelles et bénies. Des pensées pleines de consolation et de paix. De bonnes pensées édifiantes. Des pensées qui produisent un effet béni sur notre entourage. Des pensées de foi. Ou les magnifiques pensées dont il est question dans Ph. 4, 8. Si nous nous attachons à ces pensées, comme nous y sommes exhortés, nous devenons comme elles. Si on s’attarde sur ce qui est négatif, on devient soi-même négatif et les autres sentent qu’on est négatif. Aux versets 6 et 7, nous sommes exhortés à avoir contact avec Dieu par la prière, de sorte que la paix de Dieu puisse garder nos pensées en Christ.
Retenons fermement la foi. Nous avons saisi la foi au salut que l’Évangile nous permet d’espérer. Et c’est un salut qui va jusqu’aux racines de notre être, un salut par rapport aux choses dont la loi ne pouvait pas nous sauver, un salut quant au péché qui habite en nous, un salut qui fait que nous devenons réellement libres. Jn. 8, 36. Libres pour avoir toujours plus d’espace vital, où nous pouvons nous ébattre en Dieu et dans les vertus de Christ. Retenons fermement cette foi !
D’abord être éprouvé et ensuite servir
Paul a témoigné aux chrétiens de Thessalonique qu’il ne cherchait pas à plaire aux hommes, « mais […] à Dieu, qui sonde [éprouve] nos cœurs. » 1 Th. 2, 4. Et il faut que nous sachions qu’avant de pouvoir confier aux hommes des choses importantes, Dieu sonde et éprouve leurs cœurs. En particulier dans le domaine de l’honneur des hommes.
Dans 1 Ti. 1, 12, Paul remercie Dieu qui l’a fortifié, l’a jugé fidèle et l’a établi dans le ministère. C’est la manne cachée que Dieu donne aux vainqueurs qui a fortifié Paul. Pour être fortifié par cette manne cachée, il faut avoir été fidèle pendant assez longtemps. Dans 1 Ti. 3, 10, il est dit des diacres – des personnes qui servent dans l’assemblée – qu’on doit d’abord les éprouver et qu’ils doivent ensuite exercer leur ministère s’ils sont sans reproche. C’est Dieu qui met à l’épreuve. Il permet que nous affrontions des situations et des circonstances qui manifestent si nous sommes fidèles.
Il faut que nous notions soigneusement les paroles de Jésus dans Jn. 5, 44 : « Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ? » On peut aussi bien dire : « Comment pouvez-vous être sauvés ? » Car tout le salut a lieu par la foi. Par rapport à tout ce qui a à faire avec l’honneur des hommes, les louanges des hommes, le fait d’avoir une certaine importance, d’être élevé, l’homme est incroyablement faible. C’est comme si toutes les fibres de notre corps criaient après l’honneur. Dans ce domaine, il faut que nous reconnaissions profondément ce qui est dans notre nature et que nous haïssions profondément l’injustice qui consiste à tirer sa gloire des hommes.
Tous les héros de la foi, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, ont été mis à l’épreuve dans la fournaise de l’humiliation. Ce n’est pas par hasard que Joseph a pu nourrir tellement de personnes. Il est passé par une mise à l’épreuve radicale avant de se voir confier un tel ministère.
« Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ », dit Paul aux Galates. Et quand il écrit aux Philippiens au sujet de Timothée et de sa fidélité qui a été mise à l’épreuve, il ajoute en faisant allusion à beaucoup d’autres : « ils cherchent tous leur propre intérêt ». Chercher son propre intérêt, chercher à plaire aux hommes, tirer sa gloire des hommes, tout cela est une seule et même chose. Dans ce cas-là, on ne cherche pas ce qui appartient à Jésus-Christ.
Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus nous avertit contre les hypocrites, qu’il compare à des loups ravisseurs. C’est très significatif, car un loup n’a rien à donner. Il se contente de prendre. Cela se sent quand on parle avec de telles personnes, elles n’ont rien à donner.
Le prince de ce monde a été jugé
Noé était quelqu’un que Dieu a pu prévenir. Il était saisi d’une sainte crainte et il était sur la bonne longueur d’onde et pouvait « capter » les injonctions de Dieu. Et dans cette sainte crainte, il construisit une arche qui a assuré le salut de sa maison. Hé. 11, 7. C’était un prédicateur de justice. Et nous avons aujourd’hui fortement besoin de cette prédication de justice qui combat avec force l’esprit du monde et tout le péché.
Celui qui est un chrétien entier de cœur, un imitateur de Christ, ne doit pas s’étonner de rencontrer de la résistance et du mépris, voire de la haine de la part du monde. C’est écrit clairement dans Jn. 15, 19 : « … à cause de cela le monde vous hait. » Et il est écrit dans Jn. 16, 11 à propos du prince de ce monde, le diable : « … le prince de ce monde est jugé. » Il est dit de Jésus qu’il a dépouillé les dominations et les autorités et qu’il les a vaincues sur la croix. Col. 2, 14. Et c’est sur la croix que nous aussi, nous pouvons triompher de la puissance des ténèbres, de tout ce qui est déjà jugé.
Tout ce que nous faisons, il faut que nous le fassions au nom du Seigneur Jésus, comme nous le lisons dans Col. 3, 17. C’est à lui que nous devons plaire et c’est son bon plaisir que nous devons chercher ! Comme c’est insensé et quelles conséquences funestes cela entraîne de suivre l’esprit du monde, de chercher à lui plaire et d’aspirer à ce qui est déjà jugé !
Il y a un violent combat entre le Saint-Esprit et l’esprit du siècle. Chacun doit choisir à quel esprit il veut se soumettre. L’esprit du siècle exerce son pouvoir sur les enfants de l’incrédulité, mais pas sur ceux qui croient. Si on se tient en équilibre entre l’esprit du siècle et l’Esprit qui règne dans l’assemblée, on n’est pas croyant. Si nous croyons, nous rompons avec l’esprit du siècle et nous quittons la course de ce monde, qui consiste à se battre pour obtenir de l’honneur, du pouvoir, éclat et magnificence.
Nous avons lu que tout ce que nous faisons, nous devons le faire au nom de Jésus. Si les choses que nous faisons sont influencées et poussées par l’esprit du siècle, elles sont déjà jugées. Nous avons alors déjà pénétré dans le domaine du prince des ténèbres, et nous tombons sous le coup de ce qui est écrit dans Ga. 5, 21 : « ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.
Dans 1 Ti. 2, 8-10, Paul s’adresse aux hommes et aux femmes de l’assemblée. Il exhorte les hommes à l’unité et à avoir une conduite sainte. Et il adresse aux femmes une exhortation particulière à propos de la décence dans leur façon de s’habiller. Et toute femme pieuse comprend ce qui est convenable pour quelqu’un « qui fait profession de servir Dieu ». Beaucoup sont tellement attirées par l’esprit du monde, pour lequel il importe de s’habiller de façon indécente et provocante, qu’elles passent totalement par-dessus ce que l’Esprit de Dieu dit à ce sujet. De telles femmes ne savent pas ce que cela signifie de « se voiler pour son époux céleste ».
Il est recommandé de lire 2 Co. 6, 14-18 et de suivre ces exhortations. Et au chapitre 7, au verset 1, il y a cette exhortation importante : « Ayant de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. »