La conférence de Pâques
Siméon, un homme pieux, attendait la consolation d’Israël. . Personne ne peut consoler l’Israël terrestre et l’Israël céleste aussi bien que Jésus-Christ. « Ma miséricorde ne s’éloignera point de toi. » . Ouvre ton cœur à cette consolation. Au verset 13, il est aussi question de promesses pour nos enfants. Dieu tient compte des prières des saints. Et les enfants pour lesquels on prie ne vont pas facilement à la perdition. Si tu as de la compassion pour les autres, Dieu prendra soin de toi dans ton combat ! « C’est moi, c’est moi qui vous console. Qui es-tu, pour avoir peur de l’homme mortel ? » . Non, nous n’avons rien à craindre !
Lors de la création de l’Etat d’Israël, en 1948, tous les membres du Parlement eurent à lire Es. 40. Il y est écrit : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie. » Oui, les promesses de Dieu envers l’Israël terrestre subsistent. Dieu a donné à son ami Abraham le pays pour toute l’éternité, et il va affermir le peuple d’Israël dans le pays. Nous voyons aujourd’hui à quel point les esprits méchants excitent les nations. Mais nous n’avons rien à craindre ! Nous devons relever nos têtes, car l’été est proche. Et notre vocation en tant qu’assemblée est d’être « irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous les saints ! » . « Heureux les affligés, car ils seront consolés ! » . L’affliction dont il est question ici n’est pas une affliction qui vient par exemple de ce qu’on ne peut pas faire triompher sa propre volonté. C’est une affliction au sujet du « misérable que je suis » que nous portons tous. Si c’est là notre sujet d’affliction, nous serons richement consolés. Et la consolation consiste en ce que nous pouvons en finir avec le péché en souffrant dans la chair !
Lorsqu’on est vraiment conscient de toute la consolation qui nous a été donnée en Christ, on ne peut pas faire autre chose que d’aimer ses frères et sœurs, et « d’abonder toujours plus dans cet amour » ! . Et le verset 11 nous donne l’exhortation bénie de mettre notre honneur à vivre tranquilles et à nous occuper de nos propres affaires. En effet, est-ce que cela ne devrait pas nous suffire, à nous qui trouvons notre propre nature décrite dans Ro. 3, de nous occuper de nos propres affaires, de travailler à notre propre salut, sans nous mêler de choses qui ne nous concernent pas !
La foi précieuse de Jésus
Jude a jugé nécessaire d’exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. C’est cela la précieuse foi de Jésus. Lorsque nous lisons dans que Jésus est l’initiateur de la foi, et que nous pensons à Abraham qui est le père de tous les croyants, à tous les héros de la foi de l’ancienne alliance, on peut trouver étrange que ce soit Jésus qui soit l’initiateur de la foi. En fait, il y a une énorme différence entre la foi de l’ancienne alliance et la foi de la nouvelle alliance. Le jeune homme riche avait observé tous les commandements. Mais lorsque Jésus lui demanda s’il voulait être parfait, il s’en est retourné tout triste. Le royaume céleste lui aurait coûté ses richesses terrestres, et cela, il ne le voulait pas. La bénédiction, dans l’ancienne alliance, était d’ordre matérielle. Mais Jésus est venu avec une richesse pour notre esprit.
Dans Hé. 9, on trouve une comparaison entre la nouvelle et l’ancienne alliance. Il est dit au verset 12 au sujet de l’œuvre accomplie par Jésus dans la nouvelle alliance, qu’il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint et a obtenu une rédemption éternelle. Il s’est offert lui-même sans tache à Dieu. V. 14. Nous trouvons là la foi précieuse de Jésus, cette foi pour laquelle Jude nous exhorte à combattre. C’est en nous offrant nous-mêmes en sacrifice que nous avons de l’assurance pour entrer dans le lieu très saint.
Lorsque nous pensons au temps de l’ancienne alliance, nous voyons comment Dieu traitait les hommes, et même des peuples entiers. Nous voyons la puissance de Dieu, sa bonté et sa droiture. Mais tout était en dehors du corps. Le pardon des péchés, la guérison pour le corps, le fait de donner la dîme de ce qu’on gagne etc… tout cela n’était pas inconnu dans l’ancienne alliance non plus. Et la plupart des croyants de nos jours n’attachent de l’importance pratiquement qu’à ces choses-là. Ils sont malheureusement aveugles pour l’œuvre glorieuse qui a eu lieu en Jésus, ils ne voient pas que le péché a été condamné dans la chair. La mort ne pouvait pas le retenir. La délivrance à l’égard de tout le péché qui est dans le corps, voilà la précieuse foi de Jésus ! La parole de Dieu peut être vécue. C’est cette foi qui règne dans l’assemblée de nos jours. Le monde religieux ne possède pas cette foi. C’est pour cela qu’il se focalise surtout sur les bénédictions terrestres.
L’apôtre Jean nous lance un appel aujourd’hui : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui. » . Vivons et travaillons dans la foi précieuse de Jésus jusqu’à son avènement ! Et laissons nos proches boire de cet esprit de foi qui agit dans notre propre vie !
Dans la traduction norvégienne, il est dit dans : « Quelque bonne parole, qui soit nécessaire à l’édification ». C’est en paroles comme celles-là que la conférence de Pâques était si riche. De bonnes paroles ! Des paroles nécessaires ! Et des paroles nécessaires à l’édification ! Travaillons donc avec crainte et tremblement à notre salut avec ce que nous avons entendu à la conférence !