La conférence du Nouvel An

janvier 2001

La conférence du Nouvel An

Il est dit de celui qui prophétise qu’il parle aux hommes, les édifie, les exhorte et les console. 1 Co. 14, 3. La conférence que nous avons eue à Brunstad à l’occasion du Nouvel An était particulièrement riche en paroles comme celles-là. Nous y avons été richement édifiés, richement exhortés et richement consolés. Les paroles que nous avons entendues ont pu rassasier les cœurs « d’abondance et de joie ». (Ac. 14, 17).

Voici un extrait des messages qui ont été apportés :

Son repos

« ... tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore. » Hé. 4, 1. Dans les chapitres 3 et 4, il est question des enfants d’Israël. Ils étaient tous sortis de l’Egypte, mais la plupart ont péri dans le désert et ne sont pas entrés dans le pays promis. Dans la nouvelle alliance, « le pays promis » représente le fait de devenir participant de la nature divine. Quelle portion de ce pays avons-nous conquise ? Nous tous qui avons quitté le monde, nous avons besoin de l’exhortation de Hé. 4, 1, qui nous met en garde contre le fait de se trouver exclu. Il est vite fait de se détourner des promesses et de s’enfoncer dans les choses de la terre et dans l’incrédulité.

Si les péchés qui sont cités dans Ga. 5, 19-21, les œuvres manifestes de la chair, trouvent une place dans notre vie, c’est que nous vivons une vie de désert. Toute agitation intérieure vient du péché qui habite dans la chair. Mais la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore ! L’intention de Dieu, c’est que nous ayons un repos et une paix intérieures lorsque notre Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance. C’est le repos le plus riche et le plus profond qui soit. 2 Th. 1, 7. Pour cela, notre vie doit manifester les fruits de l’Esprit (Ga. 5, 22).

Tout ce qui est écrit au sujet du peuple d’Israël doit nous servir d’exemple, de sorte que nous ne devenions pas « idolâtres, comme quelques uns d’eux » (1 Co. 10, 7), que nous ne partagions pas notre cœur entre Dieu et le monde. Quand on a le cœur partagé, on est sans force et on mène une vie de désert, sans croissance, ni progrès en Dieu. Nous avons besoin d’un réveil de véritable piété ! Craindre Dieu et l’aimer signifie que nous ne voulons rien faire qui puisse attrister celui que nous aimons. Dans ces conditions, la vie, la vie en abondance coulera de notre sein, et apportera de l’aide et de la bénédiction aux hommes.

Les Hébreux étaient devenus lents à comprendre. Hé. 5, 11. Nous devons particulièrement prêter attention à l’obéissance de la foi. Tout est lié à la foi et à l’obéissance. Nous devons marcher par la foi, car la Parole de Dieu et ses commandements vont souvent à l’encontre de notre raisonnement et de nos sentiments. De cette manière, nous parvenons à la sagesse.

Quand des frères et des sœurs ont des difficultés les uns avec les autres et que cette situation engendre des problèmes, cela vient du fait qu’ils cherchent leur propre intérêt, comme par exemple l’honneur des hommes. Quand on lit les paroles de 2 Ti. 3, 1-5, où il est question des derniers temps – les jours dans lesquels nous vivons – on pourrait penser qu’il y est question de dangereux criminels. Mais nous lisons dans ces versets qu’il s’agit de personnes qui ont « l’apparence de la piété ». Ce sont donc des gens qui croient au pardon des péchés, mais qui continuent à vivre selon la chair. De telles personnes n’hériteront pas le royaume de Dieu.

Le message de la nouvelle alliance, c’est que nous pouvons vaincre tout péché conscient, de manière à vivre en accord avec les injonctions du Saint-Esprit. Jésus est venu avec la grâce et la vérité. C’est pourquoi nous devons aimer la vérité. Si nous n’aimons pas la vérité, notre compréhension de la grâce est falsifiée ; la grâce devient alors une fausse grâce. On pèche alors « en se recommandant de la grâce » et on se retrouve vite en compagnie de ceux dont il est question au verset 4 de l’épître de Jude : « des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient Dieu le seul Souverain et notre Seigneur Jésus-Christ ». Quand Jésus devient notre seul Souverain et Seigneur, nous avons véritablement part à une vie nouvelle, une vie de victoire.

Beaucoup se sont figés dans une fausse spiritualité. Ils sont devenus des pharisiens, ils sont devenus forts et justes en eux-mêmes. Si on n’aime pas la vérité, on ne trouve rien à juger en soi-même, rien à livrer à la mort. Ce sont ceux qui reçoivent l’amour de la vérité qui sont sauvés. 2 Th. 2, 10. Dans notre chair n’habite rien de bon. On peut accepter cela comme une vérité, mais c’est autre chose de vivre en acceptant cette vérité lorsque nous sommes tentés.

Prenons un exemple. Le verset de 1 Ti. 2, 1 nous exhorte à rendre des « actions de grâce pour tous les hommes ». Être reconnaissant pour les hommes ! Pour que cela devienne vérité en nous, il y a certainement beaucoup de choses à trouver et à livrer à la mort par l’Esprit. Ne traînons pas en chemin, de manière à nous retrouver exclus du « pays ». Que chacun en particulier ait une crainte de Dieu personnelle. Personne ne doit vivre à la limite entre Dieu et le monde, entre le péché et la victoire. Il faut un esprit radical pour en finir avec « l’Egypte » – le monde. Si notre vie reste une vie de désert année après année, cela vient de ce que notre cœur est encore attaché au monde.

Quand le vieil homme est crucifié avec Christ, et qu’on ne se laisse plus influencer par les « convoitises trompeuses », on devient une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 2 Co. 5, 17. Dans ces conditions, on n’est plus en conflit avec sa propre conscience, et on peut ainsi entrer dans le repos, comme Jésus nous y invite dans Mt. 11, 28-30.

La belle confession dont il est question dans 1 Ti. 6, 12-13, est la suivante : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Nous devons demeurer dans cette belle confession si nous voulons entrer dans son repos. Voici un exemple béni de son repos : « Je suis en mon Père, vous êtes en moi, et je suis en vous. » Jn. 14, 20. Avec une telle attitude, la vie devient facile et paisible.

Un repos divin
et une activité dans la foi

Dans 2 Th. 1, 7, il est question du « repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra. » Un peu plus loin, l’apôtre nous exhorte à être remplis du désir de faire le bien et à être actifs dans la foi (trad. norvégienne). Ces choses vont de pair : un repos divin et une activité dans la foi, comme Dieu qui est dans le repos tout en étant fortement actif. Quand nous avons le puissant désir de « glorifier Christ en nous » (V. 12), cela donne du zèle et on fait des efforts ; on est actif dans la foi. Dans ce cas, on s’intéresse par exemple au fait de s’honorer les uns les autres au lieu de se critiquer. On reçoit alors de plus en plus de lumière sur le mal qui habite dans notre nature, sur tout ce qui ne glorifie pas notre Seigneur. On se retrouve dans une activité étendue et bénie dans la foi.

Le passage de Ph. 2, 5 nous exhorte à avoir les mêmes sentiments qui étaient en Jésus-Christ, à savoir de « ne pas considérer ses propres intérêts, mais aussi ceux des autres ». V. 4. Les intérêts des autres ! Qu’en est-il dans notre vie ? Cette vocation ne pourrait-elle pas devenir plus vivante pour nous ? Quand nous nous réveillons pour cette magnifique vocation, nous nous rendons certainement compte qu’il n’habite rien de bon dans notre chair. Nous nous mettons alors à agir par la foi, et nous apprenons à considérer les intérêts des autres. Le seul moyen de trouver le mal qui est encore attaché à nous est d’être zélé pour faire le bien. Ro. 7, 21. On doit alors aussi travailler à son salut avec crainte et tremblement comme il est dit en Ph. 2, 12. On remarque alors à quel point le chemin de l’abaissement est glorieux, on découvre la gloire qui consiste à prendre la forme d’un serviteur. « L’apparence » de la piété peut briller, mais tout en ayant cette fausse apparence, on peut être médisant et se placer au-dessus des autres.

Celui qui est vraiment né de nouveau a une aspiration sincère après Dieu et tout ce qui est en Dieu. Cette aspiration nous garde de l’accusation, des reproches et des exigences à l’égard des autres. Notre esprit doit exhaler un parfum de reconnaissance à l’égard de tous. Dans une assemblée locale par exemple, on doit ressentir que le frère responsable est pour tous les amis, et que tous les amis sont pour le frère responsable.

Lorsque nous venons à la réunion, nous devons venir avec le salut que nous avons expérimenté dans la vie quotidienne, de façon à pouvoir lever l’étendard au nom de notre Dieu ! Ps. 20, 6. Il y a beaucoup de détresse autour de nous. Précieux sont ceux qui voient cette détresse, qui la portent dans leur cœur et qui la présentent à Dieu. Combien c’est triste en revanche lorsqu’on ne voit ni sa propre détresse, ni celle des autres.

Ceux qui sont du monde parlent d’après le monde. 1 Jn. 4, 5. Il y a beaucoup de paroles « d’après le monde ». Ne devrions-nous pas plutôt parler du « pays promis » ? « Et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » 1 Jn. 5, 4. On ne peut pas triompher du monde en ayant un esprit de ce monde ou un esprit contaminé par le monde.

Dans un cantique, nous chantons « Tout ce qui peut être ébranlé n’a pas de place en Sion ». La vanité, la recherche de l’honneur et la cupidité sont de terribles sources d’agitation. Dans un livre apocryphe, il est dit que « l’agitation de la convoitise transforme une âme innocente ». Combien il est nécessaire d’en finir pour de bon par exemple avec le fait de chercher son propre intérêt ! Nous devons nous exercer à examiner nos pensées à la lumière de la Parole de Dieu. La Parole doit pouvoir juger les sentiments et les pensées de notre cœur, de manière à ce qu’elle devienne notre conseil.

Quand une personne respectée et honorable par ailleurs commet une action stupide et dépourvue de sagesse, cela produit souvent du trouble. Il en va de même lorsque quelqu’un qui n’a pas une « bonne renommée » fait quelque chose de stupide.

Dans ce domaine, nous devons prendre les versets de Ph. 4, 8 sérieusement à cœur. Il y est entre autres écrit que nous devons penser à tout ce qui est honorable. Si une personne qui d’ordinaire est honorable venait à faire une chose qui nous semble rejetable, nous devons pratiquer ce verset et continuer à penser à tout ce qui est honorable chez la personne en question ! Cela donne du repos à notre âme, et on peut dans ce cas prier pour cette personne, « avec des actions de grâces ». V. 6. De l’autre côté, il y a « les membres que nous estimons être les moins honorables du corps » (1 Co. 12, 23). Peut-être font-ils une quantité de choses qui ne nous conviennent pas tout à fait. Que devons-nous faire alors ? Il est écrit que nous devons les honorer, et ne pas leur faire des reproches, ni les enfoncer encore plus. De cette manière, nous travaillons avec eux pour qu’ils deviennent plus honorables eux-aussi. C’est la douceur de la sagesse qui nous fait agir de la sorte.

La sainteté de la conduite et la piété

« ... quels ne devez-vous pas être par la sainteté de la conduite et par la piété… » 2 Pi. 3, 10-11. Celui qui est séparé du péché et des pécheurs et qui vit une vie pour Dieu a une conduite sainte. Le verset 17 nous exhorte à ne pas déchoir de notre fermeté. Notre fermeté doit consister à nous « exercer à la piété », comme Paul l’écrit à Timothée en 1 Ti. 4, 7-8. Timothée était un serviteur de l’Eternel qui était entier de cœur, mais pourtant Paul lui adressait une telle exhortation. La piété consiste à marcher devant la face de Dieu. Dieu dit à Abraham : « Marche devant ma face et sois intègre ! »

Il y en beaucoup qui associent la piété à toutes sortes de choses extérieures et qui cherchent à donner à la chair une apparence pieuse. On vit dans ce cas devant la face des hommes et on regarde aux choses extérieures. C’est devant la face de Dieu que nous devons vivre, c’est son plaisir qui doit être l’objet de nos pensées. Dans le chapitre 6 de Matthieu, nous voyons comment Jésus met sérieusement en garde contre le fait de pratiquer sa justice devant les hommes. Dans ce domaine, nous avons de riches occasions de travailler à notre salut. Prenons le cas de deux personnes qui font un travail ou qui exercent un ministère. Tout le monde croient que c’est l’un des deux qui est la force motrice dans ce travail et c’est lui qui est honoré. Peut-être qu’en réalité, c’est l’autre, celui dont on ne parle pas, qui a fait la plus grosse part du travail. Le fait de ne pas être cité ou de pas être considéré déclenche beaucoup d’agitation chez un grand nombre de personnes. Mais pour un véritable disciple de Jésus, une telle situation représente une occasion d’avoir part à un salut plus profond.

Il est question dans Hé. 4, 13 de celui « aux yeux [duquel] nous devons rendre compte ». L’Eternel hait tout orgueil, et nous devons être réconciliés dans notre esprit avec lui dans cette haine. Dans ce cas, nous ne tolérons pas de telles pensées d’agitation, les pensées qui gravitent autour de notre prétendue grandeur. Aucun d’entre nous n’est « grand » à ses yeux. Notre « grandeur » n’est que mensonge.

On n’est pas cité, on n’est pas mis au courant, on n’est pas informé. Si de telles choses arrivent, nous devons simplement continuer à nous exercer à la piété et vivre la vie cachée avec Christ en Dieu. Col. 3, 1-4. On obtient alors la grâce de pouvoir venir en aide aux autres. Paul comprenait que Timothée marchait devant la face de Dieu et qu’il ne cherchait pas son propre intérêt. Il ne remarquait certainement pas d’agitation nerveuse chez Timothée, si par exemple quelqu’un venait à empiéter un peu sur « son domaine ».

Un peu plus loin, dans Col. 3, il est question de tout ce que nous devons faire mourir dans notre chair. Si on marche devant la face des hommes et qu’on recherche une bonne renommée, on peut essayer de « refouler » toutes ces choses. Mais il n’y a pas de mort qui agit, on se raidit dans son esprit et on ne marche pas de lumière en lumière. La mort de Christ est une mort véritable des désirs et des convoitises de notre chair. Tous ceux qui soupirent après le fait d’être affranchis de ce qui est charnel et humain sont reconnaissants pour cette mort.

« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes » V. 23. On a alors une vie bénie dans la paix et dans le repos. Et combien la communion devient alors précieuse ! Cela devient très précieux de nous retrouver et de nous écouter les uns les autres.

En 1 Co. 1, 17, nous voyons que Paul n’annonçait pas l’Evangile avec la « sagesse du langage ». Dans les circonstances de la vie, notre raisonnement et nos sentiments peuvent susciter beaucoup de « paroles sages » qui sont en désaccord avec « la parole de la croix ». V. 18. Il est bon de savoir alors à quelle parole prêter l’oreille. C’est la parole de la croix qui renferme le secours et la force.

Nous trouvons dans 2 Sa. 12, 27 un récit édifiant où Joab invite David à monter lui-même contre une ville ennemie pour éviter que le nom de Joab soit évoqué à cette occasion. L’essentiel était qu’Israël remporte la victoire. La renommée et la réputation n’avaient aucun intérêt. De la même manière, de nos jours, l’essentiel, c’est que les amis puissent être consolés et parvenir à la communion. Notre propre nom ne présente aucun intérêt dans ce contexte. Le témoignage des hommes ne peut rien ajouter, rien retrancher. Devant Dieu, nous sommes en tout cas celui que nous sommes.

Jésus est venu, plein de grâce et de vérité. Jn. 1, 14. Notre vie devient tout à fait nouvelle lorsque nous avons à faire avec lui, avec la grâce et la vérité. La lumière de la vérité nous éclaire, ainsi que tout ce qui habite en nous, et si nous n’avions pas eu la grâce, nous aurions été dans une situation désespérée. Mais à présent, nous pouvons être secourus au moment opportun, et recevoir la grâce de vaincre tout péché et acquérir nous-mêmes une plénitude de grâce et de vérité dans la vie. Son nom est « Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » Es. 9, 6. Il est en vérité capable de faire des miracles dans notre vie.

Un mur de prières

Le 31 décembre, à la réunion de minuit, le frère Kåre J. Smith a tenu un discours de Nouvel An qui renfermait des exhortations qui doivent nous accompagner dans la nouvelle année, et même le reste de notre vie. Il a lu le verset d’Ezéchiel 22, 30. Il y est question d’élever un mur et de se tenir à la brèche devant l’Eternel en faveur du pays. De nos jours, nous avons besoin de frères et sœurs qui prennent au sérieux la tâche de la prière, des frères et sœurs qui implorent le secours de l’Eternel en faveur de nos pays et de nos familles. Nous devons édifier un mur de prières autour de nos foyers et de l’assemblée.

Nous devons nous garder de cette attitude indifférente qui consiste à penser que ce qui arrive devait simplement arriver. Par nos prières, Dieu fait de nous ses collaborateurs. La prière est un travail, la prière est un combat. Et c’est la prière qui donne de la force au ministère de la Parole. Nous devons tous avoir des personnes que nous rappelons au souvenir de Dieu. Traçons pendant cette nouvelle année ce cercle de prières autour de l’assemblée, autour de nos foyers, de notre roi, de notre pays et de son gouvernement. Jusqu’à ce jour, l’Assemblée a été gardée grâce aux prières des saints.

Jésus a enseigné aux disciples comment il fallait prier : « ... que ta volonté soit faire, sur la terre comme au ciel. » Lu. 11, 2. Quand nous faisons cette prière dans un esprit de prière, des forces célestes se déversent sur notre vie. Dans les versets 5 et suivants du chapitre 11, nous voyons avec quelle insistance nous devons prier. Pourquoi n’a-t-on pas une vie de victoire ? Pourquoi n’a-t-on pas de sagesse ? Parce qu’on ne prie pas, parce qu’on ne reconnaît pas sa propre détresse. Dieu exauce au jour de la détresse ! Un cœur qui aime est aussi touché par la détresse des autres. Cela devient naturel alors de vivre dans un esprit de prière. Quand nous prions, il se passe quelque chose avec notre cœur. Nous sommes touchés par la détresse des autres et notre cœur devient tendre.

La parabole du juge inique (Lu. 18, 1 et suivants) nous montre aussi de quelle insistance nous devons user. Il y a beaucoup de prières qui sont négligées à cause de la superficialité et de la paresse. Au sujet d’Epaphras (Col. 4, 12), il est dit qu’il ne cessait de combattre pour l’église dans ses prières. Vivons dans cet esprit de prière !

Au début de l’épître aux Thessaloniciens, Paul qualifie l’assemblée « d’Eglise en Dieu le Père et en Jésus-Christ, le Seigneur ». Plus tard, dans la même épître, il écrit qu’il ne cessait de rendre grâces à Dieu pour eux et qu’il priait pour eux. « Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus. » V. 4.

Jésus aimait ses disciples malgré le fait qu’ils étaient à ce moment-là très humains, au point de se quereller pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Il savait cependant qu’il y avait un fondement dans leur cœur et dans leur entendement sur lequel il pouvait construire. « Ne crains point, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » Lu. 12, 32. A de telles précieuses personnes, Jésus a pu adresser les paroles les plus magnifiques qui aient jamais été dites. Dans le « Sermon sur la montagne » les bénédictions jaillissent de son cœur. Puis il invite les disciples à passer par la porte étroite et à suivre le chemin resserré. Car c’est justement le chemin qui mène au bonheur qu’il avait en lui-même et qu’il annonçait.

Lorsque nous avons une foi vivante au fait que nous avons été élus en lui avant la fondation du monde, nous sommes vraiment heureux. « ...pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui. » Ep. 1, 4. Voilà à quoi nous sommes appelés ! Ayons une foi vivante en notre élection et réjouissons-nous dans le salut. Ceux qui sont passés par la porte étroite et qui sont devenus des disciples de Jésus-Christ, sont un don d’amour du Père à son Fils. Ils sont héritiers. Réjouissons-nous en espérance et fortifions-nous dans la foi en Dieu. « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » 1 Th. 5, 24.